Coup de coeur: zoom sur Superfood de Jamie Oliver

Il y a quelques mois, F. m’appelle depuis le salon et me dit : « viens voir, il y a un cuisinier à la télé qui cuisine un peu comme toi, il utilise de la banane pour sucrer naturellement et faire une pâte pour le pain perdu ». Je suis sortie de la cuisine où j’étais encore fourrée et là, véritable coup de coeur !

Je découvre l’émission de Jamie Oliver, Superfood.

Il a entrepris un tour du monde en allant dans des contrées où ses habitants vivent longtemps et en bonne santé : Costa Rica, Japon, Grèce… Il rencontre des familles, partage la préparation d’un repas et mange avec eux autour d’une table très conviviale dans le but de comprendre ce qu’il y a dans leur assiette et qui leur fait du bien. J’adore l’idée. On le suit dans son tour du monde, dans ses échanges sur les ingrédients qui pourraient contribuer à leur longévité. Ce sont les fameux superaliments….

Qu’est ce qu’un super aliment ?

Les supers-aliments sont des fruits, légumes, graines, algues qui ont une teneur en nutriments supérieure aux autres aliments. La liste est non exhaustive et varie en fonction des sources mais on retrouve par exemple les graines de chia, la spiruline, le curcuma, les céréales complètes ou encore la grenade.

Par exemple lors de son voyage, Jamie Oliver a pu rencontrer les graines de sésame, les haricots azuki ou encore des algues dans la cuisine de personnes particulièrement âgées. J’en parle aussi dans mon article sur Comment introduire le végétal dans son assiette, je les utilise en topping dans mon petit déjeuner ou dans mes plats.

Sans se focaliser uniquement sur eux, c’est une bonne idée de penser à les introduire petit à petit dans nos repas. Cela nous fera forcément beaucoup de bien !

 

Superfood de Jamie Oliver

Le livre se présente en plusieurs parties : tout d’abord il y a 30 recettes pour chacun des types de repas : petit déjeuner, déjeuner, dîner. On trouve ensuite des idées pour les en-cas et des boissons parfumées. Je peux vous dire que ça met l’eau à la bouche ! Les recettes sont toutes plus colorées et gourmandes les unes que les autres. A chaque recette est indiqué la quantité de calories (moins de 400kcal pour le petit déjeuner, environ 600 kcal pour le déjeuner et le dîner et 100 kcal pour les en-cas). On retrouve aussi le détails des lipides, lipides saturés, protéines, glucides, sucres et fibres pour chaque recette.

L’idée principal de son livre c’est de modifier petit à petit certains plats que nous mangeons pour comprendre comment cuisiner des plats délicieux tout en faisant le plein de nutriments. Je dois vous dire que je totalement conquise par sa cuisine, qui est vraiment généreuse.

Voici quelques types de plats que j’ai réalisé :

 

Les petites verrines de fruits, graines de chia & lait de noisettes

 

Pain perdu aux fruits rouges, pistaches, yaourt, miel & cannelle

Laksa de courge rôtie, poulet, citronnelle, cacahuètes & riz

Samosas savoureux, boeuf, oignon & patate douce

Mais aussi …

Muffins de patate douce, piment, fromage & graines

Carbonara version light, lard fumé, petits pois, amandes & basilic

Sur chaque page, sous le titre, nous avons une information sur les apports d’un aliment de la recette. Ça permet petit à petit de comprendre l’intérêt nutritif de tel ou tel ingrédient.

Le temps des recettes est variable: il y en a pour tous les goûts et tous les temps : 20min à 1h30 en moyenne, il s’agit d’une fourchette large !

Au niveau des ingrédients, il est parfois nécessaire d’adapter. Par exemple, Jamie Oliver est fan de cottage cheese, papadum ou piments frais. Pour les deux premiers, je ne les trouve pas en supermarché, alors je remplace par un fromage frais crémeux et pour les papadums je n’ai pas encore trouvé de solutions. Pour le troisième, ce n’est pas toujours la saison, donc je remplace souvent par du tabasco ou du piment en poudre.

Les pages annexes

La seconde partie du livre est consacrée à la thématique « Bien vivre ». On y trouve une multitude d’informations sur la composition idéale de notre assiette, les lipides, les glucides, les produits laitiers etc. Il est partisan des légumes bio et de la pêche durable.

On y trouve également des doubles pages avec des photos extraites de ses voyages et quelques mots sur ses rencontres. J’aurais bien aimé en avoir davantage, c’est ce que j’avais beaucoup aimé dans ses émissions !

Ce livre m’inspire chaque semaine lorsque je prévoie mes menus. Il faut dire aussi qu’il est convaincu, débordant d’enthousiasme et qu’avec lui tout est « delicious« .

Dans l’optique de trouver un équilibre alimentaire plus sain, sans que ce soit au détriment de l’environnement tout en gardant un côté gourmand et agréable, ce livre est un parfait compagnon !

*Et vous, vous connaissez la cuisine de Jamie Oliver ? Suivez-vous des cuisiniers inspirants ? **

Crédit photo de couverture : Edgar Castrejon pour Unsplash
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Notre petite histoire de lit au sol – inspiration Montessori

A la naissance de notre Libellule, j’ai recherché sur Le bon coin une jolie chambre classique pour les bébés : lit à barreau, commode avec table à langer et armoire. Elle était mignonne comme tout avec ses animaux gravés dans le bois, il y avait une girafe, une vache… Je suis allée la chercher avec mon beau-père pas très loin de la maison. J’étais heureuse d’avoir fait une bonne affaire, en plus il s’agissait de meubles d’occasion, donc ils avaient un impact plus faible sur la planète que des meubles neufs. Joie !

Puis ma Libellule est née et au début, elle dormait dans le cocoonababy que nous emmenions partout avec nous. C’était pratique. Elle s’endormait dedans dans le salon, quand nous allions nous coucher, nous montions le cocoonababy à l’étage pour le poser sur un matelas au sol près de notre lit. Souvent la nuit, au moment de l’allaiter, je la laissais s’endormir contre moi pour ne pas la réveiller en la déplaçant (mais ça je ne le disais pas trop autour de moi).

Puis, j’ai fabriqué une sorte de barrière avec le lit parapluie que nous avions acheté comme beaucoup de parents. Il restait toujours plié dans son emballage, il faisait une barrière suffisamment grande pour être certaine que ma Libellule ne tombe pas du lit. D’ailleurs en y repensant, c’est le seul moment où je l’ai utilisé, détourné de sa fonction première. C’est que, le concept de se pencher par dessus la barrière pour poser mon bébé endormi me paraissait assez farfelu. J’étais censé faire comment ? La lâcher au dessus du sol en espérant que l’impact ne serait pas trop fort ? Je suis assez petite et mes mains n’allaient pas jusqu’au fond…

Puis, elle a grandit, le cocoonababy devenait trop petit et alors nous avons décidé de l’installer directement sur son lit au sol la nuit, avec mon coussin d’allaitement sur le côté des fois qu’elle est envie de faire des roulades (alors qu’elle ne savait pas encore se tourner sur le ventre). J’ai mis le tour de lit entre le mur et le matelas pour que ce soit comme un cocon et qu’elle ne cogne pas ses petites mains la nuit.

Une fois pour rigoler nous l’avons prise en photo dans son lit à barreau, elle avait un pyjama rayé noir et blanc. Avec le bon cadre, c’était comme si elle était en prison.

Bim!

Le mot est lâché. Prison. Le mot est fort, puissant, injuste, provocateur… et pourtant. Lorsque nous parlons du lit au sol de notre Libellule, la première question qui est posée, en toute bienveillance est : « et elle ne s’en va pas ? ».

La réponse dans un sourire qui suit : « elle s’en va si elle n’est pas fatiguée sinon, elle dort ».

Pourquoi met-on nos tous petits bébés dans un lit à barreau ? Pour les protéger ? Pour qu’ils ne tombent pas ? Pour qu’ils y restent ? Parce qu’on a toujours fait comme ça ?

Il y a mille raisons de mettre son enfant dans un lit à barreau et machinalement, nous en avions acheté un. Simplement parce que « je vais avoir un bébé = j’ai besoin de couches, de table à langer, de lit à barreau ». Logique. On a toujours fait comme ça.

En grandissant, notre Libellule est restée sur son matelas au sol, toujours dans notre chambre. Nous parlions de commencer les siestes dans son lit à barreau à un moment, plutôt que sur le canapé près de nous ou dans l’écharpe de portage. Puis, nous avons dû déménager brutalement et nous n’avons pas pu récupérer les meubles de sa chambre.

Entre temps, nous nous étions intéressé aussi à Maria Montessori, au fait d’adapter l’environnement au tout petit plutôt que de vouloir absolument que le tout petit s’adapte à notre environnement d’adulte.

Voici ce qu’elle écrit dans son ouvrage L’enfant : « Les enfants sont les prisonniers d’une civilisation construite exclusivement par l’adulte pour le bien de l’adulte, qui se resserre toujours davantage, ne laissant à la liberté de l’enfant qu’un espace progressivement réduit. »

Je commençais à m’interroger sur ce lit à barreau qui me perturbait de plus en plus. Comment est ce que je pouvais mettre ma Libellule dans cet environnement si fermé alors qu’elle avait toujours été sur un matelas ouvert ? Puis soyons honnête, comment poser son enfant endormi sans se casser le dos ? Sans la réveiller ? Comment l’allaiter et la laisser se rendormir ? Et moi alors, quand je l’allaite la nuit je dois rester éveillée ? Et quand elle se déplacerait ? Ca veut dire qu’on devrait aller la chercher alors qu’elle pourrait en sortir seule ?

Clairement, ce lit à barreau posait beaucoup de contraintes et aucun avantage évident.

Finalement, nous l’avons assumé ce lit au sol: puisque nous devions changer sa chambre, nous resterions sur l’idée d’un lit disponible sur lequel elle pourrait s’étendre si elle était fatiguée. Un lit duquel elle pourrait sortir seule lorsqu’elle aurait terminé de se reposer.

 

Puis, il s’agissait de sa chambre : pourquoi lui proposer un environnement où tout est à hauteur d’adulte si nous voulions qu’elle s’y sente bien, qu’elle se l’approprie. C’est une réflexion plus vaste autour de l’autonomie de notre fille que nous amorcions petit à petit.

Quand nous avons retrouvé un logement, nous avons gardé son matelas au sol contre le notre dans notre chambre. Je tenais encore beaucoup au cododo et dans cette nouvelle chambre, notre matelas était au sol aussi puisque notre lit était resté dans notre maison sinistrée. C’est d’ailleurs la configuration type cododo que j’ai préférée.

Pour sa chambre, nous avons choisi un lit cabane extensible avec un matelas au départ de 90×140 parce que une cabane, de base, c’est chouette. Puis, la possibilité d’avoir un lit plus grand que le classique 60×120 me plaisait bien. Les enfants adorent dormir dans des positions improbables alors comme ça elle pourrait en tester plein.

Dans les faits, comment se passent le sommeil  dans un matelas au sol ?

Le soir au moment du coucher, si elle est fatiguée, je lui lis une histoire dans son lit, puis elle tète et s’endort près de moi. Je suis allongée près d’elle, je peux l’accompagner et me relever ensuite sereinement. Jusqu’à ses 11 mois environ, elle s’endormait systématiquement sur nous, il y avait donc une technique subtile consistant à rouler sur le côté pour la poser sans qu’elle se réveille. Technique pas infaillible, certes, mais plus difficile avec un lit à barreau !

La nuit, lorsqu’elle se réveille, elle vient parfois nous chercher, d’autres fois elle appelle.

Pour les siestes, ça se passe de la même façon: elle s’endort, se réveille, vient nous voir ou nous appelle.

Bien sûr, il y a toutes les fois où elle n’a pas envie de dormir: dans ce cas, depuis qu’elle marche à 4 pattes, elle s’en va simplement du lit et va ouvrir la porte de la chambre (qui est toujours poussée et jamais complètement fermée). Dans ces cas, c’est très clair : ce n’est pas le moment !

Le lit au sol permet simplement le libre choix de notre Libellule. On lui apprend par là qu’elle peut aller s’allonger si elle en a envie, elle ne dépend pas de nous pour cela. C’est en continuité avec l’idée de respecter son besoin de dormir ou non (voir mon article à ce sujet). Nous lui permettons de se connecter à ses besoins réels, d’apprendre à ressentir lorsqu’elle est fatiguée et de répondre seule à ce besoin. Bien sûr, elle ne va pas encore s’allonger seule mais il arrive qu’elle nous emmène dans la chambre pour nous faire comprendre qu’elle souhaite dormir, ou de s’allonger brièvement sur le lit pour qu’on l’accompagne dans son sommeil.

** Et vous, comment avez-vous installé le lit de votre tout petit ? Avez-vous essayé le lit au sol ? **

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Introduire le végétal dans son assiette

Introduire le végétal dans notre assiette

 

L’alimentation est un sujet qui me passionne. Elle est l’un des piliers de notre vie, puisque c’est en partie grâce à elle que nous vivons. Logique. Pourtant, nous n’y prêtons pas toujours le soin que son importance pourrait suggérer. Nous nous nourrissons de plats tous préparés, repas sautés, trop riches, trop gras, trop sucrés. Trop. La plupart du temps, on nous dit que notre alimentation est trop… Pour parer à ce problème, on nous délivre des tas de conseils différents, parfois contradictoires. Je trouve qu’il est extrêmement difficile de frayer son chemin dans cette jungle de prétendus secrets bien-être. Pour ma part, j’adore manger, j’adore faire à manger, j’adore rechercher de nouvelles recettes et trouver mes bons produits qui me permettrons de passer du temps aux fourneaux. Certes, depuis la naissance de ma Libellule, j’ai beaucoup moins de temps pour cuisiner, c’est plutôt F. qui nous concocte de bons petits plats, mais ça reviendra, quand ma Libellule sera un peu plus grande et qu’elle pourra participer. J’aime manger des plats gourmands qui me font plaisirs et ne pas cantonner mon assiette à un ensemble de nutriments qui ne vont pas me faire grossir ou boucher mes artères. J’ai besoin d’une alimentation saine mais qui donne envie.

Consommer de la viande à chaque repas est une aberration autant d’un point de vue écologique que d’un point de vue santé. On connait les effets désastreux des fermes d’animaux sur l’environnement et le bien-être animal, j’avais d’ailleurs écris un article à ce sujet l’année dernière (Moins mais mieux: la viande). On sait aussi que la pêche en eaux profondes détruit les fonds marins (merci à Pénélope Bagieu pour cette BD qui a permis de diffuser largement ce sujet). Mais alors, quelles sont les alternatives ? Il est vrai qu’à l’origine, mon premier réflexe a été de trouver des substituts à la viande ou au poisson: par quoi remplacer la viande dans notre assiette ? Lorsque nous cherchons à « remplacer » la viande, cela sous-entend de trouver une nourriture semblable qui prendrait la place de notre entrecôte comme par exemple un steak de soja. L’idée est alors de garder les mêmes plats qu’avant : purée de pomme de terre – entrecôte devient purée de pomme de terre – steak de soja. Si cela peut-être une idée de temps en temps, le steak de soja (par exemple) reste un produit transformé.

Les Produits transformés

Qu’ils soient carnivores ou végétariens, les produits transformés consomment énormément d’énergie pendant la fabrication. Mais en plus, ils sont souvent appauvris en nutriments. Prenons l’exemple du steak de soja : les protéines de soja sont cuites à haute température ce qui supprime certaines de leurs propriétés. Une étude en Allemagne menée par le magazine Ökotest démontre que certains de ces steaks contiennent beaucoup d’additifs. Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille nous informe : « Il est bon de consommer des protéines végétales pour remplacer les protéines animales et le soja est un produit excellent dans cette catégorie. Mais les substituts n’ont souvent pas une composition idéale. Ils contiennent forcément un peu de gras et surtout ne se composent pratiquement que de protéines, alors que le tofu par exemple contient des fibres, des glucides, des lipides ». Alors, certes un produit transformé végétarien rejette moins de gaz à effet de serre qu’un steak de viande mais il n’est pas forcément l’idéal pour notre santé. Puis, j’ajouterai que manger des protéines pour des protéines reste un peu réducteur face à l’immense diversité végétale que la nature nous propose.

 

A La recherche de l’assiette idéale…

Il existe une multitude de « régimes » : végétarien, végétalien, crudivore, l’alimentation vivante, sans sucre, sans gluten… Je fais partie des « flexitariens », c’est à dire que j’ai choisi de réduire ma consommation de viande sans pour autant la supprimer. Je préfère m’appuyer sur des choix éthiques forts comme consommer local, biologique, de la viande de petits producteurs, du poisson issu de la pêche durable plutôt que de rejeter en masse ce qui viendrait du monde animal. Dans la vraie vie, j’ai encore beaucoup à faire pour trouver de la viande des petits producteurs et du poisson issu de la pêche durable, j’ai surtout réduit ma consommation.

Changer complètement son assiette du jour au lendemain demande beaucoup de temps, d’effort pour apprivoiser de nouvelles manières de se nourrir et l’idée n’est pas de se prendre la tête mais de prendre du plaisir…. Ca c’est quelque chose que Jamie Oliver a bien compris. J’ai découvert l’une de ses émissions il y a quelques temps : Superfood. Il a fait le tour du monde pour rencontrer des populations qui vivent longtemps et en bonne santé et comprendre ce qu’ils mangent et qui leur fait du bien. Il a ensuite adapté des recettes en utilisant ces ingrédients (comme les algues, les haricots azuki, le sésame etc…) pour créer des assiettes gourmandes, avec moins de viande et parfaitement saines et équilibrées. Il en a sorti un livre de recettes Superfood avec des propositions de petits déjeuner, déjeuner, diner et en-cas. J’écrirais un article pour vous faire un retour sur ce livre absolument génial.  J’ai donc acheté ce livre pour m’accompagner dans ma quête de manger sain et gourmand tout en respectant la planète.

Jamie Oliver nous propose la répartition suivante dans nos assiettes pour un repas équilibré :

Légumes et fruits: un tiers de notre assiette

Féculents (pain, riz, pomme de terre, pâtes) : un tiers de notre assiette

Protéines (viande, poisson, oeufs, légumineuses, etc à l’exception des produits laitiers) : environ un sixième de notre assiette

Lait et produits laitiers: environ un sixième de notre assiette

Lipides/sucres: à consommer si possible en petite quantité

Mon premier constat : la quantité de protéines nécessaire est toute petite ! A l’origine, dans mes assiettes, j’avais autant de viande que de légumes ou autant de viande que de féculent. Alors, lorsque nous nous inquiétons de remplacer la viande pour trouver nos protéines quelque part, en fait, nous pouvons nous rassurer, nous n’avons pas besoin d’une quantité astronomique ! En vérité, nous avons plutôt tendance à trop en consommer, même les végétariens : les besoins pour un adulte sont de 0,8g/kg/j c’est à dire environ 40g pour un adulte de 50Kg. Les protéines se trouvent dans les céréales complètes et semi-complètes (avoine, quinoa, blé, riz, sarrasin, orge, millet…), les légumineuses (lentilles, haricots secs, soja, pois cassés et pois chiches) et les oléagineux (noix, noisettes, graines de tournesol, amandes, pistaches, noix de cajou). Par exemple, pour 100g d’aliment nous avons :

Graines de courge : 30,23g de protéines

Lentilles: 24,63g de protéines

Avoine : 16,89g

Petits pois: 5,18g

Amandes:  21,15g

A titre de comparaison, un morceau de boeuf contient 18 à 30g de protéines suivant la taille évidement.

Ce que j’aime dans la nourriture végétale, c’est qu’elle est colorée, diversifiée, c’est un vrai arc-en-ciel. Voici quelques unes de mes astuces pour introduire le végétal dans son assiette sans passer un diplôme de nutritionniste.

Nems vegetariens

Les céréales complètes et semi-complètes

Nous mangeons traditionnellement des céréales raffinées, dites « blanches ». Le raffinage consiste à enlever le son et le germe de la céréale. Cela permet d’avoir une céréale qui cuit plus rapidement et se stocke plus longtemps que les céréales complètes. Mais par ce processus, nous perdons tous les nutriments contenus dans le son et les germes et pourtant ils en sont naturellement riches !

Fibres, vitamines (B et E), minéraux (fer, zinc, magnésium…), oligo-éléments et protéines sont présents dans les céréales complètes. Elles ont aussi l’avantage de libérer de l’énergie tout au long de la journée.

Nous avons tout à gagner à nous nourrir de céréales complètes mais comme elles sont très riches en fibre, nous pouvons choisir l’alternative des céréales demi-complètes qui présente l’avantage de conserver les nutriments sans surcharger notre intestin.

Pour ma part, j’ai simplement remplacé mes pâtes habituelles par des pâtes semi-complètes : nouilles, spaghettis… et le riz thaï ou basmati par du riz thaï ou basmati semi-complet. Le temps de cuisson est légèrement plus long, vos plats seront un peu plus nourrissants et bien meilleurs pour la santé. C’est une solution qui ne demande quasiment aucun aménagement. Par contre, attention de bien prendre vos céréales issues d’une agriculture biologique parce qu’en gardant la petite coque des céréales, sinon, vous héritez de tous les pesticides utilisés en culture conventionnelle….Ce serait contre-productif !

Utiliser des graines et des noix en topping

Les graines sont issues de pleins de sources différentes : légumes, fruits, céréales, plantes aromatiques ou légumineuses. Les noix, les noisettes, les pistaches, les amandes, les noix de macadamia sont des fruits oléagineux également très intéressants. Graines et oléagineux sont tellement riches en nutriments qu’il serait dommage de passer à côté : fibres, oméga-3, antioxydants, calcium, fer, magnésium, cuivre, potassium, phosphore, zinc, vitamines du groupe B, E, A…. ils sont chacun leurs particularités.

Ils sont utiles pour abaisser le taux de cholestérol, prévenir le cancer, atténuer les troubles hormonaux, éviter les infestions urinaires, soulager les douleurs articulaires, stimuler le transit, combattre la fatigue…et pas que.  Pleins de vertus en somme !

Quelques exemples de graines intéressantes à introduire dans son alimentation : les graines de lin (à mixer avant de les manger, sinon, elles passeront tel quel dans votre estomac), les graines de chia, les graines de tournesol, les graines de courges, les graines de sésame….

J’ai pris l’habitude de les utiliser en topping dans mon bol de flocons d’avoine du matin : je mets par exemple des graines de courges avec des noisettes ou des graines de chia que je laisse gonfler 1/4 d’heure (je me prépare pendant ce temps). Les toppings ont ce petit quelque chose de fun : ils sont chacun dans des petits bocaux et suivant l’humeur du matin, je choisi !

Il m’arrive aussi de glisser quelques graines de sésame en fin de cuisson d’un légume comme les haricots, les carottes…ça rajoute du goût et c’est délicieux !

Des fruits en collation, smoothies et petits déjeuners

Les fruits de saison offrent une multitude de possibilités pour redonner de l’énergie, se rafraichir, répondre aux petites faims et ils sont riches en fibre et en vitamines. En les choisissant bio et de saison, on s’assure en plus de préserver la terre et d’avoir davantage de nutriments.

Comme pour les graines et les noix, mon plaisir est de les utiliser en topping dans le petit déjeuner. Mon bol devient coloré et délicieux, en ce moment j’utilise beaucoup de grenades, kiwi ou bananes.

On peut les manger en collation vers 10h ou au goûter, pas besoin de préparation, on fait le plein de vitamines très facilement.

Je découvre depuis peu le plaisir des smoothies. Je pensais qu’un blender ou un extracteur de jus étaient indispensables pour se concocter de délicieux smoothies. Puis finalement, j’ai commencé avec mon mixeur plongeant et ça fonctionne très bien aussi ! Nul besoin de recettes compliquées : une banane, deux kiwis, trois feuilles d’épinard, un peu de lait d’amande, une cuillère à café de graines de chia et le tour est joué ! Il existe aussi des livres magnifiques et des blogs aux recettes chatoyantes avec des idées de recettes pour s’inspirer.

Smoothies

**  Et vous, quelles sont vos astuces pour introduire le végétal dans vos assiettes ? **

 

Sources:

Association végétarienne de France : www.vegetarisme.fr

Terraeco: www.terraeco.net/Vegetariens-avez-vous-raison-de,51433.html

Superfood de Jamie Oliver Ed. Hachette pratique

Ma bible des aliments qui soignent d’Alix Lefief-Delcourt Ed. Leduc.S Editions

Photo de couverture de Brooke Lark pour Unsplash

Photo d’illustration des smoothies par Pixabay

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Mes huiles végétales favorites pour l’hiver

 

Quand l’hiver arrive, j’ai besoin d’être dans un cocon de douceur. Que ce soit chez moi, dans mes relations, dans mon organisation ou pour prendre soin de moi. Les huiles végétales font partie intégrante de mon quotidien, ce sont des merveilles de la nature que j’adore. D’abord parce qu’elles sont le reflet de tout ce que les plantes peuvent nous offrir, mais aussi bien sûr parce que ce sont des huiles de soin, donc associées à la notion de plaisir…

Je ne me lasse pas de les essayer, découvrir leurs propriétés et surtout les utiliser au quotidien. Je m’intéresse ici surtout à leur aspect cosmétique, mais elles peuvent également être utilisées en cuisine !

Qu’est-ce qu’une huile végétale ?

Les huiles végétales viennent des plantes dites « oléagineuses » c’est à dire dont les graines (sésame, lin, tournesol, amande) ou les fruits (olives, cocotier, palmiers à huile) sont riches en lipides.

Les lipides sont des corps gras qui composent le film hydrolipidique de notre peau. Lorsque celui-ci est agressé par les frottements des vêtements, le froid, le soleil, la pollution, les substances lipidiques s’oxydent. C’est là que les huiles végétales interviennent pour nourrir notre peau et aider à renforcer ce film hydrolipidique.

 

Sésame et savon

 

Quelles sont les huiles de meilleures qualités ?

Les huiles issues de l’agriculture biologique ne contiennent pas de pesticides et participent à la préservation des sols. Elles sont à privilégier en s’assurant qu’un label leur à bien été attribué (Ecocert, Nature&Progrès, Demeter… pour n’en citer que quelques uns). Ne vous laissez pas tromper par des affirmations inscrites sur le produit comme « naturel » lorsqu’il n’y a pas de label : il s’agit de greenwashing.

Pour privilégier une huile de bonne qualité, la manière dont elle est extraite est aussi à prendre en compte.

La pression à froid

Une huile végétale vierge est une huile qui n’a subit aucune transformation. C’est une huile qui a été pressé à froid ce qui permet de préserver les principes actifs. Elle a une haute teneur en acides gras essentiels (les fameux lipides) et en vitamines.

La première étape consiste à trier et nettoyer les graines puis séparer les enveloppes des graines par aspiration.

Il y a ensuite plusieurs pressages lents dans des presses à vis pour les graines, dans des presses hydrauliques ou des centrifugeuses pour les fruits. Cela permet d’obtenir ce qu’on appelle le tourteau, qui va à nouveau être pressé pour obtenir le maximum d’huile possible.

Ce tourteau est ensuite filtré par papier buvard, toile de coton ou une grille en inox selon les fabricants.

La pression à chaud

Contrairement à la pression à froid qui se fait plus ou moins à température ambiante, la pression à chaud est un procédé pendant lequel on fait préchauffer les graines entre 80 °C à 120°C pour favoriser l’extraction de l’huile pendant la pression. Ces étapes sont suivies d’ajout de conservateurs chimiques et/ou de raffinage.

Le problème de ce procédé est qu’avec la montée en température, on perd en qualités nutritionnelles, gustatives et les propriétés cosmétiques.

Les huiles pressées à chaud peuvent porter différents noms :

  • Huile non raffinée
  • Huile brute
  • Huile crue
  • Huile naturelle

Attention donc de bien comprendre ce que peuvent signifier les différentes nominations: « huile naturelle » ne signifie pas « huile pressée à froid » par exemple.

L’extraction chimique

Ce procédé fait intervenir des solvants chimiques ou du CO2 supercritique pour extraire l’huile des fruits et des graines.

Cela permet d’obtenir une plus grande quantité d’huile que les deux procédés précédents, au niveau rendement, c’est le plus intéressant. Ce procédé est utilisé notamment pour les toutes petites graines comme les framboises. Par contre, l’huile obtenue est aussi plus médiocre que les autres pressages puisqu’elle a perdu ses propriétés.

Mes huiles préférées pour l’hiver

L’huile d’argan

L’huile d’argan vient des fruits de l’arganier, qui pousse principalement dans le sud ouest du Maroc.

C’est une huile précieuse aux multiples propriétés particulièrement adaptée aux épidermes agressés et fragilisés. Bien qu’elle pénètre très bien dans la peau, elle a un toucher gras.

Elle régénère le film hydrolipidique de la peau car elle est très nourrissante et cicatrisante.

Raffermissante et assouplissante c’est aussi une merveille pour prévenir les vergetures.

Elle convient aussi très bien en huile anti-âge puisqu’elle a des propriétés anti-oxydantes.

L’huile d’argan a une odeur assez prononcée dont je ne pas complètement fan, mais ce n’est pas suffisant pour renoncer à ses nombreuses propriétés !

Je l’utilise pour mon visage, sujet à une forte desquamation en cas de fatigue et de stress. Je l’applique plutôt le soir en raison de son toucher gras. Cela m’apaise et nourrit ma peau assez efficacement.

L’huile de Macadamia

La noix de macadamia provient du macadamier ou noyer du Queensland. A l’origine cet arbre vient d’Australie  mais est maintenant cultivé à Hawaï, au Kenya ou en Afrique du Sud.

Cette huile convient un peu à toutes les peaux, étant à la fois hydratante et nourrissante tout en ayant un toucher non gras, ce qui est très appréciable !

Par sa composition, l’huile de macadamia va limiter la production de sébum par notre peau et rééquilibrer les peaux grasses et mixtes.

Elle convient également aux peaux fragiles, aux mains sèches et crevassées car elle répare le film hydrolipidique et l’apaise.

Elle a comme une odeur de noisettes grillées, moi, j’adore !

Je l’utilise comme crème du jour, en association en l’aloe vera, elle ne laisse pas la peau brillante tout en hydratant correctement.

L’huile de rose musquée

La rose musquée pousse principalement au Chili et dans la Cordillère des Andes. Ce sont de petites roses blanches qui deviennent des fruits bourrés de vitamine C.

L’huile de rose musquée a la particularité d’atténuer les cicatrices, les rides, les vergetures et les marques du soleil lorsqu’elle est appliquée régulièrement.

Elle a une odeur assez marquée de rose que j’aime beaucoup, particulièrement pendant l’automne et l’hiver. Je préfère des odeurs plus légères pendant le reste de l’année.

Je l’utilise sur ma poitrine et mon ventre, pour accompagner mon allaitement et redonner du tonus au niveau du ventre, bien éprouvé par ma grossesse.

Je l’utilise aussi en crème de nuit, en alternance avec l’huile d’argan, avec de l’aloé vera pour ses propriétés bien sûr mais aussi parce que cela permet une meilleur pénétration dans la peau. Je fais un mélange d’une bonne noisette d’aloé vera et trois gouttes d’huile de rose musquée.

Baies de rose musquée

 

 

** Et vous, quelles sont vos huiles végétales favorites ?**

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Tous les câlins du monde

Koala

 

En ce tout début d’année, j’ai envie de vous écrire un article d’amour. Nous sommes tous liés d’une manière ou d’une autre. Nous respirons tous le même air et nous influons tous sur cet air en y respirant de l’oxygène puis en expirant du dioxyde de carbone. Inspiration….expiration… et l’air n’est plus composé tout à fait de la même chose.

Tous les éléments, y compris nous, dégagent des vibrations, des ondes électromagnétiques. Nous influons donc les uns sur les autres dans notre quotidien par nos mouvements mais aussi par nos humeurs, par notre vécu, notre façon de communiquer. Les personnes et les éléments autour de nous reçoivent les vibrations que nous émettons. Nous ressentons ces vibrations. La physique quantique est absolument fascinante pour décrire ces phénomènes. D’ailleurs, j’ai toujours essayé d’être joyeuse, partant du principe que cela déteindrait peut-être sur les personnes situées autour de moi. Une manière d’ajouter ma petite touche d’optimisme dans le quotidien de ceux qui m’entourent. Cela signifie surtout que nous sommes tous des influenceurs même malgré nous, nous avons chacun notre place.

Sauf que parfois j’oublie, parfois, je me sens incomprise, seule… dans ces cas-là, c’est forcément perçu autour de moi, après chacun choisi d’être attentif ou non à ce qu’il perçoit du monde autour.

Parfois, pour sortir d’un état de solitude, de tristesse, d’incompréhension, il suffit de recréer du lien autour de soi. Le lien peut-être affectif: croiser un regard doux, souriant, rêveur. Il peut passer par le toucher: une matière qui nous procure du bien-être, une brise qui vient nous caresser le visage… Cela peut aussi être un son: un oiseau qui siffle, les trois notes d’une contrebasse, le bruissement d’un vêtement en soie.

C’est un peu comme si on faisait des câlins à notre univers autour de nous. On rentre en lien avec quelqu’un ou quelque chose, on se connecte et on le ressent, on l’accueille à pleines pores (oui oui à pleines pores).

Les objets dont on choisi de s’entourer sont aussi empreint de vibrations par la matière qui les composent, les personnes ou les machines qui les ont fabriquées, les pays traversés. J’avais d’ailleurs écris un article sur La vie cachée des objets.

Je rêve de trouver un jour cet équilibre symbiotique entre ma manière de vivre et ce que la nature peut nous offrir. De rentrer dans un cycle où tout ce que je fais ou possède peut ensuite se détériorer naturellement sans dégrader la planète.

Je suis convaincue que par là, je peux accéder à une forme de bien-être sans artifice, sans plastique, sans conflit. Ah oui, le conflit aussi, c’est quelque chose dont je vais vous parler cette année, parce que la communication non violente est un sujet qui me tient à coeur.

Parce que bordel, on pourrait pas apprendre à se dire simplement les choses et à se faire confiance plutôt que d’être dans le jugement et garder ce qui ne nous convient pas pour soi ?

Faisons nous des câlins, créons du lien, observons les liens que la nature crée seule, respirons, ressentons, rions, vivons, partageons et aimons-nous ! Nous sommes tous des personnes uniques et formidables, profitons de cette diversité….

Que cette année 2018 vous soit pleine de câlins et d’amour !

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Banniere Comment savourer chaque instant avec son enfant

Il paraît que nos enfants grandissent vite, le temps file sans relâche et nous n’avons pas le temps de nous retourner qu’ils sont déjà grands. C’est même devenu un lieu commun dans les discussions entre parents « Ils grandissent vite, hein ?« .

Et pourtant, le temps est une histoire de perception propre à chacun. Quand j’étais enfant, les journées me paraissaient immenses, on pouvait y faire mille découvertes, vivre de grandes aventures, ressentir toutes sortes d’émotions variées.

Est-ce que le temps qui passe à toute allure est une fatalité ? Je ne crois pas.

La découverte de la méditation de pleine conscience pendant ma grossesse (dont je parle dans cet article sur la préparation à l’accouchement), m’a aidé à comprendre qu’il ne tenait qu’à moi de me mettre sur pause un instant et de profiter. Il existe des astuces à appliquer au quotidien pour profiter simplement et vivre pleinement les moments partagés.

Comment vivre pleinement un moment ?

Dans nos vies surchargées, nos cerveaux ont l’habitude d’anticiper nos actions et d’organiser la suite en permanence. Nous pensons aux papiers à remplir, à la machine à lancer, à la réponse à donner à tel client, à ce moment de calme dont nous avons besoin, les copines à appeler, le repas du soir… souvent tout en faisant autre chose. Nous sommes finalement assez rarement concentré uniquement sur ce que nous faisons à tel moment.

Dans les moments que nous partageons avec nos enfants, nos conjoints, cela continue et nous ne sommes pas complètement attentifs à ce que nous vivons. Parfois, nous avons besoin d’être dans notre bulle, pour organiser quelque chose ou pour réfléchir à un sujet précis. D’autres fois, il s’agit simplement du tourbillon du quotidien dans lequel nous sommes lancés, sans y réfléchir. Il est possible de changer cette situation ! Lorsque je sens que je suis ailleurs, sans être vraiment nulle part, alors que ma Libellule et F. gravitent autour de moi, j’applique quelques méthodes de méditation.

** Je commence par tourner mon attention vers ma respiration, pour suivre l’inspiration, sentir mes poumons qui se gonflent d’air, tranquillement **

** Puis, je ressens l’expiration, mon corps qui expulse le CO2, mes poumons qui se vident, mon corps se détend**

** Je recommence une fois, deux fois, trois fois… Jusqu’à ce que mon attention soit uniquement focalisée sur ma respiration**

** Alors, je regarde autour de moi, je regarde les détails de mon environnement, ma fille qui joue avec son père, ses gestes qui se font de plus en plus précis, ses mimiques, son visage qui change. Je m’emplis des émotions que je peux ressentir, je les ressens dans ma poitrine, ma peau, j’écoute ce qu’il se passe. **

Pissenlit

Copyright Dawid Zawila

Ainsi, je suis présente, je vis le moment, profite et savoure cet instant avant qu’il ne s’échappe. Je suis disponible pour ce qui peut arriver. Si ces respirations ne vous semblent pas naturelles ou que vous pensez que vous n’avez pas le temps, je comprends, je le pensais aussi. Vous pouvez essayer, persévérer un peu, vous allez voir, ça devient petit à petit évident et agréable !

Au quotidien, nous avons la routine du matin, notre travail, la routine du soir. Le ménage, les courses, les copains, nos enfants, nos moments de solitudes nécessaires, ou pas. Il y a plein de moments où nous essayons à tout prix de faire rentrer nos enfants dans un rythme, dans une normalité véhiculée par la société, les médias, nos projections. Habitués que nous sommes à ne pas nous écouter, à prévoir, organiser, si on nous a conseillé de faire comme ça, on fait comme ça. On ne remet pas en question notre rythme, même si ça ne passe pas. Et oui, on a toujours fait comme ça. Vous pouvez d’ailleurs vous poser la question : est-ce que votre rythme quotidien vous convient tel qu’il est ? Vous permet-il de profiter pleinement de votre famille ?

Ces moments du quotidien, ce sont des instants précieux où on peut s’arrêter un instant et savourer, être attentif à ce qu’il se passe. C’est un moment pour nous, qu’on partage avec ses enfants. Après tout c’est notre vie et la leur qu’on se créé, peu importe qu’elle soit ou non dans le rythme, la normalité, le plus important c’est qu’elle soit vécu pleinement et en accord avec nos besoins.

Dans ces routines du quotidien, il peut y avoir des accrochages, souvent quand on essaye de forcer une situation ou d’imposer quelque chose à son enfant. Ce sont des moments qui se chargent d’émotions négatives, qui distendent le lien que nous créons avec nos enfants, ils participent aussi à cette sensation que  » tout va trop vite ». En nous focalisant sur ce que nos enfants doivent ou ne doivent pas faire, sur leur rythme, sur ce qui ne fonctionne pas. On oublie l’essentiel : vivre pleinement ces instants précieux.

Papa lit livre bebe

Copyright Picsea

Voici quelques exemples de moments, qui sont souvent contrariants, ou dans des rapports de force, que l’on peut transformer en moments positifs et joyeux.

Votre enfant ne veut pas aller dormir ? S’il n’est pas fatigué, s’il a besoin d’être rassuré, de passer du temps avec vous, c’est un moment cadeau : vous pouvez en profiter pour échanger, jouer tranquillement, lire une ou plusieurs histoires, écouter des chansons douces… vous pouvez transformer ce moment en partage en attendant que les bras de Morphée viennent l’accueillir.

Votre enfant se réveille la nuit ? Une fois, deux fois, trois fois… Que ça dure une nuit ou des mois, à un moment, son sommeil se régulera. Il est parfaitement normal qu’un enfant de moins de trois ans se réveille la nuit pour des raisons que j’évoque dans cet article sur le sommeil et dont je reparlerai certainement. Ce qui est important c’est la position qu’on adopte face à ces réveils. Si on est serein face à ces réveils que l’on sait provisoires, ils sont plus faciles à accueillir et accompagner. On peut les prendre comme des bulles de douceur entre deux rêves, proposer un câlin ou une tétée, offrir de cette façon un bain d’ocytocine, cette hormone du bonheur. Cet environnement serein aidera votre enfant à se rendormir et vous aussi.

Papa marche sur sable avec enfant

Copyright Danielle Macinnes

Votre enfant aimerait être dans vos bras, vous êtes occupés ou vous n’avez pas envie. Mais votre enfant aimerait vraiment, il insiste. A ce moment, il ressent le besoin impératif d’être proche de vous, d’être rassuré, d’avoir un câlin ou il est fatigué. Peut-être que vous pouvez repousser à plus tard ce que vous faites, ou vous pouvez partager ce que vous faites avec lui. Lorsqu’ils sont tous petits, ils ne comprennent pas pourquoi ils doivent attendre, pas par mauvaise volonté, c’est juste que leur cerveau n’est pas encore mâture. C’est un moment qu’on peut saisir pour être attentif à son enfant et échanger avec lui, répondre positivement à son besoin insatiable de comprendre le monde qui l’entoure.

Votre enfant veut explorer, il grimpe partout: sur le canapé, la table, les chaises, les meubles. Il est poussé par sa curiosité naturelle, il a besoin de grimper. Si vous avez peur pour lui, ou si vous êtes occupés, vous pouvez être tentés de le prévenir « Tu vas tomber! » ou de vouloir calmer son agitation « arrête de t’agiter, peux-tu rester calme ? ». Pourtant, ce sont des explorations nécessaires à son développement, on peut aussi s’interrompre dans ce qu’on était en train de faire et l’encourager, l’accompagner, lui proposer des endroits où grimper (autre que sur le meuble tv par exemple!). On aura plaisir ensuite à ce souvenir de ces moments de partage heureux où notre enfant développait sa motricité !

FunamBulle & Libellule

FunamBulle & Libellule

Des exemples de moments où nous voulons forcer une situation alors qu’elle ne convient pas à nos enfants et/ou elle va à l’encontre de notre instinct sont multiples dans le quotidien. Ce sont ces minutes qui se multiplient chaque jour, dont nous ne profitons pas.  Ce sont ces minutes qui nous donnent l’impression que le temps passe trop vite. En restant à l’écoute de nos besoins et de leurs besoins, nous pouvons créer des moments privilégiés.  Ce ne seront plus des instants volés, entre deux choses à faire. Ce seront de vrais moments de partage que vous avez choisi de vivre pleinement.

** Et vous, quelles sont vos astuces pour profiter pleinement du temps avec votre famille ?**

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Les gels douche sont-ils de véritables soins ?

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Un corps nous n’en avons qu’un, je trouve qu’il est essentiel d’en prendre soin, de le chouchouter. Le quotidien par le frottement des vêtements, les positions debout trop longues, les positions assises trop longues, les changements de temps, les épilations … Continue reading

 

On y est, un an. Un an que le fruit de notre amour est venue à la vie, qu’elle grandit, se fait une place dans notre monde… Je n’aurai pas imaginé au départ qu’un an après l’allaitement ferait toujours parti de nos vies.

Avant les séances de préparation à l’accouchement spécial allaitement, proposées par ma sage femme, je pensais naïvement proposer un allaitement mix : allaitement et biberon. En effet, je pensais de cette façon que le papa pourrait s’impliquer aussi dans les repas, ça me paraissait équitable. Puis, j’ai vite compris que pour qu’un allaitement se passe bien, il fallait lui proposer le sein le plus souvent possible: à la demande du bébé. Qu’en fait, proposer un biberon pouvait entrainer la fameuse confusion sein/tétine qui rend compliqué la mise au sein ensuite. Je suis passée de mon envie d’un allaitement mix à une véritable crainte de la confusion sein/tétine.

De ce fait, quand j’ai repris le travail, aux 3 mois de ma Libellule, c’est son papa qui la gardait et j’ai toujours refusé de lui donner un biberon. Je flippais, j’avais peur que mon allaitement se termine à cause de mon éloignement. Tiraillée entre la culpabilité de ne pas être là toute la journée et l’envie à ce moment de poursuivre jusqu’à 6 mois, après on verrait. Sauf que ma douce ne voulait pas du biberon, je tirais mon lait trois fois par jour au travail et elle n’en voulait pas. Son papa a tout essayé: changer le contenant, la température, au doigt, la cuillère, du lait sur la tétine, des positions différentes, des biberons et tétines différentes… rien n’y faisait, parfois un peu, il y avait de l’espoir. Puis le lendemain rien, ou si peu. Les journées étaient longues et difficiles pour mon compagnon. Je refusais pourtant d’essayer de lui donner le biberon, j’avais très peur d’arrêter mon allaitement. Il y a des peurs qui sont irrationnelles et propres à chacun… Puis un jour enfin, mon compagnon me dit que mon lait « sent » fort. Hourrah !! J’avais lu des dizaines d’articles à propos du lait chez certaines femmes dont le lait sentait fort à cause de l’action des lipases qui servent à digérer les graisses du lait, dans le but d’aider le bébé à la digestion. Certaines femmes en produisent plus que d’autres, dans mon cas, une odeur une peu rance apparaissait au réchauffage du biberon. Dans ces cas là, la solution consiste à faire chauffer son lait à 60 °C juste après l’avoir tiré ou en rentrant le soir (là encore ça dépend des femmes) pour stopper l’action des lipases. (Voir cet article très intéressant sur le lait prédigéré (c’est comme ça qu’on l’appelle) : http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/lait-predigere/). J’ai testé de faire chauffer mon lait en rentrant du travail, ça tombe bien nous venions d’acquérir un thermomètre de cuisine. Miracle ! Notre Libellule s’est mise à boire au biberon ! Jamais beaucoup d’un coup (moins de 120mL) mais comme elle continuait à grandir et à prendre du poids c’est que c’était son rythme tout simplement.

 

 

Ma douce a toujours beaucoup tété, deux heures d’affilées parfois même hors des périodes de poussées de croissance. J’avais pris le plis de m’allonger sur le canapé au début (m’asseoir était douloureux, coucou les suites de l’accouchement), je bouquinais, je regardais des films longuement, je la regardais pour profiter. Profiter, vivre dans l’instant présent chaque instant. J’étais pleine de ma préparation à l’accouchement par la méditation (expérience dont je parle ici), alors je respirais, je me raccrochais à mon ancre et je vivais à 100% ce moment.

Des bains d’ocytocine… l’ocytocine, c’est cette hormone incroyable qui est générée par l’amour, les câlins, l’empathie, l’altruisme, la coopération, la confiance… et lors de l’accouchement et des tétées. Elle est si forte, que nous ressentons moins la douleur, notre stress est atténué et un profond bien-être se diffuse. Donc, à chaque tétée – comme en méditant – il y a un moment où tout s’apaise, où je vis pleinement l’instant présent pour ce qu’il est : un moment de communion avec ma fille, que je nourri grâce à cette nature si bien faite.

 

 

Finalement, en approchant des 6 mois, il est devenu évident que je n’avais pas envie d’arrêter. Pourquoi faire ? Le tire-allaitement se passait bien, nos moments à deux se passaient à merveille. Je n’avais aucune raison de passer au sevrage. Puis, nous étions dans une période assez difficile à traverser entrainant divers déménagements subits et non choisis. L’allaitement était aussi un fil conducteur réconfortant. A ce moment, j’ai décidé de poursuivre, tant que ma Libellule le voudrait, pourquoi pas jusqu’à 2 ans ? Après tout, l’OMS recommande l’allaitement en complément d’une alimentation adaptée jusqu’à 2 ans au moins.

 

 

Tous les parents souhaitent le meilleur pour leurs enfants. Je crois que nous nous posons tous les mêmes questions, dans un même soucis de bienveillance. Nous essayons tous, à notre manière, de donner le meilleur. J’ai choisi de lui donner le sein, autant qu’elle le voudrait, chaque fois qu’elle le demanderait. Il existe mille théories différentes sur le fait de proposer le sein ou non quand elle pleure, quand elle veut dormir, quand elle a besoin d’un peu plus qu’un câlin, la nuit pour se rendormir et bien sûr quand elle a faim. J’ai passé de longues heures à retourner toutes ces questions dans ma tête. Finalement, le but de ces interrogation était simplement « que puis-je faire pour accompagner mon enfant le mieux possible dans la joie du quotidien et dans les moments plus difficiles ? ». La réponse est tellement simple que je ne peux m’empêcher de la remettre en question sans cesse : faire comme je le sens. Oui, pas de formule mathématique complexe. Juste, faire confiance à mon instinct de maman. Chaque famille est différente, chacune a son équilibre et je pense qu’il est surtout question d’être en accord avec soi, avec ce qu’on a envie de transmettre ou non.

 

 

J’ai aussi découvert il y a peu que lorsque ma Libellule se mettait à téter frénétiquement, c’est qu’elle couvait quelque chose, une fièvre, un rhume, les dents… alors tu prends le rôle du médoc et tu la laisses téter tout son saoul, même si ça dure toute la nuit par intermittence. Le lait maternel est bourré de nutriments et s’adapte sans cesse aux besoins du petit. Lorsqu’un bébé est malade, un peu de sa salive passe par les tétons et remonte les canaux lactifères modifiant ainsi la composition du lait. Des photos circulent sur Internet montrant du lait congelé avec une couleur légèrement jaune alors qu’il était blanc la veille. La différence étant que le jour où le lait jauni à été tiré, l’enfant de cette maman était malade. L’étude de ce lait a démontré qu’il était riche en anticorps comme le colostrum, le tout premier lait des premiers jours après la naissance, c’est à dire, qu’il s’est adapté à l’état de santé du bébé, pour enrichir son système immunitaire. Magique !

Avant que j’accouche, une amie qui venait d’avoir un enfant m’avait dit que finalement, ça lui convenait de ne pas allaiter parce que ça prenait beaucoup de temps. A ce moment là, je ne comprenais pas la différence de temps entre donner un biberon et proposer le sein à la demande. Ahahah. J’ai compris. Je vous ai dit plus haut que ma Libellule pouvait téter pendant deux heures d’affilées, un jour normal comme ça. Puis il y a eu les poussées de croissance, ces moments où tu oublies toute forme d’activité qui nécessite de se lever du lit ou du canapé. Où tu oublies tes interrogations sur les bienfaits ou non du cododo parce que dormir ensemble est indispensable à l’endurance d’une poussée de croissance. Alors oui, j’ai bien compris qu’allaiter prend plus de temps que de donner des biberons. Peut-être aussi que ça dépend des bébés ? Ma téteuse folle…. mais finalement, ces moments sont aussi des creux de vagues, là où tu reprends ton souffle, tu respires, tu récupères, ton shoot d’ocytocine pour tenir le coup quand c’est plus difficile, quand la fatigue te poursuit et que tu évites de faire coucou dans le miroir au risque de sursauter « Aaaah ! Ah non, c’est juste moi. ».

 

 

Il y a un an, j’aurais haussé des épaules si vous m’aviez raconté tout ça. Aujourd’hui, c’est devenu une des meilleurs expériences que j’ai vécue, un tel bouleversement quotidien que je n’aurais jamais pu vivre sans le soutien de mon compagnon. Pas tous les jours facile, mais pour rien au monde, je n’aurais fait autrement et ce n’est pas fini !

* Et vous, comment s’est passé / se passe votre allaitement ? *

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Préserver notre lien avec la nature

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  La nature est parfaite. Elle se suffit à elle-même, elle évolue en fonction de ses besoins et se crée ses propres solutions. Elle est un modèle fabuleux, une source d’inspiration inépuisable. Nous, les êtres humains, on a tendance à … Continue reading

Embrumée par des réveils au milieu des rêves

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La nuit est une parenthèse, un entre-deux où notre perception change. Embrumée par des réveils au milieu des rêves, endormie dans un bain de bien-être, hagard devant un bébé qui veut jouer…. la nuit commence, parfois sans prévenir, mais on … Continue reading