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Poser une ancre dans le sable…

Pendant ma grossesse, l’année dernière, je souhaitais vivement trouver des cours de préparation à l’accouchement qui répondent à mes angoisses sur le jour J. J’avais pensé à l’haptonomie, indiqué « Pour des couples qui se sentent prêts à développer une écoute perceptive très fine de leur bébé » d’après Attendre bébé…autrement de Catherine Piraud-Rouet et Emmanuelle Sampers-Gendre, qui m’a fidèlement accompagné du deuxième trimestre jusqu’à la naissance de ma Libellule. De cette manière, le papa pourrait communiquer davantage avec ce bébé que je ressentais déjà si profondément. Mais je n’ai pas trouvé de séances d’haptonomie proche de chez moi, seulement sur Paris et je n’avais pas envie d’avoir à prendre les transports à la fin de mon troisième trimestre.
Ma sage femme, (une femme formidable, très à l’écoute) m’a proposé des séances en petit comité: trois mamans et les papas qui le souhaitaient, en gardant le même groupe jusqu’à la fin des séances. J’ai donc opté pour ces cours, que je préférais à ceux plus impersonnels donnés à la maternité. Malgré le côté intimiste de ces moments, j’avais aussi envie de profiter pleinement de cette grossesse, j’étais heureuse et je voulais profiter de chaque instant, capturer ces moments uniques pour les garder en moi.
C’est en recherchant des livres pour m’accompagner dans mes questionnements que je suis tombée sur le livre de Nancy Bardacke : Se préparer à la naissance en pleine conscience. Je n’avais pratiqué la méditation qu’une fois très fugace dans un environnement bruyant et n’en avais pas vraiment compris les bienfaits. Cependant, j’étais à ce moment charnière de ma vie, et je voulais vivre chaque instant avant qu’il ne m’échappe. Je suis aussi très sensible à la communication non-violente et la méditation de pleine conscience y est souvent associée.
J’ai donc acheté ce livre, très motivée. Il s’agit du programme MBCP (Mindfulness-Based Childbirth and Parenting) en 9 semaines, pour nous accompagner dans nos sensations, nos sentiments, nos questionnements vis à vis de l’accouchement, la gestion de la douleur le jour J et je l’ai compris plus tard: à nous préparer aussi à la vie de parents.

Nancy Bardacke accompagne un groupe de huit couples de parents et nous immerge dans ses séances, qu’elle donne une fois par semaine pendant trois heures environ. Nous suivons ces couples dans leurs cheminements tout en apprenant en même temps qu’eux des exercices de pleine conscience, entre respiration, yoga et méditation.

J’ai lu une première fois le livre en entier, comme conseillé, avant de me lancer au sixième mois de ma grossesse.
Au commencement, on nous propose de cultiver des attitudes pour aborder la méditation et favoriser notre bien-être :
– l’esprit neuf du débutant
– le non-jugement
– la patience
– le non-effort
– la confiance
– l’acceptation
– le laisser « être »
– la bienveillance

Chaque semaine de nouveaux exercices sont proposés de manière progressive, nous apprenant à faire de la respiration notre alliée en toutes circonstances. J’ai donc appris à prêter attention à des moments précis, à me recentrer sur les sensations de mon bébé en train de bouger et à en profiter pleinement. J’ai pratiqué des « scans corporels« : il s’agit de porter son attention sur chaque partie de son corps et de prendre conscience de nos sensations sans chercher à les modifier….

Il y a de multiples autres exercices mais ceux-ci sont ceux qui m’ont le plus marqués. J’y ajouterai aussi tout le travail autour de la douleur: en apprenant à poser des mots sur les sensations que nous pourrions ressentir le jour de l’accouchement, rend la douleur plus abordable. Parler de brûlures, tiraillements, pression m’a permis de mieux appréhender la naissance. J’avais très peur de l’accouchement, en partie à cause de la douleur qui m’était inconnue. Grâce aux différents exercices de pleine conscience, associés aux cours de ma sage-femme, j’ai trouvé différents mécanismes qui m’ont permis d’avoir moins peur pour le jour J.

Je n’ai pas fait tous les exercices avec une régularité exemplaire jusqu’au bout, mais de la fin du deuxième trimestre à l’accouchement, j’ai pratiqué la méditation tous les jours. Je peux vous dire franchement que ça a complètement bouleversé ma notion du temps.

Alors vous allez me demander quel est le rapport avec la choucroute, et je vais vous répondre.

Ne penser qu’à sa respiration. Petit à petit, je me suis imaginée en pleine mer, mais pas trop loin non plus hein, que je puisse vite retrouver mes proches. L’horizon à perte de vue, pas de limite, un ciel bleu et le soleil doux. La respiration était comme une ancre qui venait s’inscrire dans le sable au fond de l’eau, pour me stabiliser.
On apprend dans ce livre à compter sur sa respiration, parce qu’elle est toujours là, quel que soit le contexte. En pleine tempête, on peut prendre le temps d’inspirer, puis d’expirer, de poser son ancre au fond de l’eau pour prendre un temps pour soi, sortir d’un trop plein d’émotion avant d’affronter une situation. Ce qui permet de prendre du recul, de relativiser et d’observer nos pensées, qui ne sont « que » des pensées. Et surtout, ça permet d’être pleinement présent dans cet instant. Pas en train de préparer mentalement la journée de demain, ni de ressasser la demande invraisemblable au boulot ou de planifier un rendez-vous dans votre agenda overbooké. Non, vivre en pleine conscience c’est reprendre la maîtrise de votre temps, c’est choisir ce que vivez et en profiter à fond.

La métaphore de la vague me suit chaque jour depuis : je m’explique. Les contractions sont comme une vague : elles vont et elles viennent, pendant un temps elles sont là (environ une minute), on est en haut de la vague, pendant un autre, il n’y a pas de douleur, nous sommes en bas de la vague. Si pendant le temps où on n’a pas mal, on ne pense qu’à la contraction qui arrive, alors, on ne récupère pas, on ne profite pas de ce vrai moment de pause. On est alors en souffrance tout le temps, à alterner douleur et appréhension de la douleur. On peut aussi choisir de profiter de ce moment de pause pour respirer, profiter, se détendre, pour mieux supporter ensuite le moment difficile de la contraction. Dans la vie, cette vague s’applique chaque jour, notamment dans notre nouvelle vie de parents: parfois, nous sommes déboussolés, épuisés par les pleurs de notre Libellule que nous ne parvenons pas à calmer malgré toute la bienveillance que nous lui portons. Mais la plupart du temps, ce sont des sourires, des rires, des câlins, des jeux et profiter pleinement de ces moments de partage nous donne plus de force pour surmonter ceux qui sont plus difficiles.

Alors quand on me répète jour après jour:  » ça passe trop vite » en parlant de ma Libellule ou de tout autre chose, je souris bêtement parce que expliquer tout ce que je viens de raconter serait trop long. Mais en fait ça va, si je sens que le temps m’échappe, que j’ai la tête dans le guidon ou que je suis en train de paniquer, il y a toujours un moment où je me souviens que je peux appuyer sur pause. Je peux prendre de grandes respirations, même pour trois respirations, poser mon ancre dans le sable et prendre du recul, ou profiter de l’instant présent suivant mon besoin.

Et vous, quels sont vos astuces pour profiter pleinement du moment présent ? De votre quotidien ?

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Moins mais mieux: la viande

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Pour notre second volet au sujet de l’alimentation,  j’ai choisi de vous parler de… (roulement de tambour) la viande ! Elle a la première place sur le podium de l’empreinte carbone que nous cherchons à réduire. En effet, l’élevage émet à lui seul environ 14% des émissions de gaz à effet de serre. La viande, c’est un sujet qui hérisse un peu les poils parce que c’est un héritage culturel: la cuisine traditionnelle est essentiellement composée de viande: boeuf bourguignon, blanquette de veau, poule au pot etc. Alors, il y a ceux qui freinent des quatre fers, ceux qui ont choisi de ne plus en consommer du tout et il y a ceux qui ont décidé de réduire leur consommation en choisissant soigneusement la viande mangée. Je vous propose de vous lancer sur la voie de cette troisième catégorie. Mais tout d’abord, pourquoi ?

L’ELEVAGE INDUSTRIEL

L’élevage industriel appelé aussi élevage intensif est dans une logique productiviste : l’important c’est le rendement. On enferme un maximum d’animaux dans un espace restreint pour produire plus, plus vite. L’idée c’est d’optimiser, au détriment de la qualité et de l’environnement.

La ferme s’est donc transformée en usine et les plaines fertiles en champs de céréales transgéniques destinés à nourrir les animaux que nous mangerons ensuite. On importe considérablement  ce qui nécessite beaucoup de transports et d’énergies fossiles. Savez-vous que 50% des céréales et légumes cultivés sur Terre sont destinés à l’élevage ? Pour répondre à la demande, on augmente progressivement les surfaces en grignotant par exemple la forêt Amazonienne pour planter du soja transgénique destiné à l’élevage (cela 91% de la déforestation Amazonienne, bien pire que l’huile de palme !) . Donc, on substitue une partie du poumon de notre planète pour nourrir les bêtes que nous mangerons, ensuite tout en mettant en danger la biodiversité et en augmentant l’érosion des sols. Est-il nécessaire de dire que nous marchons sur la tête ? La majorité des ces cultures étant en agriculture intensive, les pesticides et l’eau sont utilisés à gogo détériorant les sols et les nappes phréatiques.

Les usines d’animaux se multiplient, après la ferme des mille vaches, il y a aussi la porcherie des quinze mille porcs dans la Marne, ou des deux cent cinquante mille poules pondeuses dans la Somme. Entretenir autant de bêtes dans un si petit espace nécessite quelques soins particuliers : il faut beaucoup d’eau pour nettoyer les sols en béton et des antibiotiques en prévention pour éviter les risques sanitaires. Sans compter les déjections  susceptibles de polluer en répandant des nitrates et des phosphates. Quant au bien-être animal, il est inexistant : très peu d’espace pour se déplacer, peu voire pas de lumière du jour. Puisqu’il faut du chiffre, on ne fait pas dans la dentelle.

Pour 1kg de viande de… Source: www.consoglobe.com

C’est vertigineux, si on réfléchit deux secondes : « Tiens, ce midi je mangerais bien un rôti de porc, j’ai une petite recette pas piquée des hannetons qui demande deux heures de cuisson à basse température que je te ferai bien goûter. Tu m’en diras des nouvelles ! « . Sauf que voilà, votre rôti de porc provient d’un de ces élevages. Moi, je trouve qu’il en perd de sa saveur (déjà qu’il ne doit pas en avoir beaucoup !), c’est dommage d’avoir pris le temps d’aussi bien le cuisiner alors qu’il y a de grandes chances qu’il vienne d’un de ces élevages. Pierre Rabhi a d’ailleurs dit à ce sujet que « des protéines issues de la souffrance animale sont forcément nocives pour nous ».

D’ailleurs, le problème en supermarché, c’est que souvent, il est difficile de connaitre la provenance de la viande. Le collectif « Viande de nulle part » en a fait un combat et va régulièrement coller des étiquettes sur les barquettes de viande dont l’origine est inconnue.

Heureusement, grâce à notre porte monnaie, on peut reprendre  le pouvoir sur le contenu de notre assiette et lutter contre l’élevage industriel ! On réduit considérablement notre empreinte carbone, ce qui est bon pour notre planète !

LA SOLUTION

Comme il faut bien commencer quelque part, je vous propose de réduire votre consommation de viande à une fois par jour. « La vérité sur la viande » : ouvrage collectif de scientifiques, politiques et journalistes nous informe qu’une famille de 4 personnes qui mangent un steak « cela équivaut à peu près en termes d’énergie à conduire une voiture pendant trois heures en laissant toutes les lumières allumées chez soi« . Si vous faites attention à votre consommation électrique, remplacer un steak par des protéines végétales n’est pas un pas si compliqué à sauter. Toujours dans « La vérité sur la viande » on apprend que  » Si les américains se privaient de viande un jour par semaine, ils épargneraient l’équivalent, en émission de gaz à effet de serre, de 46 millions d’allers-retours New-York Los Angeles en avion ». Bon allez, on est d’accord, on peut faire un effort ?

Pour ma part, j’ai choisi de manger végétarien le midi et de manger de la viande le soir. Lorsque j’ai commencé ce défi, il y a un an, je me suis aperçue que les lardons, le jambon, les nuggets, les rillettes et le saucisson étaient aussi de la viande. Oui, personne n’est parfait, pour moi c’était des basiques de mon quotidien : que ce soit dans les poêlées, les quiches ou les gratins, il était évident que j’allais y ajouter des lardons ou du jambon. J’ai dû désapprendre ce réflexe et découvrir comment cuisiner des plats végétariens avec des protéines végétales. C’est à dire cuisiner plus de légumineuses (pois chiches, haricots rouges, blancs, lentilles…), de céréales complètes et d’oléagineux (noix, noisettes, graines de tournesol…).

D’autre part, autant choisir soigneusement la viande que nous allons manger. En dehors de l’élevage industriel, il y a les petits producteurs et petites fermes à taille humaine qui prennent soin de leurs bêtes, tout en préservant la biodiversité (respect des alternances des champs entre repos et pâture, diversification des céréales) et soignent les animaux avec moyens naturels ou homéopathiques. Je vous vois déjà faire les gros yeux « oui, mais tu as vu le prix de la viande ?? ». C’est tout l’intérêt de n’en manger qu’une fois par jour voire moins. Quand j’en mange au moins je sais d’où elle vient. Je dois cependant encore faire des efforts sur le jambon, nuggets et cordon bleu qui sont industriels, surtout que les deux derniers ne sont pas compliqués à faire maison. Chacun va à son allure, le tout c’est d’avancer !

Mon plus gros déclic au sujet de la qualité de la viande c’est lors de mon voyage au Japon en 2015. Les viandes que j’ai dégustées là-bas étaient à tomber: poulet, porc, boeuf… elles étaient toutes délicieuses, avec un vrai goût. Quand je suis rentrée, je n’avais plus envie de piocher dans les grosses barquettes en polystyrène en promotion avec 20 cuisses de poulets insipides.

En choisissant leurs produits, nous les incitons aussi à produire tout en étant respectueux de l’environnement. C’est toujours la même histoire : nous choisissons où l’argent de notre porte monnaie va.

BILAN

  • Deux fois moins de viande locale, bio permettrait de réduire de 36% les émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole et de 8% les émissions totales
  • La biodiversité est préservée si nous choisissons les petits producteurs
  • Des fortes économies en eau, transport et énergie
  • Nous participons à l’économie locale
  • Notre alimentation est plus diversifiée
  • La viande que nous mangerons sera bien meilleure

Alors, vous vous lancez ? Vous avez déjà commencé ? N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaires !

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Tout contre toi

Aujourd’hui, je vais m’écarter un peu des éco-solutions (mais pas tant que ça) pour vous parler un peu de moi, un peu de nous… Je suis maman depuis deux mois et demi maintenant et je découvre cette nouvelle vie avec un plaisir que je n’aurais pas soupçonné avant.

Avant l’accouchement, j’ai participé à un atelier de portage. Après 9 mois passés dans mon ventre, je n’imaginais pas ma Libellule ailleurs que tout contre moi. Besoin de proximité, que mon bébé se sente en sécurité, une façon de partager qui je suis aussi en l’emmenant partout où je vais. Je souhaitais savoir dans quel type d’écharpe j’investirai, comment porter mon bébé et être à l’aise avant le jour J. C’est un atelier en deux parties : la première pour découvrir le portage et les différentes formes, matières qui existent, apprendre un premier noeud pour débuter. La seconde partie est pour apprendre d’autres noeuds, ajuster avec le bébé qui est né. Je n’ai pas encore été au deuxième atelier qui aura lieu à la fin du mois.

En plus d’une très belle rencontre, j’y ai appris ce qu’était concrètement le portage physiologique, l’importance que l’écharpe ou le porte-bébé respecte le corps de l’enfant et du porteur. Ca m’a plu : on pouvait donc porter tout en se respectant mutuellement. (Pour plus d’information : www.portersonenfant.fr  ou sur jeportemonbebe.com/faq/les-interets-de-porter-son-bebe).

J’ai craqué pour une écharpe Osha en taille 5, mon compagnon, plus grand en a acheté une en taille 6. Leur prix est élevé mais elles sont tout simplement sublimes et très confortables ! Il existe beaucoup de matières et mélanges de matières différentes, pendant l’atelier, on nous a conseillé le coton, le coton + lin, le coton + chanvre ou le coton + soie pour l’été puisque c’est plus léger.

Je l’ai utilisée pour la première fois en sortant de la maternité, c’était comme un prolongement du cocon de notre chambre. Elle était tout contre moi, nous partagions notre chaleur, elle me rassurait un peu et elle s’est endormie.

Au début, je mettais l’écharpe surtout pour les balades dehors, puis j’ai commencé à la porter lorsque ma Libellule pleurait à la maison. Puis, quand elle était en demande d’attention et que j’étais en cuisine ou occupée. Puis, pour notre plaisir.

Depuis, je la porte un peu, beaucoup chaque jour. Je lui raconte ce que je fais. Elle me regarde, elle observe autour d’elle avec ses grands yeux curieux.

Elle s’endort contre moi. Se réveille contre moi. Elle se blottie contre moi, elle est bien, je suis bien.

Quand je lui propose l’écharpe, elle me sourit.

Alors, je la prends contre moi, parfois en peau à peau, elle me donne de l’énergie, de la tendresse, de l’amour. Je lui donne de l’amour, du bien-être, de la confiance en elle. Nous remplissons notre réservoir à câlins. Une bulle de partage, un cocon doux et rassurant pour démarrer sa vie…

 

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Dans la sphère de l’intime

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

En ce début d’année, je me suis associée à un collectif de blogueurs qui vont chacun proposer des éco-gestes pour être plus respectueux de la planète. A l’origine de cette initiative géniale : Marie du blog mamanyoupie.com.
Vous pouvez retrouver les blogueurs sur ce groupe Facebook : Défi Green Blog: Les blogueurs s’engagent !

Pour ce nouveau défi, je vous propose de vous plonger un peu dans la sphère de l’intime en parlant protections périodiques. Pour commencer cette nouvelle année, autant se sentir bien jusque dans nos culottes et parlons-en franchement !

Chaque mois, nos corps de femmes se préparent à donner la vie grâce à cette capacité magnifique d’engendrer un petit être…Et si nous n’avons pas été fécondée, nous avons nos règles. Depuis l’Antiquité, chaque peuple se protège différemment : les égyptiennes utilisaient des bandes ouatées, les japonaises des papiers, les romaines de la laine et nos grands-mère des protections en chanvre pliées. Aujourd’hui, en Amérique Latine, le sang est reversé à la terre pour que le cycle nourricier ne soit pas rompu.

Pourtant, nous avons pour habitude de cacher les règles, nous en avons tellement honte qu’on n’ose même pas les nommer : la mauvaise semaine du mois, les anglais débarquent, c’est la semaine tu-sais-quoi… on est pourtant loin d’un Voldemort ! Dans les publicités pour protections hygiéniques, elles sont même remplacées par un liquide bleu ! Justement, je vous propose en ce début d’année de renouer avec la conscience de nos cycles en nous intéressant de plus près à nos protections périodiques… On ne se sent pas vraiment au top à ce moment alors autant prendre soin de soi. Quelles réponses les industriels nous proposent-ils aujourd’hui ?

 

 

LES TAMPONS ET SERVIETTES HYGIENIQUES

COMPOSITION

–> les tampons sont composés d’un mélange de coton et de viscose, ainsi que d’une série d’autres composants non spécifiés sur les emballages :

  • aluminium
  • additifs de parfum → ils sont destinés à cacher les mauvaises odeurs de la macération du tampon dans notre intimité
  • pesticides → la culture du coton non biologique nécessite beaucoup de pesticides et d’eau (pour plus d’informations, voir mon article sur le coton à ce sujet)
  • chlore → le processus de blanchiment au chlore est très controversé : il réagirait avec la viscose pour former des dioxines. Les dioxines sont considérées comme une substance cancérigène par l’OMS. Elles pourraient induire endométriose, dysfonctionnement ovarien, problèmes pour mener une grossesse à terme ou de fertilité.

 

–> les serviettes hygiéniques ont les mêmes travers auxquels on peut ajouter:

  • les cristaux polyacrylate de sodium, ce gel super-absorbant vanté par les publicités que l’on retrouve aussi dans les petits sachets blancs qui absorbent l’humidité dans nos sacs à main neufs. Ce polymère chimique peut absorber jusqu’à 800 fois son poids en eau.

DECHETS

  • Chaque tampon et chaque serviette hygiénique sont emballés dans un petit film plastique
  • Certains tampons ont en plus un applicateur en plastique
  • Les tampons et les serviettes sont regroupés dans une boîte en carton
  • Une femme utilise plus de 10 000 protections hygiéniques au cours de sa vie. Les tampons et serviettes ne sont pas recyclables. Imaginez que chacune de ces protections terminent soit dans une décharge, est incinérée ou est jetée dans la nature. Le nombre de ces déchets est vertigineux…
  • La fabrication de ces petits tampons et serviettes utilisent eau, énergie et transport en abondance

EFFETS SECONDAIRES

  • Les tampons provoquent des sècheresses vaginales : toutes nos sécrétions et la flore intime qui nous protègent des germes pathogènes sont absorbées (il serait dommage d’attraper un rhume de vagin !)
  • Les tampons et serviettes macèrent contre notre intimité et dégagent de mauvaises odeurs
  • On ne parle pas du syndrome du choc toxique (SCT) expliqué dans le mode d’emploi de toutes les boîtes de tampons et qui a explosé ces dernières années en France alors qu’il avait presque disparu.
  • Les tampons provoquent des micro coupures qui deviennent des irritations

 

SOLUTIONS

LA COUPE MENSTRUELLE OU CUP FEMININE

Source: http://www.easycup.fr/

J’ai découvert il y a deux ans la merveilleuse et bien nommée coupe menstruelle ou cup féminine. Ma nouvelle meilleure amie pendant mes règles. Le principe : c’est une coupe en forme de tulipe, prolongée par une tige, une boule ou un anneau. On l’insère dans son vagin, elle recueille le sang et on la vide régulièrement dans les toilettes. Elle est composée de silicone et se garde environ 10 ans.

Pour moi, ça a été une ré-vé-la-tion ! Il y a tellement d’avantages que plus jamais je ne remettrai un tampon, l’idée me parait tellement désagréable !

  • Plus de sécheresse vaginale, mon vagin respire enfin librement !
  • Plus de mauvaises odeurs puisqu’il n’y a pas de macération, je réitère : mon vagin respire !
  • Plus de pénuries de tampons : la cup, on l’achète une fois et on la garde pour les 10 années à venir
  • Elle se garde jusqu’à 12 heures
  • On peut la mettre à la piscine, elle ne se gorgera pas d’eau comme un tampon !
  • Plus de lésions sur notre paroi vaginale
  • On ne la sent pas

 

Pour l’entretenir, c’est très simple : on la stérilise dans l’eau avant de l’utiliser au début du cycle, on la vide environ toutes les 12 heures (oui oui !), on la nettoie à l’eau ou avec du papier toilette ou avec une lingette biodégradable (qu’on jette bien dans la poubelle, sinon vous allez faire pester les employés des stations d’épuration).

Alors oui, l’idée, c’est d’être un minimum à l’aise avec votre corps, puisque vous insérez les doigts dans votre vagin et vous pincez la coupe (pour faire un appel d’air ) pour la retirer. Mais, vous pouvez vous entrainer avant pour être plus à l’aise par exemple.

La cup coûte entre 25 et 30€, c’est un investissement au départ mais si l’on compte entre 3 et 5 € la boîte de tampons, vous rentrerez vite dans vos frais.

Le site d’EasyCUP est une vraie mine d’informations si besoin: http://www.easycup.fr/index.php

Si vous n’êtes pas convaincues, vous pouvez aussi regarder cette vidéo très réussie :

 

LES SERVIETTES HYGIENIQUES LAVABLES

Si vous êtes plutôt des adeptes des serviettes hygiéniques, sachez qu’il en existe des lavables. En plus, elles peuvent être très jolies… Elles se clipsent sous la culotte pour rester bien en place et se lavent avec votre linge.

Je pense par exemple aux serviettes PLIM qui sont fabriquées en France dans de très jolis tissus bio qu’on peut choisir à l’achat. L’inconvénient, c’est leur prix un peu élevé, mais comme la cup, c’est un investissement une fois.

Pour les as de la machine à coudre, il existe des tutos pour les fabriquer soi-même.

Je suis une inconditionnelle de la cup, je n’ai pas de serviette, mais si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

 

BILAN

  • Si vous optez pour la cup, vous ne jetterez qu’une cup tous les 10 ans ou après votre accouchement (changement de taille) au lieu des tampons/serviettes + les emballages multiples –> beaucoup beaucoup moins de déchets
  • Vous pouvez aider les entreprises françaises en choisissant des protections fabriquées en France
  • Il y aura beaucoup d’eau économisée pour la culture du coton
  • L’énergie générée par la fabrication des cups et serviettes lavable est moindre que tous les tampons et serviettes
  • Votre porte monnaie sera content : plus de boîtes de tampons/serviettes à acheter chaque mois, de grandes économies à la clé !

Un bilan très positif pour ce défi de début d’année, et vous ? Comment vous protégez-vous ?

Sources: consoglobe.com
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