Category Archives: Tisser des liens

Tisser des liens dans des lieux conviviaux, où partage, solidarité et respect de l’environnement sont au centre des préoccupations. Retrouvez ces échanges sous forme d’interview ou reportages photos.

Ma première année d’allaitement

 

On y est, un an. Un an que le fruit de notre amour est venue à la vie, qu’elle grandit, se fait une place dans notre monde… Je n’aurai pas imaginé au départ qu’un an après l’allaitement ferait toujours parti de nos vies.

Avant les séances de préparation à l’accouchement spécial allaitement, proposées par ma sage femme, je pensais naïvement proposer un allaitement mix : allaitement et biberon. En effet, je pensais de cette façon que le papa pourrait s’impliquer aussi dans les repas, ça me paraissait équitable. Puis, j’ai vite compris que pour qu’un allaitement se passe bien, il fallait lui proposer le sein le plus souvent possible: à la demande du bébé. Qu’en fait, proposer un biberon pouvait entrainer la fameuse confusion sein/tétine qui rend compliqué la mise au sein ensuite. Je suis passée de mon envie d’un allaitement mix à une véritable crainte de la confusion sein/tétine.

De ce fait, quand j’ai repris le travail, aux 3 mois de ma Libellule, c’est son papa qui la gardait et j’ai toujours refusé de lui donner un biberon. Je flippais, j’avais peur que mon allaitement se termine à cause de mon éloignement. Tiraillée entre la culpabilité de ne pas être là toute la journée et l’envie à ce moment de poursuivre jusqu’à 6 mois, après on verrait. Sauf que ma douce ne voulait pas du biberon, je tirais mon lait trois fois par jour au travail et elle n’en voulait pas. Son papa a tout essayé: changer le contenant, la température, au doigt, la cuillère, du lait sur la tétine, des positions différentes, des biberons et tétines différentes… rien n’y faisait, parfois un peu, il y avait de l’espoir. Puis le lendemain rien, ou si peu. Les journées étaient longues et difficiles pour mon compagnon. Je refusais pourtant d’essayer de lui donner le biberon, j’avais très peur d’arrêter mon allaitement. Il y a des peurs qui sont irrationnelles et propres à chacun… Puis un jour enfin, mon compagnon me dit que mon lait « sent » fort. Hourrah !! J’avais lu des dizaines d’articles à propos du lait chez certaines femmes dont le lait sentait fort à cause de l’action des lipases qui servent à digérer les graisses du lait, dans le but d’aider le bébé à la digestion. Certaines femmes en produisent plus que d’autres, dans mon cas, une odeur une peu rance apparaissait au réchauffage du biberon. Dans ces cas là, la solution consiste à faire chauffer son lait à 60 °C juste après l’avoir tiré ou en rentrant le soir (là encore ça dépend des femmes) pour stopper l’action des lipases. (Voir cet article très intéressant sur le lait prédigéré (c’est comme ça qu’on l’appelle) : http://www.lactissima.com/a-tire-d-ailes/lait-predigere/). J’ai testé de faire chauffer mon lait en rentrant du travail, ça tombe bien nous venions d’acquérir un thermomètre de cuisine. Miracle ! Notre Libellule s’est mise à boire au biberon ! Jamais beaucoup d’un coup (moins de 120mL) mais comme elle continuait à grandir et à prendre du poids c’est que c’était son rythme tout simplement.

 

 

Ma douce a toujours beaucoup tété, deux heures d’affilées parfois même hors des périodes de poussées de croissance. J’avais pris le plis de m’allonger sur le canapé au début (m’asseoir était douloureux, coucou les suites de l’accouchement), je bouquinais, je regardais des films longuement, je la regardais pour profiter. Profiter, vivre dans l’instant présent chaque instant. J’étais pleine de ma préparation à l’accouchement par la méditation (expérience dont je parle ici), alors je respirais, je me raccrochais à mon ancre et je vivais à 100% ce moment.

Des bains d’ocytocine… l’ocytocine, c’est cette hormone incroyable qui est générée par l’amour, les câlins, l’empathie, l’altruisme, la coopération, la confiance… et lors de l’accouchement et des tétées. Elle est si forte, que nous ressentons moins la douleur, notre stress est atténué et un profond bien-être se diffuse. Donc, à chaque tétée – comme en méditant – il y a un moment où tout s’apaise, où je vis pleinement l’instant présent pour ce qu’il est : un moment de communion avec ma fille, que je nourri grâce à cette nature si bien faite.

 

 

Finalement, en approchant des 6 mois, il est devenu évident que je n’avais pas envie d’arrêter. Pourquoi faire ? Le tire-allaitement se passait bien, nos moments à deux se passaient à merveille. Je n’avais aucune raison de passer au sevrage. Puis, nous étions dans une période assez difficile à traverser entrainant divers déménagements subits et non choisis. L’allaitement était aussi un fil conducteur réconfortant. A ce moment, j’ai décidé de poursuivre, tant que ma Libellule le voudrait, pourquoi pas jusqu’à 2 ans ? Après tout, l’OMS recommande l’allaitement en complément d’une alimentation adaptée jusqu’à 2 ans au moins.

 

 

Tous les parents souhaitent le meilleur pour leurs enfants. Je crois que nous nous posons tous les mêmes questions, dans un même soucis de bienveillance. Nous essayons tous, à notre manière, de donner le meilleur. J’ai choisi de lui donner le sein, autant qu’elle le voudrait, chaque fois qu’elle le demanderait. Il existe mille théories différentes sur le fait de proposer le sein ou non quand elle pleure, quand elle veut dormir, quand elle a besoin d’un peu plus qu’un câlin, la nuit pour se rendormir et bien sûr quand elle a faim. J’ai passé de longues heures à retourner toutes ces questions dans ma tête. Finalement, le but de ces interrogation était simplement « que puis-je faire pour accompagner mon enfant le mieux possible dans la joie du quotidien et dans les moments plus difficiles ? ». La réponse est tellement simple que je ne peux m’empêcher de la remettre en question sans cesse : faire comme je le sens. Oui, pas de formule mathématique complexe. Juste, faire confiance à mon instinct de maman. Chaque famille est différente, chacune a son équilibre et je pense qu’il est surtout question d’être en accord avec soi, avec ce qu’on a envie de transmettre ou non.

 

 

J’ai aussi découvert il y a peu que lorsque ma Libellule se mettait à téter frénétiquement, c’est qu’elle couvait quelque chose, une fièvre, un rhume, les dents… alors tu prends le rôle du médoc et tu la laisses téter tout son saoul, même si ça dure toute la nuit par intermittence. Le lait maternel est bourré de nutriments et s’adapte sans cesse aux besoins du petit. Lorsqu’un bébé est malade, un peu de sa salive passe par les tétons et remonte les canaux lactifères modifiant ainsi la composition du lait. Des photos circulent sur Internet montrant du lait congelé avec une couleur légèrement jaune alors qu’il était blanc la veille. La différence étant que le jour où le lait jauni à été tiré, l’enfant de cette maman était malade. L’étude de ce lait a démontré qu’il était riche en anticorps comme le colostrum, le tout premier lait des premiers jours après la naissance, c’est à dire, qu’il s’est adapté à l’état de santé du bébé, pour enrichir son système immunitaire. Magique !

Avant que j’accouche, une amie qui venait d’avoir un enfant m’avait dit que finalement, ça lui convenait de ne pas allaiter parce que ça prenait beaucoup de temps. A ce moment là, je ne comprenais pas la différence de temps entre donner un biberon et proposer le sein à la demande. Ahahah. J’ai compris. Je vous ai dit plus haut que ma Libellule pouvait téter pendant deux heures d’affilées, un jour normal comme ça. Puis il y a eu les poussées de croissance, ces moments où tu oublies toute forme d’activité qui nécessite de se lever du lit ou du canapé. Où tu oublies tes interrogations sur les bienfaits ou non du cododo parce que dormir ensemble est indispensable à l’endurance d’une poussée de croissance. Alors oui, j’ai bien compris qu’allaiter prend plus de temps que de donner des biberons. Peut-être aussi que ça dépend des bébés ? Ma téteuse folle…. mais finalement, ces moments sont aussi des creux de vagues, là où tu reprends ton souffle, tu respires, tu récupères, ton shoot d’ocytocine pour tenir le coup quand c’est plus difficile, quand la fatigue te poursuit et que tu évites de faire coucou dans le miroir au risque de sursauter « Aaaah ! Ah non, c’est juste moi. ».

 

 

Il y a un an, j’aurais haussé des épaules si vous m’aviez raconté tout ça. Aujourd’hui, c’est devenu une des meilleurs expériences que j’ai vécue, un tel bouleversement quotidien que je n’aurais jamais pu vivre sans le soutien de mon compagnon. Pas tous les jours facile, mais pour rien au monde, je n’aurais fait autrement et ce n’est pas fini !

* Et vous, comment s’est passé / se passe votre allaitement ? *

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Préserver notre lien avec la nature

Prserver notre lien avec la nature

 

La nature est parfaite. Elle se suffit à elle-même, elle évolue en fonction de ses besoins et se crée ses propres solutions. Elle est un modèle fabuleux, une source d’inspiration inépuisable.

Nous, les êtres humains, on a tendance à se penser au dessus de ce qui existe. Comme si nous avions toutes les cartes en main, comme si nous maitrisions quoi que ce soit. Pourtant, c’est dans la nature que nous puisons les molécules des médicaments, que nous cherchons à recréer chimiquement ensuite. C’est dans la nature que nous puisons les formes du design de nos objets du quotidien. C’est dans la nature que nous trouvons nos matières premières.

 

 

La nature est l’essence de chaque objet. Pourtant, nous ne cessons de vouloir l’enfouir sous des hectares de béton, de reproduire chimiquement dans les laboratoires des produits que la nature ne pourra dégrader. Nous ne prenons pas garde à la distance que nous prenons avec elle. Bien sûr, partout, on nous assène de protéger l’environnement, de prendre soin de notre planète. On nous fait croire que surconsommer bio va verdir notre empreinte, notre conscience: « t’as vu j’ai acheté un sachet de quinoa bio du Pérou en plastique ». Ouais ouais.

Pourtant, je pense que c’est important de faire attention à la distance que nous prenons avec la nature. En fait, c’est même essentiel. Ce que nous créons beaucoup, nous les humains, ce sont des copies, des alternatives chimiques ou superficielles ou limitées de ce que la nature nous offre. A trop nous en éloigner, nous pouvons nous retrouver piégés, à cours de ressources si nos moyens humains arrivent au bout de leurs capacités. Alors que si nous gardons toujours un lien, que nous prenons soin de cultiver ce lien, nous aurons toujours un moyen de nous retourner, nous adapter et surtout trouver une solution pour vivre, prendre soin de nous, construire un habitat, nous nourrir. L’essentiel.

Comment cultiver ce lien si important ? En se cultivant pardi ! En s’intéressant, en la prenant à bras le corps, en la testant, en la parcourant, en lui laissant un coin sur notre balcon, cuisine, dans nos routines, dans nos vacances, dans notre quotidien.

Non non, je n’ai pas fumé la moquette (trop synthétique).

Du concret, parlons concret. Je vous ai fait une liste de ce qui me permet de cultiver ce lien tout en vivant en banlieue parisienne.

L’effet de la nature sur notre stress

Chaque jour du week-end, quel que soit la météo, j’essaye de prendre le temps de me balader dehors avec ma Libellule. Je la porte en écharpe et nous allons sentir les fleurs, les plantes. Nous écoutons les oiseaux, nous goûtons les fruits, nous caressons les troncs des arbres, les feuilles (même si à presque 1 an, ma Libellule les arrache encore, je lui explique à chaque fois tendrement qu’il s’agit de plantes vivantes). C’est un moment de connexion avec la nature en pleine conscience.

Ces moments m’apportent un profond bien-être. Je vois aussi que ce sont des parenthèses pour ma Libellule quel que soit son état d’esprit avant la balade. Elle promène ses yeux curieux partout autour, me montre de la main ce qui l’intéresse, elle balance ses jambes frénétiquement quand ça lui plait… nous revenons apaisées de notre bulle de nature.

Il est connu que la présence de la nature a des vertus de bien-être, marcher dans la forêt booste notre système immunitaire. Il existe au Japon le « Bain de forêt » : le Shinrin-Yoku, il s’agit d’une marche lente dans la forêt pour lutter contre le stress. C’est une jolie façon de garder un lien avec notre environnement.

 

 

Les multiples bienfaits des infusions

Depuis assez récemment, je me renseigne sur les apports des infusions. Je suis complètement novice sur le sujet et je les ai utilisées pour le moment à quatre reprises : les feuilles de framboisier parce qu’elles préparent le col de l’utérus lors de l’accouchement. La camomille pour son effet apaisant et qu’elle soulage les maux de tête. Le thym (avec du miel, du citron et parfois de la cannelle et des clous de girofle) pour soulager les symptômes d’un rhume. Et enfin la sauge pour apaiser un mal de gorge persistant.

L’intérêt de se renseigner franchement, est de pouvoir les utiliser à bon escient et de connaitre les précautions. Par exemple, la sauge : elle est fortement déconseillée aux enfants chez qui elle peut provoquer des convulsions.

C’est un sujet que j’aimerais beaucoup approfondir, si vous avez des bonnes références, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

 

Infusion

 

Les bienfaits des huiles essentielles

Les huiles essentielles sont puissantes. D’ailleurs, l’idée qu’elles sont interdites pendant la grossesse et chez les tous petits est fortement répandue. Pourtant, il est possible de les utiliser même pendant ces périodes sensibles, MAIS certaines seulement, dans des conditions bien précises. Je me suis munie de deux livres qui me sont d’un grand recours au quotidien:

La bible des huiles essentielles de Danièle Festy

Se soigner avec les huiles essentielles pendant la grossesse et l’allaitement de Danièle Festy

Je me renseigne aussi beaucoup sur le site de la Compagnie des sens: https://www.compagnie-des-sens.fr/

Je les utilise soit par voie orale, soit en application cutanée, soit en synergie avec d’autres huiles essentielles et/ou végétales.

 

Les bienfaits de la nourriture au quotidien

J’adore manger, j’adore cuisiner. Je me suis intéressée il y a un peu plus d’un an aux aliments qui permettaient de favoriser un bien-être voire de soulager des douleurs. J’avais depuis petite des douleurs aux lombaires, qui pouvaient devenir franchement persistantes à certaines périodes. Je suis donc allée voir une naturopathe pour comprendre quels sont les aliments qui peuvent faire baisser une inflammation ou au contraire la raviver.

Je suis fascinée par les qualités nutritives et les vertus que peuvent avoir les aliments. J’ai la chance d’avoir un bon métabolisme et aucune allergie, donc il ne s’agit pas de régime mais de trouver une qualité de repas qui soit bien assimilé par notre organisme, qui m’apporte exactement ce dont j’ai besoin parce que je suis dans tel état (fatiguée, malade par exemple) ou à tel moment (matin, midi, ou avant un évènement particulier).

Alors ce mois-ci, j’ai craqué et j’ai acheté Ma bible des aliments qui soignent d’Alix Lelief-Delcourt pour en savoir un peu plus. Je serai certainement amenée à vous en reparler.

 

 

Prendre en compte l’origine de la nourriture que nous mangeons

Garder un lien avec la nature, c’est aussi éprouver de la gratitude lorsque je mange ou que je cuisine, en sachant d’où viennent mes ingrédients. Comment ont-ils été cultivés ? Dans quel état d’esprit étaient les personnes qui les ont cueillis, élevés ? La terre a-t-elle été nourrie par cette culture ? Nous pouvons vivre grâce à elle, à nous de la chérir en choisissant des cultures qui en prennent soin. C’est aussi essentiel pour les animaux: on peut se préoccuper du bien-être de l’animal dont on se nourrit, manger moins de viande mais dont on connait la provenance.

Mettre les mains dans la terre

Gratter la terre, la préparer en la couvrant de feuilles mortes et d’herbe fraichement coupée. Semer quelques graines et les voir pousser. Cueillir les fruits, les légumes, sont une immense source de bien-être. S’occuper d’un jardin, d’un balcon, d’une terrasse permet de recentrer son attention sur l’essentiel. Je me ressource en plongeant les mains dans la terre. J’ai eu moins l’occasion de le faire ces derniers mois depuis mon déménagement en mai et ça me manque…

Tenir compte des rythmes du soleil

Je pense que les rythmes du soleil ne sont pas anodins et ont une influence sur notre rythme biologique. Le prendre en compte me permet d’adapter mes activités en fonction de la période de l’année. L’hiver par exemple, je suis moins vive que l’été, je charge (un peu) moins mes journées. Au niveau du sommeil aussi, je vais me réveiller plus tôt l’été et veiller plus tard le soir. Tandis que l’hiver, je resterai plus volontiers sous la couette le matin et j’ai aussi envie de la rejoindre plus tôt le soir !

Les bienfaits des huiles végétales

Elles, ce sont mes chouchoutes. Je prends un malin plaisir à regarder, analyser leurs bienfaits puis les appliquer quotidiennement. Crème de jour, crème de nuit, lait corporel, baume de massage, crème de soin… j’ai tout remplacé par des huiles végétales. Je les alterne en fonction de mes besoins: amande douce, noisette, abricot, argan, rose musquée, arnica…

On peut aussi en utiliser certaines en cuisine: olive, noisettes par exemple.

 

 

En prenant soin de cette nature qui nous environne, en nous intéressant à ce qu’elle peut nous offrir, nous aurons ainsi toutes les connaissances pour répondre à nos besoins, sans passer par le synthétique, le chimique, le béton, plus qu’il n’est nécessaire.

Et vous, quels sont vos petites habitudes pour préserver votre lien avec la nature ?

Crédits photographie (Unsplash): Luis Poletti / Colin Carter / Cole Hutson / Jannis Brandt
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