#Agir – Pas si coton !

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Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Mon premier geste pour réduire mon empreinte carbone a été de me diriger vers la salle de bain pour y faire un bilan : quelle est la routine quotidienne qui a l’impact le plus négatif sur la planète ? Mes yeux se sont posés sur le coton que j’utilisais pour ma lotion tonifiante du matin et le démaquillage du soir. Deux cotons par jour, soit 730 morceaux de coton jetés par an…Pas foufou le bilan. Banco ce serait ma première cible : réduire tous ces cotons à usage unique. D’autant plus que j’avais entendu parler de ses énormes besoins en eau et en pesticides pour sa croissance…
Après une enquête sur le web et la lecture du rapport de l’ONU « Mesurer la durabilité des systèmes de culture du coton », je n’ai pas été déçue du voyage…

CULTURE DU COTON :

• La culture cotonnière est gérée par 100 millions d’exploitations familiales réparties sur 75 pays : soit principalement des petites et moyennes exploitations à échelle humaine.
• Suivant les droits en vigueur dans chaque pays, notamment dans ceux en voie de développement, les conditions de travail ne respectent pas toujours les droits internationaux. Par exemple : le travail forcé des enfants, des horaires de travail indécents, pas de protection sociale (accès aux soins médicaux, accidents de travail, maternité…), ni de droits à la négociation collective et à la liberté d’association (pour déterminer les conditions d’embauche, les salaires, les contrats de travail par exemple). Autant dire, des droits fondamentaux pour nous, alors pourquoi accepter cette situation pour les autres ?

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• Une exposition aux pesticides peut amener des intoxications aiguës (convulsions, perte de conscience, arrêt cardiaque et mort) ou des affections chroniques après une exposition prolongée (cancers, anomalies congénitales ou du développement de l’enfant).
• Dans les pays en développement, il n’y a pas forcément de protections vestimentaires suffisantes et les pesticides considérés comme extrêmement dangereux sont faciles à se procurer et moins coûteux.
• D’après l’OMS, il y a chaque année 1 million de personnes intoxiquées dont 22 000 morts : mortels ces intrants sensés favoriser la croissance de la plante !
• Et d’un point de vue environnemental ? Les chiffres ne sont pas plus glorieux : la culture du coton c’est :
– 2,5% de la totalité des terres cultivées dans le monde ;.
– 25% des insecticides dans le monde
– 10% des pesticides utilisés en agriculture
• Un dernier gros comédon pour cet article : l’aberrante quantité d’eau utilisée : entre 7000 et 29000 L d’eau pour 1 Kg de coton contre 900L pour 1Kg de blé et 1900L pour 1Kg de riz. Ce qui amène un épuisement des ressources en eau et à la pollution des nappes phréatiques. Je vous avais prévenu: ce n’est pas glorieux !

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SOLUTIONS :

• Nous pouvons agir sur cette situation en tant que consommateur :
– en nous orientant vers des labels de coton biologique et équitable
– en limitant nos déchets au profit du lavable et réutilisable

→ Les labels de coton biologique intègrent généralement des critères de sélection éthique comme des conditions de travail décentes et des droits protégés. Les OGM et pesticides sont prohibés, les agriculteurs utilisent des semences traditionnelles et pratiquent la rotation des cultures, préservant ainsi leur santé et la biodiversité. Enfin, le coton biologique est deux fois moins gourmand en eau que le coton traditionnel.

Revenons à notre routine quotidienne :

– L’application de ma lotion tonifiante du matin sur un coton :
→ Je vais utiliser des cotons lavables

– Démaquillage du soir
→ J’utilise désormais un gant démaquillant et de l’eau, ce qui me permet d’éliminer dans le même temps le démaquillant !

COTONS LAVABLES

 

J’ai opté pour les carrés de coton bio biface Les tendances d’Emma. J’avais acheté le « Kit EcoBelle Trousse Biface » composé d’un pochon de rangement, 15 cotons lavables et un filet pour la machine. Il en existe aussi en bambou et en eucalyptus, plantes bien moins gourmandes en eau.
Je les utilise depuis deux ans et je suis très satisfaite : ils sont toujours tout doux et agréable sur la peau du visage. Je les glisse dans la machine à laver avec leur filet de protection quand je lave mon linge à 30°C, environ une fois par semaine. Le filet est important, sinon les cotons se recroquevillent sur eux-mêmes et se coincent dans les rebords de la machine.
Il existe bien sûr d’autres marques qui proposent des carrés de coton lavables, mais Les tendances d’Emma m’a séduite aussi parce que leur produits sont fabriqués dans une prison et un ESAT (Etablissement d’Aide pour le Travail) en France et que l’équipe de gestion et du marketing est entre la bourgogne et Grenoble.

Site web : www.tendances-emma.fr/

GANT DEMAQUILLANT

J’ai choisi le gant démaquillant de Lapiglove, qui est aussi une marque française. Il est en microfibre, le tissu est hypoallergénique et antiallergique, tissé en Italie. Le gant est assemblé et emballé à moins de 50km du siège: étiquettes, biais et fils viennent de France et le tout est confectionné à la main. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre !
Son petit frère pour les voyages et le week-end est vendu avec. Le soir, je le mouille simplement avec de l’eau chaude ou froide, je me démaquille et nettoie mon visage comme j’avais l’habitude de le faire avec le démaquillant. Puis, je le savonne avec du savon de Marseille : les traces de maquillage partent assez facilement. Je le glisse dans la machine à laver une fois par semaine à 30°C.
Depuis deux ans d’utilisation, ils sont toujours agréables, une étiquette s’est légèrement effilochée mais les gants sont restés intacts malgré une utilisation quotidienne. Ils me servent aussi à me nettoyer le visage quand je ne suis pas maquillée.

Site web: www.lapiglove.com/

BILAN

Après avoir modifié ces habitudes:

  • Je continue à consommer du coton mais de 730 carrés de coton par an, je suis passée à 15 pour plusieurs années.
  • Les conditions de travail des personnes ayant participé à l’élaboration des cotons et gants démaquillants sont décentes.
  • Pas de pesticides puisque le coton est biologique.
  • En consommant moins de coton, moins d’eau est utilisée pour sa croissance. En glissant cotons lavables et gant démaquillant dans une machine à laver déjà prévue, je n’utilise pas plus d’eau. Par contre, je mouille le gant et le rince chaque jour mais cela reste moindre que l’eau utilisée pour faire pousser le coton que j’utilisais auparavant.
  • Plus aucun déchet de coton dans ma poubelle.
  • Des économies aussi: plus d’achat de démaquillant, ni de coton jetable.

Bilan positif pour ce premier éco-défi !

Alors, pourquoi pas vous ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire, partager vos expériences et vos astuces !

Sources: rapport de l’ONU « Mesurer la durabilité des systèmes de culture du coton », Encyclo-ecolo.com , Greenpeace rapport « Coton Bt vs Coton biologique »
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One Response to #Agir – Pas si coton !

  1. Mathilde says:

    Merci pour cet article, j’utilise moi aussi des cotons lavables depuis maintenant plus d’un an. J’ai aussi craqué pour ceux des tendances d’Emma, mais j’ai appris grâce à ton article qu’ils étaient réalisés dans des prisons et ESAT, et cela m’enchante encore plus !! 🙂

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