Préserver notre lien avec la nature

Prserver notre lien avec la nature

 

La nature est parfaite. Elle se suffit à elle-même, elle évolue en fonction de ses besoins et se crée ses propres solutions. Elle est un modèle fabuleux, une source d’inspiration inépuisable.

Nous, les êtres humains, on a tendance à se penser au dessus de ce qui existe. Comme si nous avions toutes les cartes en main, comme si nous maitrisions quoi que ce soit. Pourtant, c’est dans la nature que nous puisons les molécules des médicaments, que nous cherchons à recréer chimiquement ensuite. C’est dans la nature que nous puisons les formes du design de nos objets du quotidien. C’est dans la nature que nous trouvons nos matières premières.

 

 

La nature est l’essence de chaque objet. Pourtant, nous ne cessons de vouloir l’enfouir sous des hectares de béton, de reproduire chimiquement dans les laboratoires des produits que la nature ne pourra dégrader. Nous ne prenons pas garde à la distance que nous prenons avec elle. Bien sûr, partout, on nous assène de protéger l’environnement, de prendre soin de notre planète. On nous fait croire que surconsommer bio va verdir notre empreinte, notre conscience: « t’as vu j’ai acheté un sachet de quinoa bio du Pérou en plastique ». Ouais ouais.

Pourtant, je pense que c’est important de faire attention à la distance que nous prenons avec la nature. En fait, c’est même essentiel. Ce que nous créons beaucoup, nous les humains, ce sont des copies, des alternatives chimiques ou superficielles ou limitées de ce que la nature nous offre. A trop nous en éloigner, nous pouvons nous retrouver piégés, à cours de ressources si nos moyens humains arrivent au bout de leurs capacités. Alors que si nous gardons toujours un lien, que nous prenons soin de cultiver ce lien, nous aurons toujours un moyen de nous retourner, nous adapter et surtout trouver une solution pour vivre, prendre soin de nous, construire un habitat, nous nourrir. L’essentiel.

Comment cultiver ce lien si important ? En se cultivant pardi ! En s’intéressant, en la prenant à bras le corps, en la testant, en la parcourant, en lui laissant un coin sur notre balcon, cuisine, dans nos routines, dans nos vacances, dans notre quotidien.

Non non, je n’ai pas fumé la moquette (trop synthétique).

Du concret, parlons concret. Je vous ai fait une liste de ce qui me permet de cultiver ce lien tout en vivant en banlieue parisienne.

L’effet de la nature sur notre stress

Chaque jour du week-end, quel que soit la météo, j’essaye de prendre le temps de me balader dehors avec ma Libellule. Je la porte en écharpe et nous allons sentir les fleurs, les plantes. Nous écoutons les oiseaux, nous goûtons les fruits, nous caressons les troncs des arbres, les feuilles (même si à presque 1 an, ma Libellule les arrache encore, je lui explique à chaque fois tendrement qu’il s’agit de plantes vivantes). C’est un moment de connexion avec la nature en pleine conscience.

Ces moments m’apportent un profond bien-être. Je vois aussi que ce sont des parenthèses pour ma Libellule quel que soit son état d’esprit avant la balade. Elle promène ses yeux curieux partout autour, me montre de la main ce qui l’intéresse, elle balance ses jambes frénétiquement quand ça lui plait… nous revenons apaisées de notre bulle de nature.

Il est connu que la présence de la nature a des vertus de bien-être, marcher dans la forêt booste notre système immunitaire. Il existe au Japon le « Bain de forêt » : le Shinrin-Yoku, il s’agit d’une marche lente dans la forêt pour lutter contre le stress. C’est une jolie façon de garder un lien avec notre environnement.

 

 

Les multiples bienfaits des infusions

Depuis assez récemment, je me renseigne sur les apports des infusions. Je suis complètement novice sur le sujet et je les ai utilisées pour le moment à quatre reprises : les feuilles de framboisier parce qu’elles préparent le col de l’utérus lors de l’accouchement. La camomille pour son effet apaisant et qu’elle soulage les maux de tête. Le thym (avec du miel, du citron et parfois de la cannelle et des clous de girofle) pour soulager les symptômes d’un rhume. Et enfin la sauge pour apaiser un mal de gorge persistant.

L’intérêt de se renseigner franchement, est de pouvoir les utiliser à bon escient et de connaitre les précautions. Par exemple, la sauge : elle est fortement déconseillée aux enfants chez qui elle peut provoquer des convulsions.

C’est un sujet que j’aimerais beaucoup approfondir, si vous avez des bonnes références, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

 

Infusion

 

Les bienfaits des huiles essentielles

Les huiles essentielles sont puissantes. D’ailleurs, l’idée qu’elles sont interdites pendant la grossesse et chez les tous petits est fortement répandue. Pourtant, il est possible de les utiliser même pendant ces périodes sensibles, MAIS certaines seulement, dans des conditions bien précises. Je me suis munie de deux livres qui me sont d’un grand recours au quotidien:

La bible des huiles essentielles de Danièle Festy

Se soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse et l’allaitement de Danièle Festy

Je me renseigne aussi beaucoup sur le site de la Compagnie des sens: https://www.compagnie-des-sens.fr/

Je les utilise soit par voie orale, soit en application cutanée, soit en synergie avec d’autres huiles essentielles et/ou végétales.

 

Les bienfaits de la nourriture au quotidien

J’adore manger, j’adore cuisiner. Je me suis intéressée il y a un peu plus d’un an aux aliments qui permettaient de favoriser un bien-être voire de soulager des douleurs. J’avais depuis petite des douleurs aux lombaires, qui pouvaient devenir franchement persistantes à certaines périodes. Je suis donc allée voir une naturopathe pour comprendre quels sont les aliments qui peuvent faire baisser une inflammation ou au contraire la raviver.

Je suis fascinée par les qualités nutritives et les vertus que peuvent avoir les aliments. J’ai la chance d’avoir un bon métabolisme et aucune allergie, donc il ne s’agit pas de régime mais de trouver une qualité de repas qui soit bien assimilé par notre organisme, qui m’apporte exactement ce dont j’ai besoin parce que je suis dans tel état (fatiguée, malade par exemple) ou à tel moment (matin, midi, ou avant un évènement particulier).

Alors ce mois-ci, j’ai craqué et j’ai acheté Ma bible des aliments qui soignent d’Alix Lelief-Delcourt pour en savoir un peu plus. Je serai certainement amenée à vous en reparler.

 

 

Prendre en compte l’origine de la nourriture que nous mangeons

Garder un lien avec la nature, c’est aussi éprouver de la gratitude lorsque je mange ou que je cuisine, en sachant d’où viennent mes ingrédients. Comment ont-ils été cultivés ? Dans quel état d’esprit étaient les personnes qui les ont cueillis, élevés ? La terre a-t-elle été nourrie par cette culture ? Nous pouvons vivre grâce à elle, à nous de la chérir en choisissant des cultures qui en prennent soin. C’est aussi essentiel pour les animaux: on peut se préoccuper du bien-être de l’animal dont on se nourrit, manger moins de viande mais dont on connait la provenance.

Mettre les mains dans la terre

Gratter la terre, la préparer en la couvrant de feuilles mortes et d’herbe fraichement coupée. Semer quelques graines et les voir pousser. Cueillir les fruits, les légumes, sont une immense source de bien-être. S’occuper d’un jardin, d’un balcon, d’une terrasse permet de recentrer son attention sur l’essentiel. Je me ressource en plongeant les mains dans la terre. J’ai eu moins l’occasion de le faire ces derniers mois depuis mon déménagement en mai et ça me manque…

Tenir compte des rythmes du soleil

Je pense que les rythmes du soleil ne sont pas anodins et ont une influence sur notre rythme biologique. Le prendre en compte me permet d’adapter mes activités en fonction de la période de l’année. L’hiver par exemple, je suis moins vive que l’été, je charge (un peu) moins mes journées. Au niveau du sommeil aussi, je vais me réveiller plus tôt l’été et veiller plus tard le soir. Tandis que l’hiver, je resterai plus volontiers sous la couette le matin et j’ai aussi envie de la rejoindre plus tôt le soir !

Les bienfaits des huiles végétales

Elles, ce sont mes chouchoutes. Je prends un malin plaisir à regarder, analyser leurs bienfaits puis les appliquer quotidiennement. Crème de jour, crème de nuit, lait corporel, baume de massage, crème de soin… j’ai tout remplacé par des huiles végétales. Je les alterne en fonction de mes besoins: amande douce, noisette, abricot, argan, rose musquée, arnica…

On peut aussi en utiliser certaines en cuisine: olive, noisettes par exemple.

 

 

En prenant soin de cette nature qui nous environne, en nous intéressant à ce qu’elle peut nous offrir, nous aurons ainsi toutes les connaissances pour répondre à nos besoins, sans passer par le synthétique, le chimique, le béton, plus qu’il n’est nécessaire.

Et vous, quels sont vos petites habitudes pour préserver votre lien avec la nature ?

Crédits photographie (Unsplash): Luis Poletti / Colin Carter / Cole Hutson / Jannis Brandt
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Des soins doux pour mon bébé…

 

Avant la naissance de ma Libellule, je me suis interrogée sur ce qu’il fallait acheter ou se procurer pour accompagner les premiers changes d’un nourrisson. En bonne novice que j’étais, j’essayais de me retrouver dans la jungle des nombreuses recommandations et mon désir de ne pas trop alourdir notre empreinte carbone (on ne se refait pas). Je me doutais aussi que notre vie allait changer donc, tout doux, Bijoux je me devais de prendre en compte une éventuelle chute d’hormones et un branle-bas le combat organisationnel.

Je me suis concentrée au départ sur le nécessaire pour le change. Step by step. Les couches lavables sont venues dans un second temps, j’en parlerai dans un autre article.

« Vous êtes plutôt lingettes ou coton ? »

 

Les lingettes

Les lingettes ont été conçues pour pouvoir tout avoir en un seul produit: le support lingette et le produit dessus. Elles sont destinées à servir une fois et être ensuite jetées à la poubelle, c’est à dire qu’elles ont une durée de vie extrêmement courte. Le rapport ressources utilisées pour la fabrication/prix/temps d’utilisation/dégradabilité est totalement déséquilibré.

Certes, elles paraissent pratiques mais quand on les regarde d’un peu plus près, elles sont beaucoup moins sexy. Pour commencer, la lingette est souvent composée de 60% de polyester et 40% de cellulose, tandis que d’autres sont à 100% en cellulose. Le polyester émet jusqu’à 4 fois plus de CO2 que la cellulose. Ensuite, la plupart ne sont pas biodégradables, elles termineront donc probablement dans un incinérateur. D’autres sont vendues comme biodégradables mais, elles sont souvent jetées dans les toilettes ce qui cause beaucoup de dégâts dans les stations d’épuration.

→ Presles déclare la guerre aux lingettes jetées dans les toilettes

Et le produit qui les imbibes ? L’un des intérêts de la lingette, c’est qu’elle est déjà humide (souvent une base d’eau). Donc, pour les protéger d’une invasion microbienne, les industriels ajoutent à leur recette un conservateur. Là, ça devient problématique. Malgré sa mauvaise réputation, le phenoxyethanol a le vent en poupe.

 

Source: UFC Que Choisir

 

On trouve également d’autres produits aux noms barbares classés comme perturbateurs endocriniens: butylparaben / isobutylparaben / méthylparaben / éthylparaben. Vous pouvez partir du principe que s’il y a « paraben » dans le nom, c’est à proscrire.

Il y a également parfois de l’EDTA, présent pour contrer le développement des bactéries. Son problème à lui c’est qu’il est toxique pour les reins. Dommage !

Le petit dernier que j’aimerais citer est un coquin. Oui oui, il n’est pas toujours nommé comme tel dans les compositions: parfois sous le nom de parfum, il se nomme en fait phtalates. Lui, il vient attaquer le système hormonal, la fertilité, la reproduction….

Le problème des perturbateurs endocriniens, c’est qu’ils sont partout. C’est leur effet cocktail qu’on craint. Alors, on peut appliquer le principe de précaution et éviter au maximum d’appliquer des produits qui en contiennent sur la peau de nos bouts de chou. De toutes façons, il y en aura dans les jouets, leur alimentation, leur environnements, autant limiter ceux qu’on connait !

 

 

Le coton

A la maternité, il y avait une pile de cotons démaquillants carrés destinés à être utilisés avec de l’eau pour nettoyer les fesses de notre nouveau né. Le coton nécessite une grande quantité d’eau pour sa fabrication (vous pouvez relire mon article sur le sujet : ici). Là encore, le rapport ressources utilisées pour la fabrication/prix/temps d’utilisation/dégradabilité est totalement déséquilibré. Qu’il soit bio ou non, le carré de coton reste jetable et donc alourdit considérablement notre empreinte carbone (qu’on aimerait réduire, n’est-ce pas ?).

 

Côté produit pour le nettoyage

Il existe plusieurs types de produits pour le nettoyage pendant le change de nos bouts de chou:

  • le savon
  • le lait de toilette
  • une eau micellaire
  • une eau nettoyante
  • le gel lavant sans savon
  • la poudre de toilette
  • la crème de change
  • l’eau de soin

Les industriels et les sites de ventes de produits pour bébé nous l’affirment : la peau fragile du bébé nécessite des soins pour nettoyer et apaiser. Il est également répandu que les produits pour bébé sont parmi les plus sains, les moins allergènes. On nous présente souvent des packaging aux couleurs pastels, avec des jolies photos de bébés souriants en pleine santé, entourés de logo nous mettant en confiance : « lingettes douces » / « formule testée sous contrôle pédiatrique et ophtalmologique » / « naturel » / « minimise les risques de réactions allergiques »…

Des jolies photos comme celle-ci, c’est convainquant non ?

Alors oui, nous avons envie d’y croire. Pourtant, la peau des bébés est plus fine que la notre, les produits que l’on y applique pénètre facilement, y compris les substances nocives évidement.

Deux études ont été menées et ont mis en évidence que la majorité des produits pour bébé contiennent des substances irritantes voire dangereuses pour la santé:

  • L’ONG Women in Europe for a Common Future (WECF) a testé 341 produits (lingettes, shampoings, laits nettoyants…). Sur l’ensemble, 299 ont été classés dans la catégorie « ingrédients à risques élevés ». 181 produits contenaient des composants à « risques modérés ».
  • UFC Que choisir a également mené une étude sur 88 produits et présente dans un tableau les perturbateurs endocriniens et allergènes qui les compose: Tableau comparatif des substances toxiques par UFC Que Choisir

Enfin, vous avez compris : on essaye de nous vendre des tas de produits pour notre bien-être et le bien-être de notre bébé (moins pour notre porte-monnaie). En plus, la composition de ces produits porte des noms incompréhensibles ce qui ne nous incite pas à les retenir (methyl….quoi ??). En appliquant tous ces charmants perturbateurs endocriniens et allergènes, on se créé une réserve dans le corps dont on connait mal les effets cocktails, surtout au bout de nombreuses années puisque l’effet ne se montre pas de suite – sinon ce n’est pas drôle.

Heureusement, il y a des solutions simples et faciles !

 

SOLUTIONS

Les lingettes lavables:

Les lingettes lavables ont été nos alliées dès les premiers jours de vie de notre Libellule. On les a utilisées tout de suite pour le change et elles nous servent aussi pour le nettoyage des mains et du visage.

Je ne suis pas une grande couturière donc je les ai achetées chez Les tendances d’Emma, elles sont en bambou, de toutes les couleurs avec un mélange de lingettes et de petits gants (nous avons le Kit Eco-Chou Deluxe pour ceux que ça intéresse…). Le tout est vendu dans une boîte en bois fabriquée en France à partir de forêts gérées durablement. Je vous ai déjà parlé de cette marque dans mon article sur le coton, j’apprécie aussi leur démarche d’accompagner dans leur réinsertion des détenus et un ESAT.

 

 

Elles peuvent être en bambou, ou en coton bio, ou en eucalyptus. Si vous aimez coudre, vous pouvez les fabriquer vous-même, il existe plein de tuto sur Internet.

Pour le lavage, voici comment je m’organise: s’il s’agit d’un pipi, je les mets dans mon sac à couche et la lingette attend la prochaine lessive (tous les 2-3 jours). S’il s’agit d’une selle, je passe la lingette à l’eau pour un pré-nettoyage puis la mets dans mon sac à couche. Pour les novices, un sac à couche est un sac imperméable à l’intérieur qui permet, comme son nom l’indique de stocker…les couches, oui logique vous allez me dire.

J’ai donc au total 40 gants et lingettes de disponibles, cela suffit si les lessives sont bien faites tous les 2-3 jours. Bon, mais maintenant que ma Libellule est à la crèche la journée, nous en utilisons encore moins. Bref, 40, c’est suffisant pour nous.

 

Le nettoyage

Point de produits miracles qui viennent s’amonceler sur notre table à langer (qui est en réalité…le sol). J’avais fabriqué à la naissance de ma Libellule un flacon de liniment à raison de :

100 mL d’eau de chaux

50mL d’huile végétale d’amande douce

50 mL d’huile végétale d’abricot

4 g de Cire d’abeille

Le liniment permet de nettoyer les selles persistantes et de nourrir la peau MAIS il faut savoir qu’en cas d’érythème fessier (encore un nom barbare pour indiquer les rougeurs et irritations sur les fesses de notre bout de chou), l’eau de chaud brûle sur les plaies. Donc, on utilise le liniment en soin préventif, quand tout va bien.

Le problème du liniment c’est qu’il encrasse un peu les lingettes, du coup, elles demandent un prélavage ensuite.

Après avoir terminé mon premier flacon, avoir acheté tous les ingrédients nécessaires pour en refaire. J’ai finalement décidé d’arrêter notre histoire à ce moment. Oui, parce que j’ai trouvé encore plus simple: le lavage à l’eau.

Finalement, nous nettoyons les fesses de notre Libellule à l’aide d’une coupelle d’eau claire et de nos fantastiques lingettes. Et ça se passe bien. Non, ce n’est pas sale si on rince correctement.

Il est aussi possible de préparer un petite bouteille d’eau savonneuse et de rincer ensuite. J’aime bien l’idée aussi et je pense tester très vite.

 

Les soins

Pour les rougeurs et les irritations, qui peuvent survenir pour de multiples raisons (dents qui poussent, couches non supportées, digestion de certains aliments…), il n’est pas non plus nécessaire d’utiliser des crèmes savantes à la composition obscure et impénétrable. Pour les femmes allaitantes, le lait maternel est formidable : cicatrisant, hydratant, il apaisera très vite et efficacement les moindres irritations. Quelques gouttes suffisent au moment du change, si vous avez deux min pour laisser sécher c’est encore mieux. Il suffit de se presser le sein et c’est à dispo tout de suite. Et c’est gratuit !

Comme on ne peut pas se presser le sein partout, ou que notre bout de chou peut avoir un érythème en notre absence, on peut aussi appliquer de l’huile de calendula. Elle aussi apaise et est un excellent anti-inflammatoire.

Fiche complète des propriétés de l’huile de Calendula

 

 

Et vous, comment prenez-vous soin de votre bout de chou ?

 

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Embrumée par des réveils au milieu des rêves

Nuit étoilée et montgolfière

La nuit est une parenthèse, un entre-deux où notre perception change. Embrumée par des réveils au milieu des rêves, endormie dans un bain de bien-être, hagard devant un bébé qui veut jouer…. la nuit commence, parfois sans prévenir, mais on ne sait pas où elle se termine, quand elle se suspend pour mieux se poursuivre ensuite (ou pas).

Il y a les règles que l’on se donne, celles dictées par notre société, celles érigées par notre famille, celles du coeur….

« A cet âge, il devrait faire ses nuits ». « Tu lui donnes des céréales pour qu’il n’ait plus faim la nuit? ». « Moi, mon bébé, il s’endort tout seul ». « Tu devrais le laisser pleurer pour qu’il apprenne à s’endormir/se calmer tout seul ».

Saviez vous que l’heure du coucher est culturelle ? En France, on a décidé que ce serait 20h, ailleurs ce sera 19h ou même 22h et parfois 18h. Et si l’heure du coucher était plutôt celle du train du sommeil ? Celle où ma Libellule se frotte les yeux, baille, se montre plus sensible à ce qui l’entoure. L’heure de l’accompagner, de lui apporter toute l’affection dont elle a besoin, toute l’attention qu’elle demande. Oui, toute l’attention.

 

 

Chez les tous petits, le cerveau est encore immature et les parties associées à la gestion des émotions ne le seront pas avant plusieurs années (elles commencent à l’être autour de 6 ans). Ils sont totalement perméables au monde qui les entoure, une journée peut être riche en stimulations, découvertes, apprentissages… Au moment du coucher, ils vont donc relâcher toutes ces émotions liées au contenu de leur journée, il est important d’être là, de les écouter, qu’il s’agisse de babillages, de pleurs ou de mots. Le cerveau stressé des enfants sécrète du cortisol et son antidote est l’ocytocine, l’hormone du bien-être. Pour en générer et aider notre bébé à en générer aussi, un câlin est très efficace. En prime, si on est vraiment disponible pour donner et recevoir, ça nous fait un bien fou à nous aussi.

 

 

Saviez-vous la seule partie du cerveau d’un bébé qui est développé à la naissance est l’amygdale, situé à l’arrière de notre crâne. Il est le siège des émotions, pures, sans filtre, sans atténuation, sans contrôle, sans pouvoir les gérer. Apprendre à gérer ses émotions s’apprend au fil des mois, des années, pour arriver à maturation au début de l’âge adulte. Avant 6 ans, il n’y a pas de réel contrôle des émotions, de manipulation. Cela demande à différentes parties du cerveau de se développer, de créer des connections entre elles. Les petits enfants et les bébés sont en contact brut avec leur environnement et ils le vivent pleinement. C’est Isabelle Filliozat qui nous dit que les émotions sont des manifestations de la vie. Malheureusement, dans notre société, montrer et donc vivre pleinement ses émotions est mal vu. On se laisse difficilement aller à sauter de joie ou pleurer de chagrin dans une rame de métro ou un restaurant bondé. Il est plutôt de mise d’afficher un sourire polis ou un visage neutre. Quel dommage de ne pas se laisser aller à ses émotions et de les assumer clairement !

Pour en revenir au coucher, contrairement à ce que notre éducation traditionnelle véhicule, je n’ai jamais voulu laisser ma Libellule pleurer ! Déjà, si on prend le temps d’écouter ses propres émotions, c’est très difficile de laisser son bébé pleurer parce qu’on entend son angoisse, ce qui nous angoisse, nous culpabilise, nous attriste. Et que lui transmet-on comme message ? Tu peux pleurer, la porte restera close, je ne t’écoute pas. Tu peux me raconter tes émotions, je ne les entends pas, je ne viendrai pas te consoler. Donc, le bébé va s’endormir d’épuisement, puis il va progressivement comprendre qu’il ne sert à rien de taper à une porte fermée et va cesser de pleurer en se couchant. Malheureusement, il peut aussi se couper de ses émotions puisque ses parents, ses modèles, ne l’écoutent pas, cela veut donc dire ce qu’il ressent ne mérite pas d’être pris en compte. Enfin, imposer une heure de coucher qui ne prend pas en compte la fatigue de son bébé ne lui permet pas de sentir qu’il est fatigué et qu’il a besoin d’aller dormir à ce moment. Il saura juste qu’il faut se coucher à cette heure-là, peu importe ce dont il a besoin à ce moment.

 

 

Ce qui est malheureux dans cette affaire, c’est que les découvertes en neuroscience de ces dernières années (diffusées de manière très accessibles par les livres Pour une enfance heureuse et Vivre heureux avec son enfant de Catherine Gueguen), démontrent que laisser pleurer un bébé l’empêche de créer des connections optimales et des neurones dans les différentes parties du cerveau.

L’idée c’est d’utiliser son bon sens, de créer un petit rituel qui se répète tous les soirs pour que l’enfant se crée des repères et soit rassuré. De créer un environnement favorable à l’endormissement avec lumière tamisée, câlins, bataille de polochon (oui oui aussi, on rigole, on se décharge des tensions), lecture…et d’accompagner son enfant jusqu’à ce qu’il dorme. Et s’il n’a pas envie de dormir ? Peut-être que ce n’est pas l’heure pour lui, peut-être qu’un de ses besoins n’est pas comblé, qu’il a juste envie de passer du temps avec ses parents.

Et la nuit ? Cette maudite phrase répétée à chaque nouveau parents: il fait ses nuits ?

Ma Libellule dort, elle dort le temps qu’elle a besoin de dormir, elle se réveille quand elle a besoin d’être rassurée/de câlins/qu’elle a soif/ faim/ mal aux dents ou qu’elle a assez dormi.

Les bébés ne nous manipulent pas, ils ne font pas de caprices, jamais. Ils nous communiquent leurs besoins et si nous n’y répondons pas, ils cherchent un moyen d’obtenir ce dont ils ont besoin. Ce ne sont pas des petits êtres sournois et manipulateurs. Ce sont des petits d’homme au milieu d’adultes formatés dans le moule de la société,  c’est nous qui avons des ornières, eux répondent à leur curiosité et à des besoins physiologiques et affectifs.

 

 

Parfois, ma Libellule se réveille toutes les heures, ou les deux heures. Parfois, elle dort d’une traite du soir au petit matin. A chacun de ses réveils, je suis là pour la raccompagner dans son sommeil et ça ne dure que quelques minutes.

Ce que je trouve essentiel dans les habitudes avec ma Libellule, c’est d’être en accord avec notre rythme. Savoir que chaque moment que nous partageons a une fin, chaque moment est unique, que les rythmes vont et viennent de mois en mois. Rien n’est acquis. Si pendant une semaine, elle se couche à 21h, ça ne signifie pas que ce sera toujours comme ça. Si pendant une semaine, elle se réveille toutes les deux heures pendant la nuit, ça ne sera pas toujours comme ça. Je suis plutôt tranquille à ce sujet. Ne pas forcer les choses, être à l’écoute des besoins de chacun (parents et enfants), il y a plus de fluidité dans un quotidien où on s’adapte, se réadapte et où chacun est clair avec ses besoins.

 

*Et vous les parents, comment sont vos nuits, et celles de vos bouts de chou ? *

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Un déodorant pour moi

 

J’aimerais tendre vers un rapport respectueux envers la planète, pas comme un mantra qu’on se répète pour se donner bonne conscience. Non, plutôt comme un rapport sain entre deux individus: pas de tricherie, pas d’hypocrisie, de l’honnêteté et le meilleur de soi. L’idée n’est pas d’être dans la concurrence, ni dans la culpabilité, plutôt dans quelque chose de joyeux, dans le vivre ensemble avec bonheur sans se blesser l’un l’autre.

 

Tournesol bien-être

Photo by Elijah Hail on Unplash

 

Quand j’ai amorcé ma réflexion pour agir durablement sur mon empreinte carbone, j’ai surtout eu envie de m’interroger sur ce que j’utilise au quotidien.  Un produit que j’applique tous les matins, va s’user plus vite, donc je vais en racheter plus vite et jeter plus souvent. Je vais créer de la demande, influer sur sa fabrication et par conséquent produire plus de déchets ou de matériaux potentiellement néfastes pour l’environnement. C’est une bonne manière d’utiliser notre « Flouze power » et de s’impliquer au quotidien. C’est le cas du déodorant. Comme tout produit que j’applique sur ma peau, ça fait longtemps que j’en observe la composition.

 

salle de bain

Photo by Jennifer Burk on Unsplash

 

J’ai commencé par les sels d’aluminium.  Avant, je passais un temps fou dans les rayons des supermarchés pour trouver celui qui n’en contiendrait pas.

Les sels d’aluminium

  • Les sels d’aluminium sont des formes composées d’aluminium. Ils n’existent pas en tant que tels dans la nature, ils sont extraits d’un autre minerai, comme la bauxite par exemple.
  • Les sels d’aluminium sont utilisés pour bloquer la transpiration (dans les déodorants anti-transpirants par exemple) mais ils empêchent par la même occasion l’évacuation des toxines qui adorent s’échapper par nos aisselles. Le problème, c’est que si elles ne s’évacuent pas, elles sont stockées dans les glandes lymphatiques, qui sont les plus proches, d’où proviennent beaucoup de cancers du sein.  Une étude réalisée en 2016 par le International journal of cancer (pour les passionnés, l’étude est ICI : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ijc.30393/full ) met en lumière le lien évident entre l’aluminium (même à faible dose) et le cancer du sein. L’aluminium est d’autant plus susceptible de s’immiscer sous notre peau lorsque nos aisselles sont fraîchement épilées et pleines de micro-lésions.
  • L’extraction de la bauxite peut mener à d’importantes déforestations : comme en Amazonie où des milliers d’hectares ont disparu au profit d’Alunorte, une usine d’extraction d’alumine et de bauxite en 2011. Ces extractions nécessitent beaucoup d’énergie et génère des déchets qui peuvent être considérables: on connait le phénomène de boue rouge qui contient beaucoup de métaux lourds, des hydrocarbures de fluor et du dioxyde sulfuré : comme l’usine Alteo qui déverse ses boues rouges dans la mer méditerranée
  • Pour en savoir plus : l’excellent article détaillé d’Antigone XXI : Haro sur l’alu !     /    Le scandale des boues rouges dans Thalassa diffusé en septembre 2016

 

Puis, il y a eu la vague d’informations concernant le phénoxyéthanol et les paraben, ces fameux perturbateurs endocriniens (Pour rappel: un perturbateur endocrinien se fait passer dans notre corps pour une hormone, c’est à dire un messager entre deux organes, sauf que ce n’en est pas une). Maintenant, beaucoup de marques en font d’ailleurs un argument marketing en indiquant en gros « SANS PHENOXYETHANOL / SANS PARABEN ».

 

Et puis encore, la liste des ingrédients pouvant être néfastes pour notre santé à continué à s’allonger : le cyclopentasiloxane, les phtalates, les PolyEthylene Glycol… je me suis demandée s’il fallait que je me balade avec un index détaillé sous le bras quand j’achetais mon déodorant et combien d’heures j’allais passer à analyser toutes les étiquettes pour trouver la perle rare !

Il y avait bien sûr la solution d’acheter des déodorants bio, mais le prix m’a souvent effrayé et les étiquettes contenaient aussi des ingrédients que je ne connaissais pas. Puis, il y a cette réputation que ces déodorants ne fonctionnaient pas très bien. Donc, au vu du prix, je n’avais pas envie d’essayer…

Le problème de tous ces déodorants, outre la composition obscure et douteuse, c’est aussi leur emballage, qui lui, affecte la planète. Ils sont présentés la plupart du temps sous deux formes:

  • La première : les déodorants en spray. Aériens, frais, pratiques, plus hygiéniques, il y a un choix fou dans les rayons des supermarchés. Concrètement, il s’agit de gaz supracompressé dans un emballage très solide en aluminium pour le contenir sans exploser. Le contenant en soi, nécessite beaucoup d’énergie et est très polluant à fabriquer. Le contenu, lui, rejète des Composés Organiques Volatiles (COV pour les intimes), chimique à souhait, il est accusé de participer à la pollution aux particules fines.
  • La seconde : les déodorants à billes. La plupart du temps, ils sont vendus dans des contenants en plastique, donc issu de la pétrochimie. Les énergies fossiles s’amoindrissent et sont extrêmement polluantes.

Toutes ces raisons ont fait qu’un jour je me suis tournée vers les recettes maison !

 

LES SOLUTIONS

Ma toute première recette de cosmétique maison a été celle du déodorant. J’ai commencé par celle du blog Green me up qui associait huile végétale de coco et bicarbonate de soude.

L’huile végétale de coco sent bon l’été et a des propriétés apaisantes, elle est utile pour calmer les sensations d’échauffements et hydrate la peau.

 

Deodorant maison

 

Le bicarbonate de soude, lui, élimine les mauvaises odeurs. Vous pouvez faire le test dans votre frigo et mettre une petite coupelle de bicarbonate, cela assainira le délicieux air que vous humez lorsque vous ouvrez la porte (surtout lorsque vous avez oublié de mettre la fourme d’Ambert dans un tupperware). Il a donc une place de choix dans la composition de notre déodorant.

Pour ce premier déodorant, j’ai choisi le contenant d’Aromazone en stick de 50mL. L’inconvénient est qu’il est en plastique. Il est aussi intéressant de savoir comment l’ouvrir parce qu’il n’y a aucune indication chez Aromazone. En fait, il faut le retourner, retirer la petite molette et remplir par là.


Voici la recette que j’ai suivie:

Ingrédients (pour un stick de 50 mL):

25 g d’huile végétale de coco

15 g de bicarbonate de soude

15 g de fécule de pomme de terre

2,5 g de cire de candelila

10 gouttes d’huile essentielle de palmarosa

Faire fondre au bain-marie l’huile végétale de coco et la cire de candelila. Lorsque le mélange est homogène, rajouter lentement le bicarbonate de soude et la fécule de pomme de terre tout en fouettant énergiquement. Ajouter les gouttes d’huile essentielle, mélanger puis verser dans le stick de déodorant tant que c’est chaud. Le mélange va figer, une fois refroidis, vous pouvez le mettre au réfrigérateur pour accélérer la prise.

La fécule de pomme de terre va absorber l’humidité de la transpiration.

La cire de candelila va permettre au déodorant de ne pas fondre en cas de température supérieure à 20•C, ce qui est plutôt utile l’été. Elle peut être remplacée par de la cire d’abeille.

L’huile essentielle de Palmarosa est antibactérienne, elle peut s’utiliser seule (une goutte ou deux sous les aisselles par exemple) ou dans le cadre de notre déodorant. Elle a aussi des vertus régénératrices, utile en cas de petites lésions ou de boutons. Mais, c’est aussi une huile dite « abortive » qui peut provoquer malaise et fausse couche chez les femmes enceintes. Elle est à proscrire chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes. Pour plus d’infos : Fiche HE Palmarosa


J’ai beaucoup aimé utiliser ce déodorant. Efficace, agréable à l’odeur, hydratant… mais un jour je suis tombée enceinte et autant dire qu’avec les propriétés abortives de l’huile essentielle de palmarosa, il s’est rapidement retrouvé de côté ! Il est d’autant plus conseillé les trois premiers mois de grossesse d’éviter toutes les huiles essentielles, je n’ai donc pas cherché à remplacer celle de Palmarosa. Il s’est avéré après renseignements ensuite qu’avec des précautions, certaines huiles essentielles sont utilisables pendant la grossesse, mais c’est un autre sujet (passionnant) dont je parlerai plus tard. J’ai donc décidé d’essayer un autre type de déodorant : le bicarbonate de soude. Oui, celui-là même tout seul !

L’idée est d’en prendre une pincée et de l’appliquer sous les aisselles en époussetant l’excédent pour éviter les irritations. J’ai utilisé cette méthode sans soucis pendant une année environ, mais il y a peu, j’ai commencé à avoir quelques rougeurs. Puis, impossible de mettre du bicarbonate après une épilation sinon ça me picote sous les aisselles pendant les heures qui suivent.

J’ai donc eu envie de trouver une solution applicable pendant toute la durée de mon allaitement (que j’aimerais prolonger jusqu’aux 2 ans de ma Libellule donc une solution sur le long terme).

J’ai donc opté pour deux possibilités:

après l’épilation, j’applique une noisette de gel d’aloé vera que je conserve au frais. Cela m’apporte une sensation de fraicheur et associé à des vêtements en matières naturelles, donc respirants, ça me permet de ne pas sentir mauvais en cas de chaleur. L’aloé vera étant cicatrisant, les micro lésions sont vites réparées.

pour le quotidien, j’ai testé une nouvelle recette inspirée de celles du blog slow-cosmetique à base d’aloé vera, d’arrow root et de bicarbonate de soude:

 

Aloé vera

 

DEODORANT A L’ALOE VERA (pour environ 30 mL)

15g de gel d’aloé vera

(propriétés : astringente, purifiante, hydratante, anti-inflammatoire, cicatrisante, miraculeuse, oui oui !)

9g d’hydrolat de fleur d’oranger

(propriétés: régénérante, tonique, calmante et puis ça sent bon !)

0,15g de gomme xanthane

(propriétés: augmente la viscosité)

3g de bicarbonate de soude

(propriétés: agent déodorant, entre autres hein!)

3g d’arrow root

(propriétés: agent épaississant, agent absorbant et purifiant, apporte un effet velouté)

7 gouttes de conservateur Cosgard

(propriétés: préserve les préparations maison à base d’eau ou de gel végétal des bactéries, moisissures etc)

6 gouttes d’huile essentielle de lavande fine (ou lavande vraie)

(propriétés: je ne peux pas résumer les propriétés de cette huile à tout faire, adaptée à tous : femme enceinte et allaitante, nourrissons, enfants et adultes : Fiche HE lavande fine)

 

 

J’ai choisi d’essayer un autre contenant puisqu’il s’agit d’un déodorant à bille : le flacon est en verre et seuls la bille et le capuchon sont en plastiques. Je les ai achetés par cinq (en vue d’en offrir autour de moi), chez Slow cosmetique.

J’aime la texture crémeuse de ce déodorant. Il est facile à appliquer, je n’ai jamais eu de trace sur les vêtement et il améliore immédiatement les mauvaises odeurs. L’odeur des huiles essentielles est assez forte au moment de l’application mais elle s’évapore sans perdre de son efficacité. Il m’arrive en cas de stress, chaleur, sport d’en remettre dans la journée, ce qui ne me dérange pas vu que le flacon se glisse sans problème dans mon sac à main.

 

Fabrication déodorant maison

Ce que je changerai la prochaine fois: les huiles essentielles. J’aimerais une odeur soit plus citronnée soit plus fleurie.

*Et vous quelles solutions durables et respectueuses de la planète avez-vous trouvées en guise de déodorant ?*

 

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Le grand déballage #2

En ce début de mois de mai, je poursuis ma réflexion autour des aliments en vrac et de l’intérêt (ou pas) des emballages. Oui, chacun ses petits travers….

Je vous proposais dans mon dernier article de vous équiper pour les achats d’aliments en VRAC (voir Le grand déballage #1 ). Parce que les emballages et suremballages nous encombrent: ils remplissent nos poubelles, ne servent qu’au transport du magasin à la maison et en plus, ils conditionnent les quantités que nous achetons et contribuent au gaspillage alimentaire.

Ce mois-ci, je vous propose de passer à l’action et d’acheter les aliments suivants en vrac:

  • céréales
  • légumineuses
  • fruits
  • légumes

Source: Consoglobe.com

Pourquoi ces aliments précisément ?

Les fruits et les légumes en vrac sont facilement trouvables. Ils sont parfois emballés individuellement ou lavés et prédécoupés dans le but de vous faire gagner du temps. En général, dans ce cas, vous perdez de l’argent parce que ça coûte plus cher que le vrac. A raison d’une barquette en polystyrène non recyclable + du film plastique pour fermer la barquette pour deux carottes en bâton ou un plastique toujours non recyclable pour un chou-fleur, le bilan carbone s’alourdit lourdement…

Les céréales et légumineuses emballés sont susceptibles d’être contaminés par des hydrocarbures. En effet, l’ONG Foodwatch a testé de nombreux aliments vendus notamment dans nos supermarchés français. Le résultat est sans appel : des traces d’huiles minérales (dérivées du pétrole) ont été retrouvées dans de nombreux aliments emballés dans du papier ou du carton recyclés :pâtes, riz, lentilles, couscous etc. Ces aliments sont d’autant plus souillés qu’ils restent longtemps en contact avec leur emballage. Foodwatch y a trouvé des hydrocarbures aromatiques (MOAH), suspectées d’être « cancérogène, d’altérer le patrimoine génétique et de perturber le système hormonal », tandis que les hydrocarbures saturés (MOSH) présents dans 9 produits sur 10 testés lors de cette étude, s’accumulent dans nos organes. Sympa. Pourtant, il s’agit d’emballages recyclés, comme quoi, le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.
Pour parer à cette contamination, il a été évoqué l’idée de mettre un plastique entre l’aliment et l’emballage. Bienvenue Suremballage !

En plus d’être contaminés, ces emballages nous sont facturés : ils représentent environ 20% du prix d’un produit, à cela s’ajoute le prix de la collecte et du retraitement des déchets. Oui, oui, nous payons ce que nous mettons directement à la poubelle.

Enfin, il est évident que la production et la fabrication des emballages nécessitent de l’énergie et beaucoup de matières premières.

Je vous rappelle qu’on parle toujours d’emballages de vente (qui contiennent directement le produit vendu)  et des emballages groupés (qui maintiennent plusieurs emballages de vente et leurs produits ensemble). Ca fait beaucoup de vices pour quelque chose qui va inéluctablement terminer à la poubelle ! Coût, santé, énergie, matières premières...

 

 

LA SOLUTION

Le vraaaaaac. Le vrac, le vrac, le vrac ! Oui mais où est-ce que je trouve céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac ?

Source: Mr Mondialisation

  • Le marché: fruits secs et frais et légumes en tout genre dans une ambiance foisonnante et conviviale
  • Les coopératives Biocoop sont les premières à avoir ouvert des rayonnages de vrac. Suivant les magasins, il n’y a pas forcément les mêmes aliments mais de manière générale on y trouve pâtes, riz, lentilles (vertes, corail…), haricots et fruits secs et frais et des légumes qui proviennent parfois du coin. Si vous avez de la chance, vous trouverez des pépites de chocolat en vrac (c’est chouette dans le bol du petit déjeuner !).
  • Les magasins bio en général se mettent au vrac, vous y trouverez certainement votre bonheur.
  • Le vrac a le vent en poupe, peut-être qu’une épicerie comme Day by Day ou la Recharge a ouvert près de chez vous ?

 

 

Et si vous ne savez pas où se trouve ces magasins autour vous, il y a une application pour ça : Consovrac, cette appli vous dit où trouver du vrac autour de vous, dans n’importe quel magasin, supermarché ou épicerie.

Le vrac va aussi permettre des faire des économies : à produits équivalents les aliments en vrac sont moins chers, puisque vous ne payez pas l’emballage.

Et vous pouvez n’acheter qu’une poignée de lentilles si vous avez prévu des lentilles dans la semaine plutôt que 500g ou 1K et vous retrouver avec un stock de lentilles pendant 6 mois, qui va vous prendre de la place inutilement.

Idem avec vos légumes: plutôt que prendre une barquette de courgettes, alors que n’avez besoin que de deux courgettes, cela vous évitera de les jeter parce que ça n’était pas dans vos menus de la semaine et qu’entre temps elles ont moisi.

 

 

J’ajouterais aussi le plaisir qu’il y a à se servir en vrac : choisir ses fruits, ses légumes, son riz complet ou semi-complet… J’adore inspecter mes pommes ou mes courgettes pour qu’elles correspondent à ce que je veux en faire ou sentir glisser mes flocons 5 céréales dans mon sac à vrac avant de les mettre dans mon bocal. Je me sens plus en phase avec la nourriture et moins manipulée par le marketing.

Ce même plaisir se prolonge dans la cuisine au moment de préparer le repas, parce que j’ai choisi mes aliments pour ce qu’ils étaient réellement et pas grâce à la blague sur l’emballage !

 

BILAN:

  • Vous pourrez réduire de 40% le  contenu de votre poubelle
  • Vous allez faire des économies en achetant la juste quantité au prix juste
  • Vous participerez à la réduction du gaspillage alimentaire
  • Vous allez découvrir de nouvelles légumineuses
  • Vous aurez (peut-être) des pépites de chocolat en vrac !

Et vous ? Avez-vous commencé votre transition vers le vrac ? Comment ça se passe ? N’hésitez pas à raconter votre expérience en commentaire !

 

 

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Le grand déballage #1

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Après s’être fait oublié quelques années, le vrac revient en grandes pompes ! Ca tombe bien, puisqu’on aimerait continuer à réduire notre empreinte carbone, se libérer de quelques emballages devrait convenir à notre affaire. Pour l’éco-solution de mars, je vous propose de nous intéresser de plus près aux emballages et suremballages et de commencer à nous équiper pour accueillir le mois prochain quelques victuailles en vrac.

Mais tout d’abord, je me suis demandé pourquoi le vrac a-t-il disparu ? Avant les années 60, c’était l’avènement du vrac, les petits commerçants étant les seuls distributeurs des denrées alimentaires, la plupart vendaient céréales, fruits, légumes, lait, fromages, viandes etc. en vrac. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’en mai 1957, un magasin d’un nouveau genre a ouvert à Paris : La Grande Epicerie Bardou. Ce premier supermarché français s’est interrogé sur le libre-service: comment rendre accessible les denrées alimentaires et autres, en grande quantité et en accès libre sur les étalages ? En les emballant individuellement pardi ! En prêtant en plus à cet emballage des vertus conservatrices et hygiéniques, cartons et plastiques sont devenus fantastiques !

On peut distinguer différents types d’emballages:

  • l’emballage de vente : celui de vos pots de yaourt par exemple ou le sachet plastique qui entoure votre kilo de nouilles. Ou encore le sac plastique qui emballe individuellement votre mangue.
  • l’emballage groupé: c’est le carton qui regroupe vos huit yaourts ou le plastique qui vous permet d’acheter trois paquets de nouilles en promotion. C’est aussi celui qui regroupe dix paquets de riz pour faciliter la mise en place sur les étalages.
  • l’emballage de transport : il s’agit de celui qui permet de passer de l’usine au distributeur, de permettre la manutention du produit. Celui-ci, en tant que consommateur, nous n’avons pas d’influence dessus.

Les emballages qu’il nous intéresse de réduire ou d’éliminer sont donc les emballages de vente et les emballages groupés. Ces derniers peuvent aussi être nommés suremballages. Ce sont ceux qui envahissent nos poubelles à hauteur de 40%.

 

 

L’emballage groupé ne nous sert que pour emmener notre produit du magasin à la maison : arrivés à destination, nous nous empressons de jeter ce suremballage. Avec un peu de chance, il est en carton et sera recyclé mais s’il est en plastique, il viendra seulement alimenter les ordures ménagères.

Quant à l’emballage de vente, il nous permet d’avoir des doses individuelles. Il y a deux points qui me posent problème :

  • Les industriels proposent des aliments, emballés dans un premier emballage puis emballés ensuite individuellement comme le sont souvent les gâteaux. Le prétexte est de faciliter la vie du consommateur qui n’a qu’à glisser dans son sac sa (microscopique) portion de gâteau, ou barre de céréales par exemple. Tous ces emballages génèrent énormément de déchets.
  • Le deuxième point qui m’ennuie : les aliments sont vendus dans une quantité que l’industrie a choisi pour nous: si nous voulons moins, nous nous retrouvons avec plus et si nous voulons plus, nous achetons deux fois le produit proposé alors que nous n’avions pas besoin d’autant. Pas si pratique que ça finalement. Ni économique.

Mais voilà, c’est comme ça, nous nous sommes habitués aux quantités proposées et adaptés à l’offre que nous avions. Mais si c’était l’inverse ? Et si nous faisions à nouveau entrer en ligne de compte notre super pouvoir (mais de quoi elle parle ??).  M’enfin, vous savez : votre porte-monnaie, le flouze power quoi. Vous connaissez la chanson : en tant que consommateur, nous choisissons ce que nous voulons acheter. Et je vous propose d’investir dans le vrac. Tadaaaaam !

LA SOLUTION

Le vrac, ce sont ces rangées de bacs et de trémis que l’on trouve dans des coopératives bio, des épiceries de vrac, les marchés et même certains supermarchés. Céréales, légumineuses, oléagineux, fruits, légumes, gâteaux, vins, huile… la plupart des aliments que nous consommons peuvent se retrouver en vrac. On se sert dans un récipient qu’on nous met à disposition ou qu’on a apporté, on choisit la quantité que l’on souhaite, on pèse, on paye et nous voilà repartis ! Simple comme bonjour.

 

Source: Zéro waste France

 

En plus, nous pouvons choisir la quantité dont nous avons besoin.

En plus, nous sommes en contact direct avec le produit, nous choisissons le produit pour ce qu’il est, pas parce qu’il y a une blague drôle sur le packaging.

 

 

Alors, ce mois-ci, je vous propose de nous équiper pour recueillir nos aliments en vrac que ce soit pour le transport ou la maison. Pour avoir un objectif que nous tiendrons dans le temps, ciblons ces aliments: les céréales, légumineuses, fruits et légumes (frais ou séchés). C’est un bon grand premier pas.

DU MAGASIN A LA MAISON: LES SACS A VRAC

Les sacs à vrac peuvent avoir différentes tailles, selon qu’ils servent aux céréales ou aux légumes. Nous les remplissons dans notre magasin de vrac et nous repartons avec, les lavons et les réutilisons pour les prochaines courses.

Vous pouvez les acheter, les fabriquer, les customiser… Les sacs sont pratiques pour les céréales, les fruits secs, les fruits, les légumes…tout ce qui est sec. Ca tombe bien pour cette première étape c’est parfait. J’ai trouvé les miens en magasin bio, mais il y en a partout sur le web ou dans votre fournisseur de vrac.

Si vous les fabriquez, vous pouvez prendre un tissu de récup’, le plus léger possible. Si votre tissu est un ancien rideau par exemple et que vous êtes soucieux du poids qu’il pèse, vous pouvez le noter quelque part dessus pour que les commerçants le déduise ensuite.

 

LE STOCKAGE A LA MAISON

Comment stocker ensuite les produits que nous avons acheté en vrac ? Vous pouvez récupérer des bocaux chez Emmaüs, en brocante, ou les acheter et collectionner les jolies boîtes en métal, dans lesquels vous mettrez vos aliments. La taille dépend de votre consommation de ces aliments.

 

 

Commencer par s’équiper, c’est aussi débuter par une prise de conscience, prendre le temps de réfléchir à la place que ces emballages prennent dans notre poubelle. Prendre le temps de trouver les contenants qui nous plaisent, les customiser, pourquoi pas en profiter pour réorganiser les étagères, les tiroirs de la maison… Passer au vrac c’est un vrai plaisir, si si vous verrez !

En avril, nous passerons à la seconde étape de cette éco-solution : acheter des céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac et trouver où les acheter !

Et vous, avez-vous commencé à vous équiper pour le vrac ? N’hésitez pas à me raconter votre expérience en laissant un commentaire !

 

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Poser une ancre dans le sable…

Pendant ma grossesse, l’année dernière, je souhaitais vivement trouver des cours de préparation à l’accouchement qui répondent à mes angoisses sur le jour J. J’avais pensé à l’haptonomie, indiqué « Pour des couples qui se sentent prêts à développer une écoute perceptive très fine de leur bébé » d’après Attendre bébé…autrement de Catherine Piraud-Rouet et Emmanuelle Sampers-Gendre, qui m’a fidèlement accompagné du deuxième trimestre jusqu’à la naissance de ma Libellule. De cette manière, le papa pourrait communiquer davantage avec ce bébé que je ressentais déjà si profondément. Mais je n’ai pas trouvé de séances d’haptonomie proche de chez moi, seulement sur Paris et je n’avais pas envie d’avoir à prendre les transports à la fin de mon troisième trimestre.
Ma sage femme, (une femme formidable, très à l’écoute) m’a proposé des séances en petit comité: trois mamans et les papas qui le souhaitaient, en gardant le même groupe jusqu’à la fin des séances. J’ai donc opté pour ces cours, que je préférais à ceux plus impersonnels donnés à la maternité. Malgré le côté intimiste de ces moments, j’avais aussi envie de profiter pleinement de cette grossesse, j’étais heureuse et je voulais profiter de chaque instant, capturer ces moments uniques pour les garder en moi.
C’est en recherchant des livres pour m’accompagner dans mes questionnements que je suis tombée sur le livre de Nancy Bardacke : Se préparer à la naissance en pleine conscience. Je n’avais pratiqué la méditation qu’une fois très fugace dans un environnement bruyant et n’en avais pas vraiment compris les bienfaits. Cependant, j’étais à ce moment charnière de ma vie, et je voulais vivre chaque instant avant qu’il ne m’échappe. Je suis aussi très sensible à la communication non-violente et la méditation de pleine conscience y est souvent associée.
J’ai donc acheté ce livre, très motivée. Il s’agit du programme MBCP (Mindfulness-Based Childbirth and Parenting) en 9 semaines, pour nous accompagner dans nos sensations, nos sentiments, nos questionnements vis à vis de l’accouchement, la gestion de la douleur le jour J et je l’ai compris plus tard: à nous préparer aussi à la vie de parents.

Nancy Bardacke accompagne un groupe de huit couples de parents et nous immerge dans ses séances, qu’elle donne une fois par semaine pendant trois heures environ. Nous suivons ces couples dans leurs cheminements tout en apprenant en même temps qu’eux des exercices de pleine conscience, entre respiration, yoga et méditation.

J’ai lu une première fois le livre en entier, comme conseillé, avant de me lancer au sixième mois de ma grossesse.
Au commencement, on nous propose de cultiver des attitudes pour aborder la méditation et favoriser notre bien-être :
– l’esprit neuf du débutant
– le non-jugement
– la patience
– le non-effort
– la confiance
– l’acceptation
– le laisser « être »
– la bienveillance

Chaque semaine de nouveaux exercices sont proposés de manière progressive, nous apprenant à faire de la respiration notre alliée en toutes circonstances. J’ai donc appris à prêter attention à des moments précis, à me recentrer sur les sensations de mon bébé en train de bouger et à en profiter pleinement. J’ai pratiqué des « scans corporels« : il s’agit de porter son attention sur chaque partie de son corps et de prendre conscience de nos sensations sans chercher à les modifier….

Il y a de multiples autres exercices mais ceux-ci sont ceux qui m’ont le plus marqués. J’y ajouterai aussi tout le travail autour de la douleur: en apprenant à poser des mots sur les sensations que nous pourrions ressentir le jour de l’accouchement, rend la douleur plus abordable. Parler de brûlures, tiraillements, pression m’a permis de mieux appréhender la naissance. J’avais très peur de l’accouchement, en partie à cause de la douleur qui m’était inconnue. Grâce aux différents exercices de pleine conscience, associés aux cours de ma sage-femme, j’ai trouvé différents mécanismes qui m’ont permis d’avoir moins peur pour le jour J.

Je n’ai pas fait tous les exercices avec une régularité exemplaire jusqu’au bout, mais de la fin du deuxième trimestre à l’accouchement, j’ai pratiqué la méditation tous les jours. Je peux vous dire franchement que ça a complètement bouleversé ma notion du temps.

Alors vous allez me demander quel est le rapport avec la choucroute, et je vais vous répondre.

Ne penser qu’à sa respiration. Petit à petit, je me suis imaginée en pleine mer, mais pas trop loin non plus hein, que je puisse vite retrouver mes proches. L’horizon à perte de vue, pas de limite, un ciel bleu et le soleil doux. La respiration était comme une ancre qui venait s’inscrire dans le sable au fond de l’eau, pour me stabiliser.
On apprend dans ce livre à compter sur sa respiration, parce qu’elle est toujours là, quel que soit le contexte. En pleine tempête, on peut prendre le temps d’inspirer, puis d’expirer, de poser son ancre au fond de l’eau pour prendre un temps pour soi, sortir d’un trop plein d’émotion avant d’affronter une situation. Ce qui permet de prendre du recul, de relativiser et d’observer nos pensées, qui ne sont « que » des pensées. Et surtout, ça permet d’être pleinement présent dans cet instant. Pas en train de préparer mentalement la journée de demain, ni de ressasser la demande invraisemblable au boulot ou de planifier un rendez-vous dans votre agenda overbooké. Non, vivre en pleine conscience c’est reprendre la maîtrise de votre temps, c’est choisir ce que vivez et en profiter à fond.

La métaphore de la vague me suit chaque jour depuis : je m’explique. Les contractions sont comme une vague : elles vont et elles viennent, pendant un temps elles sont là (environ une minute), on est en haut de la vague, pendant un autre, il n’y a pas de douleur, nous sommes en bas de la vague. Si pendant le temps où on n’a pas mal, on ne pense qu’à la contraction qui arrive, alors, on ne récupère pas, on ne profite pas de ce vrai moment de pause. On est alors en souffrance tout le temps, à alterner douleur et appréhension de la douleur. On peut aussi choisir de profiter de ce moment de pause pour respirer, profiter, se détendre, pour mieux supporter ensuite le moment difficile de la contraction. Dans la vie, cette vague s’applique chaque jour, notamment dans notre nouvelle vie de parents: parfois, nous sommes déboussolés, épuisés par les pleurs de notre Libellule que nous ne parvenons pas à calmer malgré toute la bienveillance que nous lui portons. Mais la plupart du temps, ce sont des sourires, des rires, des câlins, des jeux et profiter pleinement de ces moments de partage nous donne plus de force pour surmonter ceux qui sont plus difficiles.

Alors quand on me répète jour après jour:  » ça passe trop vite » en parlant de ma Libellule ou de tout autre chose, je souris bêtement parce que expliquer tout ce que je viens de raconter serait trop long. Mais en fait ça va, si je sens que le temps m’échappe, que j’ai la tête dans le guidon ou que je suis en train de paniquer, il y a toujours un moment où je me souviens que je peux appuyer sur pause. Je peux prendre de grandes respirations, même pour trois respirations, poser mon ancre dans le sable et prendre du recul, ou profiter de l’instant présent suivant mon besoin.

Et vous, quels sont vos astuces pour profiter pleinement du moment présent ? De votre quotidien ?

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Moins mais mieux: la viande

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Pour notre second volet au sujet de l’alimentation,  j’ai choisi de vous parler de… (roulement de tambour) la viande ! Elle a la première place sur le podium de l’empreinte carbone que nous cherchons à réduire. En effet, l’élevage émet à lui seul environ 14% des émissions de gaz à effet de serre. La viande, c’est un sujet qui hérisse un peu les poils parce que c’est un héritage culturel: la cuisine traditionnelle est essentiellement composée de viande: boeuf bourguignon, blanquette de veau, poule au pot etc. Alors, il y a ceux qui freinent des quatre fers, ceux qui ont choisi de ne plus en consommer du tout et il y a ceux qui ont décidé de réduire leur consommation en choisissant soigneusement la viande mangée. Je vous propose de vous lancer sur la voie de cette troisième catégorie. Mais tout d’abord, pourquoi ?

L’ELEVAGE INDUSTRIEL

L’élevage industriel appelé aussi élevage intensif est dans une logique productiviste : l’important c’est le rendement. On enferme un maximum d’animaux dans un espace restreint pour produire plus, plus vite. L’idée c’est d’optimiser, au détriment de la qualité et de l’environnement.

La ferme s’est donc transformée en usine et les plaines fertiles en champs de céréales transgéniques destinés à nourrir les animaux que nous mangerons ensuite. On importe considérablement  ce qui nécessite beaucoup de transports et d’énergies fossiles. Savez-vous que 50% des céréales et légumes cultivés sur Terre sont destinés à l’élevage ? Pour répondre à la demande, on augmente progressivement les surfaces en grignotant par exemple la forêt Amazonienne pour planter du soja transgénique destiné à l’élevage (cela 91% de la déforestation Amazonienne, bien pire que l’huile de palme !) . Donc, on substitue une partie du poumon de notre planète pour nourrir les bêtes que nous mangerons, ensuite tout en mettant en danger la biodiversité et en augmentant l’érosion des sols. Est-il nécessaire de dire que nous marchons sur la tête ? La majorité des ces cultures étant en agriculture intensive, les pesticides et l’eau sont utilisés à gogo détériorant les sols et les nappes phréatiques.

Les usines d’animaux se multiplient, après la ferme des mille vaches, il y a aussi la porcherie des quinze mille porcs dans la Marne, ou des deux cent cinquante mille poules pondeuses dans la Somme. Entretenir autant de bêtes dans un si petit espace nécessite quelques soins particuliers : il faut beaucoup d’eau pour nettoyer les sols en béton et des antibiotiques en prévention pour éviter les risques sanitaires. Sans compter les déjections  susceptibles de polluer en répandant des nitrates et des phosphates. Quant au bien-être animal, il est inexistant : très peu d’espace pour se déplacer, peu voire pas de lumière du jour. Puisqu’il faut du chiffre, on ne fait pas dans la dentelle.

Pour 1kg de viande de… Source: www.consoglobe.com

C’est vertigineux, si on réfléchit deux secondes : « Tiens, ce midi je mangerais bien un rôti de porc, j’ai une petite recette pas piquée des hannetons qui demande deux heures de cuisson à basse température que je te ferai bien goûter. Tu m’en diras des nouvelles ! « . Sauf que voilà, votre rôti de porc provient d’un de ces élevages. Moi, je trouve qu’il en perd de sa saveur (déjà qu’il ne doit pas en avoir beaucoup !), c’est dommage d’avoir pris le temps d’aussi bien le cuisiner alors qu’il y a de grandes chances qu’il vienne d’un de ces élevages. Pierre Rabhi a d’ailleurs dit à ce sujet que « des protéines issues de la souffrance animale sont forcément nocives pour nous ».

D’ailleurs, le problème en supermarché, c’est que souvent, il est difficile de connaitre la provenance de la viande. Le collectif « Viande de nulle part » en a fait un combat et va régulièrement coller des étiquettes sur les barquettes de viande dont l’origine est inconnue.

Heureusement, grâce à notre porte monnaie, on peut reprendre  le pouvoir sur le contenu de notre assiette et lutter contre l’élevage industriel ! On réduit considérablement notre empreinte carbone, ce qui est bon pour notre planète !

LA SOLUTION

Comme il faut bien commencer quelque part, je vous propose de réduire votre consommation de viande à une fois par jour. « La vérité sur la viande » : ouvrage collectif de scientifiques, politiques et journalistes nous informe qu’une famille de 4 personnes qui mangent un steak « cela équivaut à peu près en termes d’énergie à conduire une voiture pendant trois heures en laissant toutes les lumières allumées chez soi« . Si vous faites attention à votre consommation électrique, remplacer un steak par des protéines végétales n’est pas un pas si compliqué à sauter. Toujours dans « La vérité sur la viande » on apprend que  » Si les américains se privaient de viande un jour par semaine, ils épargneraient l’équivalent, en émission de gaz à effet de serre, de 46 millions d’allers-retours New-York Los Angeles en avion ». Bon allez, on est d’accord, on peut faire un effort ?

Pour ma part, j’ai choisi de manger végétarien le midi et de manger de la viande le soir. Lorsque j’ai commencé ce défi, il y a un an, je me suis aperçue que les lardons, le jambon, les nuggets, les rillettes et le saucisson étaient aussi de la viande. Oui, personne n’est parfait, pour moi c’était des basiques de mon quotidien : que ce soit dans les poêlées, les quiches ou les gratins, il était évident que j’allais y ajouter des lardons ou du jambon. J’ai dû désapprendre ce réflexe et découvrir comment cuisiner des plats végétariens avec des protéines végétales. C’est à dire cuisiner plus de légumineuses (pois chiches, haricots rouges, blancs, lentilles…), de céréales complètes et d’oléagineux (noix, noisettes, graines de tournesol…).

D’autre part, autant choisir soigneusement la viande que nous allons manger. En dehors de l’élevage industriel, il y a les petits producteurs et petites fermes à taille humaine qui prennent soin de leurs bêtes, tout en préservant la biodiversité (respect des alternances des champs entre repos et pâture, diversification des céréales) et soignent les animaux avec moyens naturels ou homéopathiques. Je vous vois déjà faire les gros yeux « oui, mais tu as vu le prix de la viande ?? ». C’est tout l’intérêt de n’en manger qu’une fois par jour voire moins. Quand j’en mange au moins je sais d’où elle vient. Je dois cependant encore faire des efforts sur le jambon, nuggets et cordon bleu qui sont industriels, surtout que les deux derniers ne sont pas compliqués à faire maison. Chacun va à son allure, le tout c’est d’avancer !

Mon plus gros déclic au sujet de la qualité de la viande c’est lors de mon voyage au Japon en 2015. Les viandes que j’ai dégustées là-bas étaient à tomber: poulet, porc, boeuf… elles étaient toutes délicieuses, avec un vrai goût. Quand je suis rentrée, je n’avais plus envie de piocher dans les grosses barquettes en polystyrène en promotion avec 20 cuisses de poulets insipides.

En choisissant leurs produits, nous les incitons aussi à produire tout en étant respectueux de l’environnement. C’est toujours la même histoire : nous choisissons où l’argent de notre porte monnaie va.

BILAN

  • Deux fois moins de viande locale, bio permettrait de réduire de 36% les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole et de 8% les émissions totales
  • La biodiversité est préservée si nous choisissons les petits producteurs
  • Des fortes économies en eau, transport et énergie
  • Nous participons à l’économie locale
  • Notre alimentation est plus diversifiée
  • La viande que nous mangerons sera bien meilleure

Alors, vous vous lancez ? Vous avez déjà commencé ? N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaires !

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Tout contre toi

Aujourd’hui, je vais m’écarter un peu des éco-solutions (mais pas tant que ça) pour vous parler un peu de moi, un peu de nous… Je suis maman depuis deux mois et demi maintenant et je découvre cette nouvelle vie avec un plaisir que je n’aurais pas soupçonné avant.

Avant l’accouchement, j’ai participé à un atelier de portage. Après 9 mois passés dans mon ventre, je n’imaginais pas ma Libellule ailleurs que tout contre moi. Besoin de proximité, que mon bébé se sente en sécurité, une façon de partager qui je suis aussi en l’emmenant partout où je vais. Je souhaitais savoir dans quel type d’écharpe j’investirai, comment porter mon bébé et être à l’aise avant le jour J. C’est un atelier en deux parties : la première pour découvrir le portage et les différentes formes, matières qui existent, apprendre un premier noeud pour débuter. La seconde partie est pour apprendre d’autres noeuds, ajuster avec le bébé qui est né. Je n’ai pas encore été au deuxième atelier qui aura lieu à la fin du mois.

En plus d’une très belle rencontre, j’y ai appris ce qu’était concrètement le portage physiologique, l’importance que l’écharpe ou le porte-bébé respecte le corps de l’enfant et du porteur. Ca m’a plu : on pouvait donc porter tout en se respectant mutuellement. (Pour plus d’information : www.portersonenfant.fr  ou sur jeportemonbebe.com/faq/les-interets-de-porter-son-bebe).

J’ai craqué pour une écharpe Osha en taille 5, mon compagnon, plus grand en a acheté une en taille 6. Leur prix est élevé mais elles sont tout simplement sublimes et très confortables ! Il existe beaucoup de matières et mélanges de matières différentes, pendant l’atelier, on nous a conseillé le coton, le coton + lin, le coton + chanvre ou le coton + soie pour l’été puisque c’est plus léger.

Je l’ai utilisée pour la première fois en sortant de la maternité, c’était comme un prolongement du cocon de notre chambre. Elle était tout contre moi, nous partagions notre chaleur, elle me rassurait un peu et elle s’est endormie.

Au début, je mettais l’écharpe surtout pour les balades dehors, puis j’ai commencé à la porter lorsque ma Libellule pleurait à la maison. Puis, quand elle était en demande d’attention et que j’étais en cuisine ou occupée. Puis, pour notre plaisir.

Depuis, je la porte un peu, beaucoup chaque jour. Je lui raconte ce que je fais. Elle me regarde, elle observe autour d’elle avec ses grands yeux curieux.

Elle s’endort contre moi. Se réveille contre moi. Elle se blottie contre moi, elle est bien, je suis bien.

Quand je lui propose l’écharpe, elle me sourit.

Alors, je la prends contre moi, parfois en peau à peau, elle me donne de l’énergie, de la tendresse, de l’amour. Je lui donne de l’amour, du bien-être, de la confiance en elle. Nous remplissons notre réservoir à câlins. Une bulle de partage, un cocon doux et rassurant pour démarrer sa vie…

 

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Dans la sphère de l’intime

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

En ce début d’année, je me suis associée à un collectif de blogueurs qui vont chacun proposer des éco-gestes pour être plus respectueux de la planète. A l’origine de cette initiative géniale : Marie du blog mamanyoupie.com.
Vous pouvez retrouver les blogueurs sur ce groupe Facebook : Défi Green Blog: Les blogueurs s’engagent !

Pour ce nouveau défi, je vous propose de vous plonger un peu dans la sphère de l’intime en parlant protections périodiques. Pour commencer cette nouvelle année, autant se sentir bien jusque dans nos culottes et parlons-en franchement !

Chaque mois, nos corps de femmes se préparent à donner la vie grâce à cette capacité magnifique d’engendrer un petit être…Et si nous n’avons pas été fécondée, nous avons nos règles. Depuis l’Antiquité, chaque peuple se protège différemment : les égyptiennes utilisaient des bandes ouatées, les japonaises des papiers, les romaines de la laine et nos grands-mère des protections en chanvre pliées. Aujourd’hui, en Amérique Latine, le sang est reversé à la terre pour que le cycle nourricier ne soit pas rompu.

Pourtant, nous avons pour habitude de cacher les règles, nous en avons tellement honte qu’on n’ose même pas les nommer : la mauvaise semaine du mois, les anglais débarquent, c’est la semaine tu-sais-quoi… on est pourtant loin d’un Voldemort ! Dans les publicités pour protections hygiéniques, elles sont même remplacées par un liquide bleu ! Justement, je vous propose en ce début d’année de renouer avec la conscience de nos cycles en nous intéressant de plus près à nos protections périodiques… On ne se sent pas vraiment au top à ce moment alors autant prendre soin de soi. Quelles réponses les industriels nous proposent-ils aujourd’hui ?

 

 

LES TAMPONS ET SERVIETTES HYGIENIQUES

COMPOSITION

–> les tampons sont composés d’un mélange de coton et de viscose, ainsi que d’une série d’autres composants non spécifiés sur les emballages :

  • aluminium
  • additifs de parfum → ils sont destinés à cacher les mauvaises odeurs de la macération du tampon dans notre intimité
  • pesticides → la culture du coton non biologique nécessite beaucoup de pesticides et d’eau (pour plus d’informations, voir mon article sur le coton à ce sujet)
  • chlore → le processus de blanchiment au chlore est très controversé : il réagirait avec la viscose pour former des dioxines. Les dioxines sont considérées comme une substance cancérigène par l’OMS. Elles pourraient induire endométriose, dysfonctionnement ovarien, problèmes pour mener une grossesse à terme ou de fertilité.

 

–> les serviettes hygiéniques ont les mêmes travers auxquels on peut ajouter:

  • les cristaux polyacrylate de sodium, ce gel super-absorbant vanté par les publicités que l’on retrouve aussi dans les petits sachets blancs qui absorbent l’humidité dans nos sacs à main neufs. Ce polymère chimique peut absorber jusqu’à 800 fois son poids en eau.

DECHETS

  • Chaque tampon et chaque serviette hygiénique sont emballés dans un petit film plastique
  • Certains tampons ont en plus un applicateur en plastique
  • Les tampons et les serviettes sont regroupés dans une boîte en carton
  • Une femme utilise plus de 10 000 protections hygiéniques au cours de sa vie. Les tampons et serviettes ne sont pas recyclables. Imaginez que chacune de ces protections terminent soit dans une décharge, est incinérée ou est jetée dans la nature. Le nombre de ces déchets est vertigineux…
  • La fabrication de ces petits tampons et serviettes utilisent eau, énergie et transport en abondance

EFFETS SECONDAIRES

  • Les tampons provoquent des sècheresses vaginales : toutes nos sécrétions et la flore intime qui nous protègent des germes pathogènes sont absorbées (il serait dommage d’attraper un rhume de vagin !)
  • Les tampons et serviettes macèrent contre notre intimité et dégagent de mauvaises odeurs
  • On ne parle pas du syndrome du choc toxique (SCT) expliqué dans le mode d’emploi de toutes les boîtes de tampons et qui a explosé ces dernières années en France alors qu’il avait presque disparu.
  • Les tampons provoquent des micro coupures qui deviennent des irritations

 

SOLUTIONS

LA COUPE MENSTRUELLE OU CUP FEMININE

Source: http://www.easycup.fr/

J’ai découvert il y a deux ans la merveilleuse et bien nommée coupe menstruelle ou cup féminine. Ma nouvelle meilleure amie pendant mes règles. Le principe : c’est une coupe en forme de tulipe, prolongée par une tige, une boule ou un anneau. On l’insère dans son vagin, elle recueille le sang et on la vide régulièrement dans les toilettes. Elle est composée de silicone et se garde environ 10 ans.

Pour moi, ça a été une ré-vé-la-tion ! Il y a tellement d’avantages que plus jamais je ne remettrai un tampon, l’idée me parait tellement désagréable !

  • Plus de sécheresse vaginale, mon vagin respire enfin librement !
  • Plus de mauvaises odeurs puisqu’il n’y a pas de macération, je réitère : mon vagin respire !
  • Plus de pénuries de tampons : la cup, on l’achète une fois et on la garde pour les 10 années à venir
  • Elle se garde jusqu’à 12 heures
  • On peut la mettre à la piscine, elle ne se gorgera pas d’eau comme un tampon !
  • Plus de lésions sur notre paroi vaginale
  • On ne la sent pas

 

Pour l’entretenir, c’est très simple : on la stérilise dans l’eau avant de l’utiliser au début du cycle, on la vide environ toutes les 12 heures (oui oui !), on la nettoie à l’eau ou avec du papier toilette ou avec une lingette biodégradable (qu’on jette bien dans la poubelle, sinon vous allez faire pester les employés des stations d’épuration).

Alors oui, l’idée, c’est d’être un minimum à l’aise avec votre corps, puisque vous insérez les doigts dans votre vagin et vous pincez la coupe (pour faire un appel d’air ) pour la retirer. Mais, vous pouvez vous entrainer avant pour être plus à l’aise par exemple.

La cup coûte entre 25 et 30€, c’est un investissement au départ mais si l’on compte entre 3 et 5 € la boîte de tampons, vous rentrerez vite dans vos frais.

Le site d’EasyCUP est une vraie mine d’informations si besoin: http://www.easycup.fr/index.php

Si vous n’êtes pas convaincues, vous pouvez aussi regarder cette vidéo très réussie :

 

LES SERVIETTES HYGIENIQUES LAVABLES

Si vous êtes plutôt des adeptes des serviettes hygiéniques, sachez qu’il en existe des lavables. En plus, elles peuvent être très jolies… Elles se clipsent sous la culotte pour rester bien en place et se lavent avec votre linge.

Je pense par exemple aux serviettes PLIM qui sont fabriquées en France dans de très jolis tissus bio qu’on peut choisir à l’achat. L’inconvénient, c’est leur prix un peu élevé, mais comme la cup, c’est un investissement une fois.

Pour les as de la machine à coudre, il existe des tutos pour les fabriquer soi-même.

Je suis une inconditionnelle de la cup, je n’ai pas de serviette, mais si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

 

BILAN

  • Si vous optez pour la cup, vous ne jetterez qu’une cup tous les 10 ans ou après votre accouchement (changement de taille) au lieu des tampons/serviettes + les emballages multiples –> beaucoup beaucoup moins de déchets
  • Vous pouvez aider les entreprises françaises en choisissant des protections fabriquées en France
  • Il y aura beaucoup d’eau économisée pour la culture du coton
  • L’énergie générée par la fabrication des cups et serviettes lavable est moindre que tous les tampons et serviettes
  • Votre porte monnaie sera content : plus de boîtes de tampons/serviettes à acheter chaque mois, de grandes économies à la clé !

Un bilan très positif pour ce défi de début d’année, et vous ? Comment vous protégez-vous ?

Sources: consoglobe.com
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