Le grand déballage #2

En ce début de mois de mai, je poursuis ma réflexion autour des aliments en vrac et de l’intérêt (ou pas) des emballages. Oui, chacun ses petits travers….

Je vous proposais dans mon dernier article de vous équiper pour les achats d’aliments en VRAC (voir Le grand déballage #1 ). Parce que les emballages et suremballages nous encombrent: ils remplissent nos poubelles, ne servent qu’au transport du magasin à la maison et en plus, ils conditionnent les quantités que nous achetons et contribuent au gaspillage alimentaire.

Ce mois-ci, je vous propose de passer à l’action et d’acheter les aliments suivants en vrac:

  • céréales
  • légumineuses
  • fruits
  • légumes

Source: Consoglobe.com

Pourquoi ces aliments précisément ?

Les fruits et les légumes en vrac sont facilement trouvables. Ils sont parfois emballés individuellement ou lavés et prédécoupés dans le but de vous faire gagner du temps. En général, dans ce cas, vous perdez de l’argent parce que ça coûte plus cher que le vrac. A raison d’une barquette en polystyrène non recyclable + du film plastique pour fermer la barquette pour deux carottes en bâton ou un plastique toujours non recyclable pour un chou-fleur, le bilan carbone s’alourdit lourdement…

Les céréales et légumineuses emballés sont susceptibles d’être contaminés par des hydrocarbures. En effet, l’ONG Foodwatch a testé de nombreux aliments vendus notamment dans nos supermarchés français. Le résultat est sans appel : des traces d’huiles minérales (dérivées du pétrole) ont été retrouvées dans de nombreux aliments emballés dans du papier ou du carton recyclés :pâtes, riz, lentilles, couscous etc. Ces aliments sont d’autant plus souillés qu’ils restent longtemps en contact avec leur emballage. Foodwatch y a trouvé des hydrocarbures aromatiques (MOAH), suspectées d’être « cancérogène, d’altérer le patrimoine génétique et de perturber le système hormonal », tandis que les hydrocarbures saturés (MOSH) présents dans 9 produits sur 10 testés lors de cette étude, s’accumulent dans nos organes. Sympa. Pourtant, il s’agit d’emballages recyclés, comme quoi, le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.
Pour parer à cette contamination, il a été évoqué l’idée de mettre un plastique entre l’aliment et l’emballage. Bienvenue Suremballage !

En plus d’être contaminés, ces emballages nous sont facturés : ils représentent environ 20% du prix d’un produit, à cela s’ajoute le prix de la collecte et du retraitement des déchets. Oui, oui, nous payons ce que nous mettons directement à la poubelle.

Enfin, il est évident que la production et la fabrication des emballages nécessitent de l’énergie et beaucoup de matières premières.

Je vous rappelle qu’on parle toujours d’emballages de vente (qui contiennent directement le produit vendu)  et des emballages groupés (qui maintiennent plusieurs emballages de vente et leurs produits ensemble). Ca fait beaucoup de vices pour quelque chose qui va inéluctablement terminer à la poubelle ! Coût, santé, énergie, matières premières...

 

 

LA SOLUTION

Le vraaaaaac. Le vrac, le vrac, le vrac ! Oui mais où est-ce que je trouve céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac ?

Source: Mr Mondialisation

  • Le marché: fruits secs et frais et légumes en tout genre dans une ambiance foisonnante et conviviale
  • Les coopératives Biocoop sont les premières à avoir ouvert des rayonnages de vrac. Suivant les magasins, il n’y a pas forcément les mêmes aliments mais de manière générale on y trouve pâtes, riz, lentilles (vertes, corail…), haricots et fruits secs et frais et des légumes qui proviennent parfois du coin. Si vous avez de la chance, vous trouverez des pépites de chocolat en vrac (c’est chouette dans le bol du petit déjeuner !).
  • Les magasins bio en général se mettent au vrac, vous y trouverez certainement votre bonheur.
  • Le vrac a le vent en poupe, peut-être qu’une épicerie comme Day by Day ou la Recharge a ouvert près de chez vous ?

 

 

Et si vous ne savez pas où se trouve ces magasins autour vous, il y a une application pour ça : Consovrac, cette appli vous dit où trouver du vrac autour de vous, dans n’importe quel magasin, supermarché ou épicerie.

Le vrac va aussi permettre des faire des économies : à produits équivalents les aliments en vrac sont moins chers, puisque vous ne payez pas l’emballage.

Et vous pouvez n’acheter qu’une poignée de lentilles si vous avez prévu des lentilles dans la semaine plutôt que 500g ou 1K et vous retrouver avec un stock de lentilles pendant 6 mois, qui va vous prendre de la place inutilement.

Idem avec vos légumes: plutôt que prendre une barquette de courgettes, alors que n’avez besoin que de deux courgettes, cela vous évitera de les jeter parce que ça n’était pas dans vos menus de la semaine et qu’entre temps elles ont moisi.

 

 

J’ajouterais aussi le plaisir qu’il y a à se servir en vrac : choisir ses fruits, ses légumes, son riz complet ou semi-complet… J’adore inspecter mes pommes ou mes courgettes pour qu’elles correspondent à ce que je veux en faire ou sentir glisser mes flocons 5 céréales dans mon sac à vrac avant de les mettre dans mon bocal. Je me sens plus en phase avec la nourriture et moins manipulée par le marketing.

Ce même plaisir se prolonge dans la cuisine au moment de préparer le repas, parce que j’ai choisi mes aliments pour ce qu’ils étaient réellement et pas grâce à la blague sur l’emballage !

 

BILAN:

  • Vous pourrez réduire de 40% le  contenu de votre poubelle
  • Vous allez faire des économies en achetant la juste quantité au prix juste
  • Vous participerez à la réduction du gaspillage alimentaire
  • Vous allez découvrir de nouvelles légumineuses
  • Vous aurez (peut-être) des pépites de chocolat en vrac !

Et vous ? Avez-vous commencé votre transition vers le vrac ? Comment ça se passe ? N’hésitez pas à raconter votre expérience en commentaire !

 

 

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Le grand déballage #1

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Après s’être fait oublié quelques années, le vrac revient en grandes pompes ! Ca tombe bien, puisqu’on aimerait continuer à réduire notre empreinte carbone, se libérer de quelques emballages devrait convenir à notre affaire. Pour l’éco-solution de mars, je vous propose de nous intéresser de plus près aux emballages et suremballages et de commencer à nous équiper pour accueillir le mois prochain quelques victuailles en vrac.

Mais tout d’abord, je me suis demandé pourquoi le vrac a-t-il disparu ? Avant les années 60, c’était l’avènement du vrac, les petits commerçants étant les seuls distributeurs des denrées alimentaires, la plupart vendaient céréales, fruits, légumes, lait, fromages, viandes etc. en vrac. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’en mai 1957, un magasin d’un nouveau genre a ouvert à Paris : La Grande Epicerie Bardou. Ce premier supermarché français s’est interrogé sur le libre-service: comment rendre accessible les denrées alimentaires et autres, en grande quantité et en accès libre sur les étalages ? En les emballant individuellement pardi ! En prêtant en plus à cet emballage des vertus conservatrices et hygiéniques, cartons et plastiques sont devenus fantastiques !

On peut distinguer différents types d’emballages:

  • l’emballage de vente : celui de vos pots de yaourt par exemple ou le sachet plastique qui entoure votre kilo de nouilles. Ou encore le sac plastique qui emballe individuellement votre mangue.
  • l’emballage groupé: c’est le carton qui regroupe vos huit yaourts ou le plastique qui vous permet d’acheter trois paquets de nouilles en promotion. C’est aussi celui qui regroupe dix paquets de riz pour faciliter la mise en place sur les étalages.
  • l’emballage de transport : il s’agit de celui qui permet de passer de l’usine au distributeur, de permettre la manutention du produit. Celui-ci, en tant que consommateur, nous n’avons pas d’influence dessus.

Les emballages qu’il nous intéresse de réduire ou d’éliminer sont donc les emballages de vente et les emballages groupés. Ces derniers peuvent aussi être nommés suremballages. Ce sont ceux qui envahissent nos poubelles à hauteur de 40%.

 

 

L’emballage groupé ne nous sert que pour emmener notre produit du magasin à la maison : arrivés à destination, nous nous empressons de jeter ce suremballage. Avec un peu de chance, il est en carton et sera recyclé mais s’il est en plastique, il viendra seulement alimenter les ordures ménagères.

Quant à l’emballage de vente, il nous permet d’avoir des doses individuelles. Il y a deux points qui me posent problème :

  • Les industriels proposent des aliments, emballés dans un premier emballage puis emballés ensuite individuellement comme le sont souvent les gâteaux. Le prétexte est de faciliter la vie du consommateur qui n’a qu’à glisser dans son sac sa (microscopique) portion de gâteau, ou barre de céréales par exemple. Tous ces emballages génèrent énormément de déchets.
  • Le deuxième point qui m’ennuie : les aliments sont vendus dans une quantité que l’industrie a choisi pour nous: si nous voulons moins, nous nous retrouvons avec plus et si nous voulons plus, nous achetons deux fois le produit proposé alors que nous n’avions pas besoin d’autant. Pas si pratique que ça finalement. Ni économique.

Mais voilà, c’est comme ça, nous nous sommes habitués aux quantités proposées et adaptés à l’offre que nous avions. Mais si c’était l’inverse ? Et si nous faisions à nouveau entrer en ligne de compte notre super pouvoir (mais de quoi elle parle ??).  M’enfin, vous savez : votre porte-monnaie, le flouze power quoi. Vous connaissez la chanson : en tant que consommateur, nous choisissons ce que nous voulons acheter. Et je vous propose d’investir dans le vrac. Tadaaaaam !

LA SOLUTION

Le vrac, ce sont ces rangées de bacs et de trémis que l’on trouve dans des coopératives bio, des épiceries de vrac, les marchés et même certains supermarchés. Céréales, légumineuses, oléagineux, fruits, légumes, gâteaux, vins, huile… la plupart des aliments que nous consommons peuvent se retrouver en vrac. On se sert dans un récipient qu’on nous met à disposition ou qu’on a apporté, on choisit la quantité que l’on souhaite, on pèse, on paye et nous voilà repartis ! Simple comme bonjour.

 

Source: Zéro waste France

 

En plus, nous pouvons choisir la quantité dont nous avons besoin.

En plus, nous sommes en contact direct avec le produit, nous choisissons le produit pour ce qu’il est, pas parce qu’il y a une blague drôle sur le packaging.

 

 

Alors, ce mois-ci, je vous propose de nous équiper pour recueillir nos aliments en vrac que ce soit pour le transport ou la maison. Pour avoir un objectif que nous tiendrons dans le temps, ciblons ces aliments: les céréales, légumineuses, fruits et légumes (frais ou séchés). C’est un bon grand premier pas.

DU MAGASIN A LA MAISON: LES SACS A VRAC

Les sacs à vrac peuvent avoir différentes tailles, selon qu’ils servent aux céréales ou aux légumes. Nous les remplissons dans notre magasin de vrac et nous repartons avec, les lavons et les réutilisons pour les prochaines courses.

Vous pouvez les acheter, les fabriquer, les customiser… Les sacs sont pratiques pour les céréales, les fruits secs, les fruits, les légumes…tout ce qui est sec. Ca tombe bien pour cette première étape c’est parfait. J’ai trouvé les miens en magasin bio, mais il y en a partout sur le web ou dans votre fournisseur de vrac.

Si vous les fabriquez, vous pouvez prendre un tissu de récup’, le plus léger possible. Si votre tissu est un ancien rideau par exemple et que vous êtes soucieux du poids qu’il pèse, vous pouvez le noter quelque part dessus pour que les commerçants le déduise ensuite.

 

LE STOCKAGE A LA MAISON

Comment stocker ensuite les produits que nous avons acheté en vrac ? Vous pouvez récupérer des bocaux chez Emmaüs, en brocante, ou les acheter et collectionner les jolies boîtes en métal, dans lesquels vous mettrez vos aliments. La taille dépend de votre consommation de ces aliments.

 

 

Commencer par s’équiper, c’est aussi débuter par une prise de conscience, prendre le temps de réfléchir à la place que ces emballages prennent dans notre poubelle. Prendre le temps de trouver les contenants qui nous plaisent, les customiser, pourquoi pas en profiter pour réorganiser les étagères, les tiroirs de la maison… Passer au vrac c’est un vrai plaisir, si si vous verrez !

En avril, nous passerons à la seconde étape de cette éco-solution : acheter des céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac et trouver où les acheter !

Et vous, avez-vous commencé à vous équiper pour le vrac ? N’hésitez pas à me raconter votre expérience en laissant un commentaire !

 

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Poser une ancre dans le sable…

Pendant ma grossesse, l’année dernière, je souhaitais vivement trouver des cours de préparation à l’accouchement qui répondent à mes angoisses sur le jour J. J’avais pensé à l’haptonomie, indiqué « Pour des couples qui se sentent prêts à développer une écoute perceptive très fine de leur bébé » d’après Attendre bébé…autrement de Catherine Piraud-Rouet et Emmanuelle Sampers-Gendre, qui m’a fidèlement accompagné du deuxième trimestre jusqu’à la naissance de ma Libellule. De cette manière, le papa pourrait communiquer davantage avec ce bébé que je ressentais déjà si profondément. Mais je n’ai pas trouvé de séances d’haptonomie proche de chez moi, seulement sur Paris et je n’avais pas envie d’avoir à prendre les transports à la fin de mon troisième trimestre.
Ma sage femme, (une femme formidable, très à l’écoute) m’a proposé des séances en petit comité: trois mamans et les papas qui le souhaitaient, en gardant le même groupe jusqu’à la fin des séances. J’ai donc opté pour ces cours, que je préférais à ceux plus impersonnels donnés à la maternité. Malgré le côté intimiste de ces moments, j’avais aussi envie de profiter pleinement de cette grossesse, j’étais heureuse et je voulais profiter de chaque instant, capturer ces moments uniques pour les garder en moi.
C’est en recherchant des livres pour m’accompagner dans mes questionnements que je suis tombée sur le livre de Nancy Bardacke : Se préparer à la naissance en pleine conscience. Je n’avais pratiqué la méditation qu’une fois très fugace dans un environnement bruyant et n’en avais pas vraiment compris les bienfaits. Cependant, j’étais à ce moment charnière de ma vie, et je voulais vivre chaque instant avant qu’il ne m’échappe. Je suis aussi très sensible à la communication non-violente et la méditation de pleine conscience y est souvent associée.
J’ai donc acheté ce livre, très motivée. Il s’agit du programme MBCP (Mindfulness-Based Childbirth and Parenting) en 9 semaines, pour nous accompagner dans nos sensations, nos sentiments, nos questionnements vis à vis de l’accouchement, la gestion de la douleur le jour J et je l’ai compris plus tard: à nous préparer aussi à la vie de parents.

Nancy Bardacke accompagne un groupe de huit couples de parents et nous immerge dans ses séances, qu’elle donne une fois par semaine pendant trois heures environ. Nous suivons ces couples dans leurs cheminements tout en apprenant en même temps qu’eux des exercices de pleine conscience, entre respiration, yoga et méditation.

J’ai lu une première fois le livre en entier, comme conseillé, avant de me lancer au sixième mois de ma grossesse.
Au commencement, on nous propose de cultiver des attitudes pour aborder la méditation et favoriser notre bien-être :
– l’esprit neuf du débutant
– le non-jugement
– la patience
– le non-effort
– la confiance
– l’acceptation
– le laisser « être »
– la bienveillance

Chaque semaine de nouveaux exercices sont proposés de manière progressive, nous apprenant à faire de la respiration notre alliée en toutes circonstances. J’ai donc appris à prêter attention à des moments précis, à me recentrer sur les sensations de mon bébé en train de bouger et à en profiter pleinement. J’ai pratiqué des « scans corporels« : il s’agit de porter son attention sur chaque partie de son corps et de prendre conscience de nos sensations sans chercher à les modifier….

Il y a de multiples autres exercices mais ceux-ci sont ceux qui m’ont le plus marqués. J’y ajouterai aussi tout le travail autour de la douleur: en apprenant à poser des mots sur les sensations que nous pourrions ressentir le jour de l’accouchement, rend la douleur plus abordable. Parler de brûlures, tiraillements, pression m’a permis de mieux appréhender la naissance. J’avais très peur de l’accouchement, en partie à cause de la douleur qui m’était inconnue. Grâce aux différents exercices de pleine conscience, associés aux cours de ma sage-femme, j’ai trouvé différents mécanismes qui m’ont permis d’avoir moins peur pour le jour J.

Je n’ai pas fait tous les exercices avec une régularité exemplaire jusqu’au bout, mais de la fin du deuxième trimestre à l’accouchement, j’ai pratiqué la méditation tous les jours. Je peux vous dire franchement que ça a complètement bouleversé ma notion du temps.

Alors vous allez me demander quel est le rapport avec la choucroute, et je vais vous répondre.

Ne penser qu’à sa respiration. Petit à petit, je me suis imaginée en pleine mer, mais pas trop loin non plus hein, que je puisse vite retrouver mes proches. L’horizon à perte de vue, pas de limite, un ciel bleu et le soleil doux. La respiration était comme une ancre qui venait s’inscrire dans le sable au fond de l’eau, pour me stabiliser.
On apprend dans ce livre à compter sur sa respiration, parce qu’elle est toujours là, quel que soit le contexte. En pleine tempête, on peut prendre le temps d’inspirer, puis d’expirer, de poser son ancre au fond de l’eau pour prendre un temps pour soi, sortir d’un trop plein d’émotion avant d’affronter une situation. Ce qui permet de prendre du recul, de relativiser et d’observer nos pensées, qui ne sont « que » des pensées. Et surtout, ça permet d’être pleinement présent dans cet instant. Pas en train de préparer mentalement la journée de demain, ni de ressasser la demande invraisemblable au boulot ou de planifier un rendez-vous dans votre agenda overbooké. Non, vivre en pleine conscience c’est reprendre la maîtrise de votre temps, c’est choisir ce que vivez et en profiter à fond.

La métaphore de la vague me suit chaque jour depuis : je m’explique. Les contractions sont comme une vague : elles vont et elles viennent, pendant un temps elles sont là (environ une minute), on est en haut de la vague, pendant un autre, il n’y a pas de douleur, nous sommes en bas de la vague. Si pendant le temps où on n’a pas mal, on ne pense qu’à la contraction qui arrive, alors, on ne récupère pas, on ne profite pas de ce vrai moment de pause. On est alors en souffrance tout le temps, à alterner douleur et appréhension de la douleur. On peut aussi choisir de profiter de ce moment de pause pour respirer, profiter, se détendre, pour mieux supporter ensuite le moment difficile de la contraction. Dans la vie, cette vague s’applique chaque jour, notamment dans notre nouvelle vie de parents: parfois, nous sommes déboussolés, épuisés par les pleurs de notre Libellule que nous ne parvenons pas à calmer malgré toute la bienveillance que nous lui portons. Mais la plupart du temps, ce sont des sourires, des rires, des câlins, des jeux et profiter pleinement de ces moments de partage nous donne plus de force pour surmonter ceux qui sont plus difficiles.

Alors quand on me répète jour après jour:  » ça passe trop vite » en parlant de ma Libellule ou de tout autre chose, je souris bêtement parce que expliquer tout ce que je viens de raconter serait trop long. Mais en fait ça va, si je sens que le temps m’échappe, que j’ai la tête dans le guidon ou que je suis en train de paniquer, il y a toujours un moment où je me souviens que je peux appuyer sur pause. Je peux prendre de grandes respirations, même pour trois respirations, poser mon ancre dans le sable et prendre du recul, ou profiter de l’instant présent suivant mon besoin.

Et vous, quels sont vos astuces pour profiter pleinement du moment présent ? De votre quotidien ?

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Moins mais mieux: la viande

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Pour notre second volet au sujet de l’alimentation,  j’ai choisi de vous parler de… (roulement de tambour) la viande ! Elle a la première place sur le podium de l’empreinte carbone que nous cherchons à réduire. En effet, l’élevage émet à lui seul environ 14% des émissions de gaz à effet de serre. La viande, c’est un sujet qui hérisse un peu les poils parce que c’est un héritage culturel: la cuisine traditionnelle est essentiellement composée de viande: boeuf bourguignon, blanquette de veau, poule au pot etc. Alors, il y a ceux qui freinent des quatre fers, ceux qui ont choisi de ne plus en consommer du tout et il y a ceux qui ont décidé de réduire leur consommation en choisissant soigneusement la viande mangée. Je vous propose de vous lancer sur la voie de cette troisième catégorie. Mais tout d’abord, pourquoi ?

L’ELEVAGE INDUSTRIEL

L’élevage industriel appelé aussi élevage intensif est dans une logique productiviste : l’important c’est le rendement. On enferme un maximum d’animaux dans un espace restreint pour produire plus, plus vite. L’idée c’est d’optimiser, au détriment de la qualité et de l’environnement.

La ferme s’est donc transformée en usine et les plaines fertiles en champs de céréales transgéniques destinés à nourrir les animaux que nous mangerons ensuite. On importe considérablement  ce qui nécessite beaucoup de transports et d’énergies fossiles. Savez-vous que 50% des céréales et légumes cultivés sur Terre sont destinés à l’élevage ? Pour répondre à la demande, on augmente progressivement les surfaces en grignotant par exemple la forêt Amazonienne pour planter du soja transgénique destiné à l’élevage (cela 91% de la déforestation Amazonienne, bien pire que l’huile de palme !) . Donc, on substitue une partie du poumon de notre planète pour nourrir les bêtes que nous mangerons, ensuite tout en mettant en danger la biodiversité et en augmentant l’érosion des sols. Est-il nécessaire de dire que nous marchons sur la tête ? La majorité des ces cultures étant en agriculture intensive, les pesticides et l’eau sont utilisés à gogo détériorant les sols et les nappes phréatiques.

Les usines d’animaux se multiplient, après la ferme des mille vaches, il y a aussi la porcherie des quinze mille porcs dans la Marne, ou des deux cent cinquante mille poules pondeuses dans la Somme. Entretenir autant de bêtes dans un si petit espace nécessite quelques soins particuliers : il faut beaucoup d’eau pour nettoyer les sols en béton et des antibiotiques en prévention pour éviter les risques sanitaires. Sans compter les déjections  susceptibles de polluer en répandant des nitrates et des phosphates. Quant au bien-être animal, il est inexistant : très peu d’espace pour se déplacer, peu voire pas de lumière du jour. Puisqu’il faut du chiffre, on ne fait pas dans la dentelle.

Pour 1kg de viande de… Source: www.consoglobe.com

C’est vertigineux, si on réfléchit deux secondes : « Tiens, ce midi je mangerais bien un rôti de porc, j’ai une petite recette pas piquée des hannetons qui demande deux heures de cuisson à basse température que je te ferai bien goûter. Tu m’en diras des nouvelles ! « . Sauf que voilà, votre rôti de porc provient d’un de ces élevages. Moi, je trouve qu’il en perd de sa saveur (déjà qu’il ne doit pas en avoir beaucoup !), c’est dommage d’avoir pris le temps d’aussi bien le cuisiner alors qu’il y a de grandes chances qu’il vienne d’un de ces élevages. Pierre Rabhi a d’ailleurs dit à ce sujet que « des protéines issues de la souffrance animale sont forcément nocives pour nous ».

D’ailleurs, le problème en supermarché, c’est que souvent, il est difficile de connaitre la provenance de la viande. Le collectif « Viande de nulle part » en a fait un combat et va régulièrement coller des étiquettes sur les barquettes de viande dont l’origine est inconnue.

Heureusement, grâce à notre porte monnaie, on peut reprendre  le pouvoir sur le contenu de notre assiette et lutter contre l’élevage industriel ! On réduit considérablement notre empreinte carbone, ce qui est bon pour notre planète !

LA SOLUTION

Comme il faut bien commencer quelque part, je vous propose de réduire votre consommation de viande à une fois par jour. « La vérité sur la viande » : ouvrage collectif de scientifiques, politiques et journalistes nous informe qu’une famille de 4 personnes qui mangent un steak « cela équivaut à peu près en termes d’énergie à conduire une voiture pendant trois heures en laissant toutes les lumières allumées chez soi« . Si vous faites attention à votre consommation électrique, remplacer un steak par des protéines végétales n’est pas un pas si compliqué à sauter. Toujours dans « La vérité sur la viande » on apprend que  » Si les américains se privaient de viande un jour par semaine, ils épargneraient l’équivalent, en émission de gaz à effet de serre, de 46 millions d’allers-retours New-York Los Angeles en avion ». Bon allez, on est d’accord, on peut faire un effort ?

Pour ma part, j’ai choisi de manger végétarien le midi et de manger de la viande le soir. Lorsque j’ai commencé ce défi, il y a un an, je me suis aperçue que les lardons, le jambon, les nuggets, les rillettes et le saucisson étaient aussi de la viande. Oui, personne n’est parfait, pour moi c’était des basiques de mon quotidien : que ce soit dans les poêlées, les quiches ou les gratins, il était évident que j’allais y ajouter des lardons ou du jambon. J’ai dû désapprendre ce réflexe et découvrir comment cuisiner des plats végétariens avec des protéines végétales. C’est à dire cuisiner plus de légumineuses (pois chiches, haricots rouges, blancs, lentilles…), de céréales complètes et d’oléagineux (noix, noisettes, graines de tournesol…).

D’autre part, autant choisir soigneusement la viande que nous allons manger. En dehors de l’élevage industriel, il y a les petits producteurs et petites fermes à taille humaine qui prennent soin de leurs bêtes, tout en préservant la biodiversité (respect des alternances des champs entre repos et pâture, diversification des céréales) et soignent les animaux avec moyens naturels ou homéopathiques. Je vous vois déjà faire les gros yeux « oui, mais tu as vu le prix de la viande ?? ». C’est tout l’intérêt de n’en manger qu’une fois par jour voire moins. Quand j’en mange au moins je sais d’où elle vient. Je dois cependant encore faire des efforts sur le jambon, nuggets et cordon bleu qui sont industriels, surtout que les deux derniers ne sont pas compliqués à faire maison. Chacun va à son allure, le tout c’est d’avancer !

Mon plus gros déclic au sujet de la qualité de la viande c’est lors de mon voyage au Japon en 2015. Les viandes que j’ai dégustées là-bas étaient à tomber: poulet, porc, boeuf… elles étaient toutes délicieuses, avec un vrai goût. Quand je suis rentrée, je n’avais plus envie de piocher dans les grosses barquettes en polystyrène en promotion avec 20 cuisses de poulets insipides.

En choisissant leurs produits, nous les incitons aussi à produire tout en étant respectueux de l’environnement. C’est toujours la même histoire : nous choisissons où l’argent de notre porte monnaie va.

BILAN

  • Deux fois moins de viande locale, bio permettrait de réduire de 36% les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole et de 8% les émissions totales
  • La biodiversité est préservée si nous choisissons les petits producteurs
  • Des fortes économies en eau, transport et énergie
  • Nous participons à l’économie locale
  • Notre alimentation est plus diversifiée
  • La viande que nous mangerons sera bien meilleure

Alors, vous vous lancez ? Vous avez déjà commencé ? N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaires !

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Tout contre toi

Aujourd’hui, je vais m’écarter un peu des éco-solutions (mais pas tant que ça) pour vous parler un peu de moi, un peu de nous… Je suis maman depuis deux mois et demi maintenant et je découvre cette nouvelle vie avec un plaisir que je n’aurais pas soupçonné avant.

Avant l’accouchement, j’ai participé à un atelier de portage. Après 9 mois passés dans mon ventre, je n’imaginais pas ma Libellule ailleurs que tout contre moi. Besoin de proximité, que mon bébé se sente en sécurité, une façon de partager qui je suis aussi en l’emmenant partout où je vais. Je souhaitais savoir dans quel type d’écharpe j’investirai, comment porter mon bébé et être à l’aise avant le jour J. C’est un atelier en deux parties : la première pour découvrir le portage et les différentes formes, matières qui existent, apprendre un premier noeud pour débuter. La seconde partie est pour apprendre d’autres noeuds, ajuster avec le bébé qui est né. Je n’ai pas encore été au deuxième atelier qui aura lieu à la fin du mois.

En plus d’une très belle rencontre, j’y ai appris ce qu’était concrètement le portage physiologique, l’importance que l’écharpe ou le porte-bébé respecte le corps de l’enfant et du porteur. Ca m’a plu : on pouvait donc porter tout en se respectant mutuellement. (Pour plus d’information : www.portersonenfant.fr  ou sur jeportemonbebe.com/faq/les-interets-de-porter-son-bebe).

J’ai craqué pour une écharpe Osha en taille 5, mon compagnon, plus grand en a acheté une en taille 6. Leur prix est élevé mais elles sont tout simplement sublimes et très confortables ! Il existe beaucoup de matières et mélanges de matières différentes, pendant l’atelier, on nous a conseillé le coton, le coton + lin, le coton + chanvre ou le coton + soie pour l’été puisque c’est plus léger.

Je l’ai utilisée pour la première fois en sortant de la maternité, c’était comme un prolongement du cocon de notre chambre. Elle était tout contre moi, nous partagions notre chaleur, elle me rassurait un peu et elle s’est endormie.

Au début, je mettais l’écharpe surtout pour les balades dehors, puis j’ai commencé à la porter lorsque ma Libellule pleurait à la maison. Puis, quand elle était en demande d’attention et que j’étais en cuisine ou occupée. Puis, pour notre plaisir.

Depuis, je la porte un peu, beaucoup chaque jour. Je lui raconte ce que je fais. Elle me regarde, elle observe autour d’elle avec ses grands yeux curieux.

Elle s’endort contre moi. Se réveille contre moi. Elle se blottie contre moi, elle est bien, je suis bien.

Quand je lui propose l’écharpe, elle me sourit.

Alors, je la prends contre moi, parfois en peau à peau, elle me donne de l’énergie, de la tendresse, de l’amour. Je lui donne de l’amour, du bien-être, de la confiance en elle. Nous remplissons notre réservoir à câlins. Une bulle de partage, un cocon doux et rassurant pour démarrer sa vie…

 

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Dans la sphère de l’intime

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

En ce début d’année, je me suis associée à un collectif de blogueurs qui vont chacun proposer des éco-gestes pour être plus respectueux de la planète. A l’origine de cette initiative géniale : Marie du blog mamanyoupie.com.
Vous pouvez retrouver les blogueurs sur ce groupe Facebook : Défi Green Blog: Les blogueurs s’engagent !

Pour ce nouveau défi, je vous propose de vous plonger un peu dans la sphère de l’intime en parlant protections périodiques. Pour commencer cette nouvelle année, autant se sentir bien jusque dans nos culottes et parlons-en franchement !

Chaque mois, nos corps de femmes se préparent à donner la vie grâce à cette capacité magnifique d’engendrer un petit être…Et si nous n’avons pas été fécondée, nous avons nos règles. Depuis l’Antiquité, chaque peuple se protège différemment : les égyptiennes utilisaient des bandes ouatées, les japonaises des papiers, les romaines de la laine et nos grands-mère des protections en chanvre pliées. Aujourd’hui, en Amérique Latine, le sang est reversé à la terre pour que le cycle nourricier ne soit pas rompu.

Pourtant, nous avons pour habitude de cacher les règles, nous en avons tellement honte qu’on n’ose même pas les nommer : la mauvaise semaine du mois, les anglais débarquent, c’est la semaine tu-sais-quoi… on est pourtant loin d’un Voldemort ! Dans les publicités pour protections hygiéniques, elles sont même remplacées par un liquide bleu ! Justement, je vous propose en ce début d’année de renouer avec la conscience de nos cycles en nous intéressant de plus près à nos protections périodiques… On ne se sent pas vraiment au top à ce moment alors autant prendre soin de soi. Quelles réponses les industriels nous proposent-ils aujourd’hui ?

 

 

LES TAMPONS ET SERVIETTES HYGIENIQUES

COMPOSITION

–> les tampons sont composés d’un mélange de coton et de viscose, ainsi que d’une série d’autres composants non spécifiés sur les emballages :

  • aluminium
  • additifs de parfum → ils sont destinés à cacher les mauvaises odeurs de la macération du tampon dans notre intimité
  • pesticides → la culture du coton non biologique nécessite beaucoup de pesticides et d’eau (pour plus d’informations, voir mon article sur le coton à ce sujet)
  • chlore → le processus de blanchiment au chlore est très controversé : il réagirait avec la viscose pour former des dioxines. Les dioxines sont considérées comme une substance cancérigène par l’OMS. Elles pourraient induire endométriose, dysfonctionnement ovarien, problèmes pour mener une grossesse à terme ou de fertilité.

 

–> les serviettes hygiéniques ont les mêmes travers auxquels on peut ajouter:

  • les cristaux polyacrylate de sodium, ce gel super-absorbant vanté par les publicités que l’on retrouve aussi dans les petits sachets blancs qui absorbent l’humidité dans nos sacs à main neufs. Ce polymère chimique peut absorber jusqu’à 800 fois son poids en eau.

DECHETS

  • Chaque tampon et chaque serviette hygiénique sont emballés dans un petit film plastique
  • Certains tampons ont en plus un applicateur en plastique
  • Les tampons et les serviettes sont regroupés dans une boîte en carton
  • Une femme utilise plus de 10 000 protections hygiéniques au cours de sa vie. Les tampons et serviettes ne sont pas recyclables. Imaginez que chacune de ces protections terminent soit dans une décharge, est incinérée ou est jetée dans la nature. Le nombre de ces déchets est vertigineux…
  • La fabrication de ces petits tampons et serviettes utilisent eau, énergie et transport en abondance

EFFETS SECONDAIRES

  • Les tampons provoquent des sècheresses vaginales : toutes nos sécrétions et la flore intime qui nous protègent des germes pathogènes sont absorbées (il serait dommage d’attraper un rhume de vagin !)
  • Les tampons et serviettes macèrent contre notre intimité et dégagent de mauvaises odeurs
  • On ne parle pas du syndrome du choc toxique (SCT) expliqué dans le mode d’emploi de toutes les boîtes de tampons et qui a explosé ces dernières années en France alors qu’il avait presque disparu.
  • Les tampons provoquent des micro coupures qui deviennent des irritations

 

SOLUTIONS

LA COUPE MENSTRUELLE OU CUP FEMININE

Source: http://www.easycup.fr/

J’ai découvert il y a deux ans la merveilleuse et bien nommée coupe menstruelle ou cup féminine. Ma nouvelle meilleure amie pendant mes règles. Le principe : c’est une coupe en forme de tulipe, prolongée par une tige, une boule ou un anneau. On l’insère dans son vagin, elle recueille le sang et on la vide régulièrement dans les toilettes. Elle est composée de silicone et se garde environ 10 ans.

Pour moi, ça a été une ré-vé-la-tion ! Il y a tellement d’avantages que plus jamais je ne remettrai un tampon, l’idée me parait tellement désagréable !

  • Plus de sécheresse vaginale, mon vagin respire enfin librement !
  • Plus de mauvaises odeurs puisqu’il n’y a pas de macération, je réitère : mon vagin respire !
  • Plus de pénuries de tampons : la cup, on l’achète une fois et on la garde pour les 10 années à venir
  • Elle se garde jusqu’à 12 heures
  • On peut la mettre à la piscine, elle ne se gorgera pas d’eau comme un tampon !
  • Plus de lésions sur notre paroi vaginale
  • On ne la sent pas

 

Pour l’entretenir, c’est très simple : on la stérilise dans l’eau avant de l’utiliser au début du cycle, on la vide environ toutes les 12 heures (oui oui !), on la nettoie à l’eau ou avec du papier toilette ou avec une lingette biodégradable (qu’on jette bien dans la poubelle, sinon vous allez faire pester les employés des stations d’épuration).

Alors oui, l’idée, c’est d’être un minimum à l’aise avec votre corps, puisque vous insérez les doigts dans votre vagin et vous pincez la coupe (pour faire un appel d’air ) pour la retirer. Mais, vous pouvez vous entrainer avant pour être plus à l’aise par exemple.

La cup coûte entre 25 et 30€, c’est un investissement au départ mais si l’on compte entre 3 et 5 € la boîte de tampons, vous rentrerez vite dans vos frais.

Le site d’EasyCUP est une vraie mine d’informations si besoin: http://www.easycup.fr/index.php

Si vous n’êtes pas convaincues, vous pouvez aussi regarder cette vidéo très réussie :

 

LES SERVIETTES HYGIENIQUES LAVABLES

Si vous êtes plutôt des adeptes des serviettes hygiéniques, sachez qu’il en existe des lavables. En plus, elles peuvent être très jolies… Elles se clipsent sous la culotte pour rester bien en place et se lavent avec votre linge.

Je pense par exemple aux serviettes PLIM qui sont fabriquées en France dans de très jolis tissus bio qu’on peut choisir à l’achat. L’inconvénient, c’est leur prix un peu élevé, mais comme la cup, c’est un investissement une fois.

Pour les as de la machine à coudre, il existe des tutos pour les fabriquer soi-même.

Je suis une inconditionnelle de la cup, je n’ai pas de serviette, mais si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

 

BILAN

  • Si vous optez pour la cup, vous ne jetterez qu’une cup tous les 10 ans ou après votre accouchement (changement de taille) au lieu des tampons/serviettes + les emballages multiples –> beaucoup beaucoup moins de déchets
  • Vous pouvez aider les entreprises françaises en choisissant des protections fabriquées en France
  • Il y aura beaucoup d’eau économisée pour la culture du coton
  • L’énergie générée par la fabrication des cups et serviettes lavable est moindre que tous les tampons et serviettes
  • Votre porte monnaie sera content : plus de boîtes de tampons/serviettes à acheter chaque mois, de grandes économies à la clé !

Un bilan très positif pour ce défi de début d’année, et vous ? Comment vous protégez-vous ?

Sources: consoglobe.com
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