Le grand déballage #2

En ce début de mois de mai, je poursuis ma réflexion autour des aliments en vrac et de l’intérêt (ou pas) des emballages. Oui, chacun ses petits travers….

Je vous proposais dans mon dernier article de vous équiper pour les achats d’aliments en VRAC (voir Le grand déballage #1 ). Parce que les emballages et suremballages nous encombrent: ils remplissent nos poubelles, ne servent qu’au transport du magasin à la maison et en plus, ils conditionnent les quantités que nous achetons et contribuent au gaspillage alimentaire.

Ce mois-ci, je vous propose de passer à l’action et d’acheter les aliments suivants en vrac:

  • céréales
  • légumineuses
  • fruits
  • légumes

Source: Consoglobe.com

Pourquoi ces aliments précisément ?

Les fruits et les légumes en vrac sont facilement trouvables. Ils sont parfois emballés individuellement ou lavés et prédécoupés dans le but de vous faire gagner du temps. En général, dans ce cas, vous perdez de l’argent parce que ça coûte plus cher que le vrac. A raison d’une barquette en polystyrène non recyclable + du film plastique pour fermer la barquette pour deux carottes en bâton ou un plastique toujours non recyclable pour un chou-fleur, le bilan carbone s’alourdit lourdement…

Les céréales et légumineuses emballés sont susceptibles d’être contaminés par des hydrocarbures. En effet, l’ONG Foodwatch a testé de nombreux aliments vendus notamment dans nos supermarchés français. Le résultat est sans appel : des traces d’huiles minérales (dérivées du pétrole) ont été retrouvées dans de nombreux aliments emballés dans du papier ou du carton recyclés :pâtes, riz, lentilles, couscous etc. Ces aliments sont d’autant plus souillés qu’ils restent longtemps en contact avec leur emballage. Foodwatch y a trouvé des hydrocarbures aromatiques (MOAH), suspectées d’être « cancérogène, d’altérer le patrimoine génétique et de perturber le système hormonal », tandis que les hydrocarbures saturés (MOSH) présents dans 9 produits sur 10 testés lors de cette étude, s’accumulent dans nos organes. Sympa. Pourtant, il s’agit d’emballages recyclés, comme quoi, le meilleur déchet est celui qui n’existe pas.
Pour parer à cette contamination, il a été évoqué l’idée de mettre un plastique entre l’aliment et l’emballage. Bienvenue Suremballage !

En plus d’être contaminés, ces emballages nous sont facturés : ils représentent environ 20% du prix d’un produit, à cela s’ajoute le prix de la collecte et du retraitement des déchets. Oui, oui, nous payons ce que nous mettons directement à la poubelle.

Enfin, il est évident que la production et la fabrication des emballages nécessitent de l’énergie et beaucoup de matières premières.

Je vous rappelle qu’on parle toujours d’emballages de vente (qui contiennent directement le produit vendu)  et des emballages groupés (qui maintiennent plusieurs emballages de vente et leurs produits ensemble). Ca fait beaucoup de vices pour quelque chose qui va inéluctablement terminer à la poubelle ! Coût, santé, énergie, matières premières...

 

 

LA SOLUTION

Le vraaaaaac. Le vrac, le vrac, le vrac ! Oui mais où est-ce que je trouve céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac ?

Source: Mr Mondialisation

  • Le marché: fruits secs et frais et légumes en tout genre dans une ambiance foisonnante et conviviale
  • Les coopératives Biocoop sont les premières à avoir ouvert des rayonnages de vrac. Suivant les magasins, il n’y a pas forcément les mêmes aliments mais de manière générale on y trouve pâtes, riz, lentilles (vertes, corail…), haricots et fruits secs et frais et des légumes qui proviennent parfois du coin. Si vous avez de la chance, vous trouverez des pépites de chocolat en vrac (c’est chouette dans le bol du petit déjeuner !).
  • Les magasins bio en général se mettent au vrac, vous y trouverez certainement votre bonheur.
  • Le vrac a le vent en poupe, peut-être qu’une épicerie comme Day by Day ou la Recharge a ouvert près de chez vous ?

 

 

Et si vous ne savez pas où se trouve ces magasins autour vous, il y a une application pour ça : Consovrac, cette appli vous dit où trouver du vrac autour de vous, dans n’importe quel magasin, supermarché ou épicerie.

Le vrac va aussi permettre des faire des économies : à produits équivalents les aliments en vrac sont moins chers, puisque vous ne payez pas l’emballage.

Et vous pouvez n’acheter qu’une poignée de lentilles si vous avez prévu des lentilles dans la semaine plutôt que 500g ou 1K et vous retrouver avec un stock de lentilles pendant 6 mois, qui va vous prendre de la place inutilement.

Idem avec vos légumes: plutôt que prendre une barquette de courgettes, alors que n’avez besoin que de deux courgettes, cela vous évitera de les jeter parce que ça n’était pas dans vos menus de la semaine et qu’entre temps elles ont moisi.

 

 

J’ajouterais aussi le plaisir qu’il y a à se servir en vrac : choisir ses fruits, ses légumes, son riz complet ou semi-complet… J’adore inspecter mes pommes ou mes courgettes pour qu’elles correspondent à ce que je veux en faire ou sentir glisser mes flocons 5 céréales dans mon sac à vrac avant de les mettre dans mon bocal. Je me sens plus en phase avec la nourriture et moins manipulée par le marketing.

Ce même plaisir se prolonge dans la cuisine au moment de préparer le repas, parce que j’ai choisi mes aliments pour ce qu’ils étaient réellement et pas grâce à la blague sur l’emballage !

 

BILAN:

  • Vous pourrez réduire de 40% le  contenu de votre poubelle
  • Vous allez faire des économies en achetant la juste quantité au prix juste
  • Vous participerez à la réduction du gaspillage alimentaire
  • Vous allez découvrir de nouvelles légumineuses
  • Vous aurez (peut-être) des pépites de chocolat en vrac !

Et vous ? Avez-vous commencé votre transition vers le vrac ? Comment ça se passe ? N’hésitez pas à raconter votre expérience en commentaire !

 

 

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