Le grand déballage #1

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Après s’être fait oublié quelques années, le vrac revient en grandes pompes ! Ca tombe bien, puisqu’on aimerait continuer à réduire notre empreinte carbone, se libérer de quelques emballages devrait convenir à notre affaire. Pour l’éco-solution de mars, je vous propose de nous intéresser de plus près aux emballages et suremballages et de commencer à nous équiper pour accueillir le mois prochain quelques victuailles en vrac.

Mais tout d’abord, je me suis demandé pourquoi le vrac a-t-il disparu ? Avant les années 60, c’était l’avènement du vrac, les petits commerçants étant les seuls distributeurs des denrées alimentaires, la plupart vendaient céréales, fruits, légumes, lait, fromages, viandes etc. en vrac. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’en mai 1957, un magasin d’un nouveau genre a ouvert à Paris : La Grande Epicerie Bardou. Ce premier supermarché français s’est interrogé sur le libre-service: comment rendre accessible les denrées alimentaires et autres, en grande quantité et en accès libre sur les étalages ? En les emballant individuellement pardi ! En prêtant en plus à cet emballage des vertus conservatrices et hygiéniques, cartons et plastiques sont devenus fantastiques !

On peut distinguer différents types d’emballages:

  • l’emballage de vente : celui de vos pots de yaourt par exemple ou le sachet plastique qui entoure votre kilo de nouilles. Ou encore le sac plastique qui emballe individuellement votre mangue.
  • l’emballage groupé: c’est le carton qui regroupe vos huit yaourts ou le plastique qui vous permet d’acheter trois paquets de nouilles en promotion. C’est aussi celui qui regroupe dix paquets de riz pour faciliter la mise en place sur les étalages.
  • l’emballage de transport : il s’agit de celui qui permet de passer de l’usine au distributeur, de permettre la manutention du produit. Celui-ci, en tant que consommateur, nous n’avons pas d’influence dessus.

Les emballages qu’il nous intéresse de réduire ou d’éliminer sont donc les emballages de vente et les emballages groupés. Ces derniers peuvent aussi être nommés suremballages. Ce sont ceux qui envahissent nos poubelles à hauteur de 40%.

 

 

L’emballage groupé ne nous sert que pour emmener notre produit du magasin à la maison : arrivés à destination, nous nous empressons de jeter ce suremballage. Avec un peu de chance, il est en carton et sera recyclé mais s’il est en plastique, il viendra seulement alimenter les ordures ménagères.

Quant à l’emballage de vente, il nous permet d’avoir des doses individuelles. Il y a deux points qui me posent problème :

  • Les industriels proposent des aliments, emballés dans un premier emballage puis emballés ensuite individuellement comme le sont souvent les gâteaux. Le prétexte est de faciliter la vie du consommateur qui n’a qu’à glisser dans son sac sa (microscopique) portion de gâteau, ou barre de céréales par exemple. Tous ces emballages génèrent énormément de déchets.
  • Le deuxième point qui m’ennuie : les aliments sont vendus dans une quantité que l’industrie a choisi pour nous: si nous voulons moins, nous nous retrouvons avec plus et si nous voulons plus, nous achetons deux fois le produit proposé alors que nous n’avions pas besoin d’autant. Pas si pratique que ça finalement. Ni économique.

Mais voilà, c’est comme ça, nous nous sommes habitués aux quantités proposées et adaptés à l’offre que nous avions. Mais si c’était l’inverse ? Et si nous faisions à nouveau entrer en ligne de compte notre super pouvoir (mais de quoi elle parle ??).  M’enfin, vous savez : votre porte-monnaie, le flouze power quoi. Vous connaissez la chanson : en tant que consommateur, nous choisissons ce que nous voulons acheter. Et je vous propose d’investir dans le vrac. Tadaaaaam !

LA SOLUTION

Le vrac, ce sont ces rangées de bacs et de trémis que l’on trouve dans des coopératives bio, des épiceries de vrac, les marchés et même certains supermarchés. Céréales, légumineuses, oléagineux, fruits, légumes, gâteaux, vins, huile… la plupart des aliments que nous consommons peuvent se retrouver en vrac. On se sert dans un récipient qu’on nous met à disposition ou qu’on a apporté, on choisit la quantité que l’on souhaite, on pèse, on paye et nous voilà repartis ! Simple comme bonjour.

 

Source: Zéro waste France

 

En plus, nous pouvons choisir la quantité dont nous avons besoin.

En plus, nous sommes en contact direct avec le produit, nous choisissons le produit pour ce qu’il est, pas parce qu’il y a une blague drôle sur le packaging.

 

 

Alors, ce mois-ci, je vous propose de nous équiper pour recueillir nos aliments en vrac que ce soit pour le transport ou la maison. Pour avoir un objectif que nous tiendrons dans le temps, ciblons ces aliments: les céréales, légumineuses, fruits et légumes (frais ou séchés). C’est un bon grand premier pas.

DU MAGASIN A LA MAISON: LES SACS A VRAC

Les sacs à vrac peuvent avoir différentes tailles, selon qu’ils servent aux céréales ou aux légumes. Nous les remplissons dans notre magasin de vrac et nous repartons avec, les lavons et les réutilisons pour les prochaines courses.

Vous pouvez les acheter, les fabriquer, les customiser… Les sacs sont pratiques pour les céréales, les fruits secs, les fruits, les légumes…tout ce qui est sec. Ca tombe bien pour cette première étape c’est parfait. J’ai trouvé les miens en magasin bio, mais il y en a partout sur le web ou dans votre fournisseur de vrac.

Si vous les fabriquez, vous pouvez prendre un tissu de récup’, le plus léger possible. Si votre tissu est un ancien rideau par exemple et que vous êtes soucieux du poids qu’il pèse, vous pouvez le noter quelque part dessus pour que les commerçants le déduise ensuite.

 

LE STOCKAGE A LA MAISON

Comment stocker ensuite les produits que nous avons acheté en vrac ? Vous pouvez récupérer des bocaux chez Emmaüs, en brocante, ou les acheter et collectionner les jolies boîtes en métal, dans lesquels vous mettrez vos aliments. La taille dépend de votre consommation de ces aliments.

 

 

Commencer par s’équiper, c’est aussi débuter par une prise de conscience, prendre le temps de réfléchir à la place que ces emballages prennent dans notre poubelle. Prendre le temps de trouver les contenants qui nous plaisent, les customiser, pourquoi pas en profiter pour réorganiser les étagères, les tiroirs de la maison… Passer au vrac c’est un vrai plaisir, si si vous verrez !

En avril, nous passerons à la seconde étape de cette éco-solution : acheter des céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac et trouver où les acheter !

Et vous, avez-vous commencé à vous équiper pour le vrac ? N’hésitez pas à me raconter votre expérience en laissant un commentaire !

 

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3 Responses to Le grand déballage #1

  1. Lina says:

    Salut, super article ! J’ai commencé à m’équiper pour le vrac et en plus de ça j’utilise des serviettes hygiéniques lavables et une coupe menstruelle, le tout de la marque Dans Ma Culotte !! 🙂 j’essaye à mon niveau de réduire les déchets ^^

    • FunamBulle says:

      Merci Lina 🙂 C’est génial, tellement de déchets qui n’iront pas dans la poubelle ou la nature. Un grand bravo et bonne continuation !

  2. Bablofil says:

    Thanks, great article.

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