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Des soins doux pour mon bébé…

 

Avant la naissance de ma Libellule, je me suis interrogée sur ce qu’il fallait acheter ou se procurer pour accompagner les premiers changes d’un nourrisson. En bonne novice que j’étais, j’essayais de me retrouver dans la jungle des nombreuses recommandations et mon désir de ne pas trop alourdir notre empreinte carbone (on ne se refait pas). Je me doutais aussi que notre vie allait changer donc, tout doux, Bijoux je me devais de prendre en compte une éventuelle chute d’hormones et un branle-bas le combat organisationnel.

Je me suis concentrée au départ sur le nécessaire pour le change. Step by step. Les couches lavables sont venues dans un second temps, j’en parlerai dans un autre article.

« Vous êtes plutôt lingettes ou coton ? »

 

Les lingettes

Les lingettes ont été conçues pour pouvoir tout avoir en un seul produit: le support lingette et le produit dessus. Elles sont destinées à servir une fois et être ensuite jetées à la poubelle, c’est à dire qu’elles ont une durée de vie extrêmement courte. Le rapport ressources utilisées pour la fabrication/prix/temps d’utilisation/dégradabilité est totalement déséquilibré.

Certes, elles paraissent pratiques mais quand on les regarde d’un peu plus près, elles sont beaucoup moins sexy. Pour commencer, la lingette est souvent composée de 60% de polyester et 40% de cellulose, tandis que d’autres sont à 100% en cellulose. Le polyester émet jusqu’à 4 fois plus de CO2 que la cellulose. Ensuite, la plupart ne sont pas biodégradables, elles termineront donc probablement dans un incinérateur. D’autres sont vendues comme biodégradables mais, elles sont souvent jetées dans les toilettes ce qui cause beaucoup de dégâts dans les stations d’épuration.

→ Presles déclare la guerre aux lingettes jetées dans les toilettes

Et le produit qui les imbibes ? L’un des intérêts de la lingette, c’est qu’elle est déjà humide (souvent une base d’eau). Donc, pour les protéger d’une invasion microbienne, les industriels ajoutent à leur recette un conservateur. Là, ça devient problématique. Malgré sa mauvaise réputation, le phenoxyethanol a le vent en poupe.

 

Source: UFC Que Choisir

 

On trouve également d’autres produits aux noms barbares classés comme perturbateurs endocriniens: butylparaben / isobutylparaben / méthylparaben / éthylparaben. Vous pouvez partir du principe que s’il y a « paraben » dans le nom, c’est à proscrire.

Il y a également parfois de l’EDTA, présent pour contrer le développement des bactéries. Son problème à lui c’est qu’il est toxique pour les reins. Dommage !

Le petit dernier que j’aimerais citer est un coquin. Oui oui, il n’est pas toujours nommé comme tel dans les compositions: parfois sous le nom de parfum, il se nomme en fait phtalates. Lui, il vient attaquer le système hormonal, la fertilité, la reproduction….

Le problème des perturbateurs endocriniens, c’est qu’ils sont partout. C’est leur effet cocktail qu’on craint. Alors, on peut appliquer le principe de précaution et éviter au maximum d’appliquer des produits qui en contiennent sur la peau de nos bouts de chou. De toutes façons, il y en aura dans les jouets, leur alimentation, leur environnements, autant limiter ceux qu’on connait !

 

 

Le coton

A la maternité, il y avait une pile de cotons démaquillants carrés destinés à être utilisés avec de l’eau pour nettoyer les fesses de notre nouveau né. Le coton nécessite une grande quantité d’eau pour sa fabrication (vous pouvez relire mon article sur le sujet : ici). Là encore, le rapport ressources utilisées pour la fabrication/prix/temps d’utilisation/dégradabilité est totalement déséquilibré. Qu’il soit bio ou non, le carré de coton reste jetable et donc alourdit considérablement notre empreinte carbone (qu’on aimerait réduire, n’est-ce pas ?).

 

Côté produit pour le nettoyage

Il existe plusieurs types de produits pour le nettoyage pendant le change de nos bouts de chou:

  • le savon
  • le lait de toilette
  • une eau micellaire
  • une eau nettoyante
  • le gel lavant sans savon
  • la poudre de toilette
  • la crème de change
  • l’eau de soin

Les industriels et les sites de ventes de produits pour bébé nous l’affirment : la peau fragile du bébé nécessite des soins pour nettoyer et apaiser. Il est également répandu que les produits pour bébé sont parmi les plus sains, les moins allergènes. On nous présente souvent des packaging aux couleurs pastels, avec des jolies photos de bébés souriants en pleine santé, entourés de logo nous mettant en confiance : « lingettes douces » / « formule testée sous contrôle pédiatrique et ophtalmologique » / « naturel » / « minimise les risques de réactions allergiques »…

Des jolies photos comme celle-ci, c’est convainquant non ?

Alors oui, nous avons envie d’y croire. Pourtant, la peau des bébés est plus fine que la notre, les produits que l’on y applique pénètre facilement, y compris les substances nocives évidement.

Deux études ont été menées et ont mis en évidence que la majorité des produits pour bébé contiennent des substances irritantes voire dangereuses pour la santé:

  • L’ONG Women in Europe for a Common Future (WECF) a testé 341 produits (lingettes, shampoings, laits nettoyants…). Sur l’ensemble, 299 ont été classés dans la catégorie « ingrédients à risques élevés ». 181 produits contenaient des composants à « risques modérés ».
  • UFC Que choisir a également mené une étude sur 88 produits et présente dans un tableau les perturbateurs endocriniens et allergènes qui les compose: Tableau comparatif des substances toxiques par UFC Que Choisir

Enfin, vous avez compris : on essaye de nous vendre des tas de produits pour notre bien-être et le bien-être de notre bébé (moins pour notre porte-monnaie). En plus, la composition de ces produits porte des noms incompréhensibles ce qui ne nous incite pas à les retenir (methyl….quoi ??). En appliquant tous ces charmants perturbateurs endocriniens et allergènes, on se créé une réserve dans le corps dont on connait mal les effets cocktails, surtout au bout de nombreuses années puisque l’effet ne se montre pas de suite – sinon ce n’est pas drôle.

Heureusement, il y a des solutions simples et faciles !

 

SOLUTIONS

Les lingettes lavables:

Les lingettes lavables ont été nos alliées dès les premiers jours de vie de notre Libellule. On les a utilisées tout de suite pour le change et elles nous servent aussi pour le nettoyage des mains et du visage.

Je ne suis pas une grande couturière donc je les ai achetées chez Les tendances d’Emma, elles sont en bambou, de toutes les couleurs avec un mélange de lingettes et de petits gants (nous avons le Kit Eco-Chou Deluxe pour ceux que ça intéresse…). Le tout est vendu dans une boîte en bois fabriquée en France à partir de forêts gérées durablement. Je vous ai déjà parlé de cette marque dans mon article sur le coton, j’apprécie aussi leur démarche d’accompagner dans leur réinsertion des détenus et un ESAT.

 

 

Elles peuvent être en bambou, ou en coton bio, ou en eucalyptus. Si vous aimez coudre, vous pouvez les fabriquer vous-même, il existe plein de tuto sur Internet.

Pour le lavage, voici comment je m’organise: s’il s’agit d’un pipi, je les mets dans mon sac à couche et la lingette attend la prochaine lessive (tous les 2-3 jours). S’il s’agit d’une selle, je passe la lingette à l’eau pour un pré-nettoyage puis la mets dans mon sac à couche. Pour les novices, un sac à couche est un sac imperméable à l’intérieur qui permet, comme son nom l’indique de stocker…les couches, oui logique vous allez me dire.

J’ai donc au total 40 gants et lingettes de disponibles, cela suffit si les lessives sont bien faites tous les 2-3 jours. Bon, mais maintenant que ma Libellule est à la crèche la journée, nous en utilisons encore moins. Bref, 40, c’est suffisant pour nous.

 

Le nettoyage

Point de produits miracles qui viennent s’amonceler sur notre table à langer (qui est en réalité…le sol). J’avais fabriqué à la naissance de ma Libellule un flacon de liniment à raison de :

100 mL d’eau de chaux

50mL d’huile végétale d’amande douce

50 mL d’huile végétale d’abricot

4 g de Cire d’abeille

Le liniment permet de nettoyer les selles persistantes et de nourrir la peau MAIS il faut savoir qu’en cas d’érythème fessier (encore un nom barbare pour indiquer les rougeurs et irritations sur les fesses de notre bout de chou), l’eau de chaud brûle sur les plaies. Donc, on utilise le liniment en soin préventif, quand tout va bien.

Le problème du liniment c’est qu’il encrasse un peu les lingettes, du coup, elles demandent un prélavage ensuite.

Après avoir terminé mon premier flacon, avoir acheté tous les ingrédients nécessaires pour en refaire. J’ai finalement décidé d’arrêter notre histoire à ce moment. Oui, parce que j’ai trouvé encore plus simple: le lavage à l’eau.

Finalement, nous nettoyons les fesses de notre Libellule à l’aide d’une coupelle d’eau claire et de nos fantastiques lingettes. Et ça se passe bien. Non, ce n’est pas sale si on rince correctement.

Il est aussi possible de préparer un petite bouteille d’eau savonneuse et de rincer ensuite. J’aime bien l’idée aussi et je pense tester très vite.

 

Les soins

Pour les rougeurs et les irritations, qui peuvent survenir pour de multiples raisons (dents qui poussent, couches non supportées, digestion de certains aliments…), il n’est pas non plus nécessaire d’utiliser des crèmes savantes à la composition obscure et impénétrable. Pour les femmes allaitantes, le lait maternel est formidable : cicatrisant, hydratant, il apaisera très vite et efficacement les moindres irritations. Quelques gouttes suffisent au moment du change, si vous avez deux min pour laisser sécher c’est encore mieux. Il suffit de se presser le sein et c’est à dispo tout de suite. Et c’est gratuit !

Comme on ne peut pas se presser le sein partout, ou que notre bout de chou peut avoir un érythème en notre absence, on peut aussi appliquer de l’huile de calendula. Elle aussi apaise et est un excellent anti-inflammatoire.

Fiche complète des propriétés de l’huile de Calendula

 

 

Et vous, comment prenez-vous soin de votre bout de chou ?

 

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Le grand déballage #1

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

Après s’être fait oublié quelques années, le vrac revient en grandes pompes ! Ca tombe bien, puisqu’on aimerait continuer à réduire notre empreinte carbone, se libérer de quelques emballages devrait convenir à notre affaire. Pour l’éco-solution de mars, je vous propose de nous intéresser de plus près aux emballages et suremballages et de commencer à nous équiper pour accueillir le mois prochain quelques victuailles en vrac.

Mais tout d’abord, je me suis demandé pourquoi le vrac a-t-il disparu ? Avant les années 60, c’était l’avènement du vrac, les petits commerçants étant les seuls distributeurs des denrées alimentaires, la plupart vendaient céréales, fruits, légumes, lait, fromages, viandes etc. en vrac. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’en mai 1957, un magasin d’un nouveau genre a ouvert à Paris : La Grande Epicerie Bardou. Ce premier supermarché français s’est interrogé sur le libre-service: comment rendre accessible les denrées alimentaires et autres, en grande quantité et en accès libre sur les étalages ? En les emballant individuellement pardi ! En prêtant en plus à cet emballage des vertus conservatrices et hygiéniques, cartons et plastiques sont devenus fantastiques !

On peut distinguer différents types d’emballages:

  • l’emballage de vente : celui de vos pots de yaourt par exemple ou le sachet plastique qui entoure votre kilo de nouilles. Ou encore le sac plastique qui emballe individuellement votre mangue.
  • l’emballage groupé: c’est le carton qui regroupe vos huit yaourts ou le plastique qui vous permet d’acheter trois paquets de nouilles en promotion. C’est aussi celui qui regroupe dix paquets de riz pour faciliter la mise en place sur les étalages.
  • l’emballage de transport : il s’agit de celui qui permet de passer de l’usine au distributeur, de permettre la manutention du produit. Celui-ci, en tant que consommateur, nous n’avons pas d’influence dessus.

Les emballages qu’il nous intéresse de réduire ou d’éliminer sont donc les emballages de vente et les emballages groupés. Ces derniers peuvent aussi être nommés suremballages. Ce sont ceux qui envahissent nos poubelles à hauteur de 40%.

 

 

L’emballage groupé ne nous sert que pour emmener notre produit du magasin à la maison : arrivés à destination, nous nous empressons de jeter ce suremballage. Avec un peu de chance, il est en carton et sera recyclé mais s’il est en plastique, il viendra seulement alimenter les ordures ménagères.

Quant à l’emballage de vente, il nous permet d’avoir des doses individuelles. Il y a deux points qui me posent problème :

  • Les industriels proposent des aliments, emballés dans un premier emballage puis emballés ensuite individuellement comme le sont souvent les gâteaux. Le prétexte est de faciliter la vie du consommateur qui n’a qu’à glisser dans son sac sa (microscopique) portion de gâteau, ou barre de céréales par exemple. Tous ces emballages génèrent énormément de déchets.
  • Le deuxième point qui m’ennuie : les aliments sont vendus dans une quantité que l’industrie a choisi pour nous: si nous voulons moins, nous nous retrouvons avec plus et si nous voulons plus, nous achetons deux fois le produit proposé alors que nous n’avions pas besoin d’autant. Pas si pratique que ça finalement. Ni économique.

Mais voilà, c’est comme ça, nous nous sommes habitués aux quantités proposées et adaptés à l’offre que nous avions. Mais si c’était l’inverse ? Et si nous faisions à nouveau entrer en ligne de compte notre super pouvoir (mais de quoi elle parle ??).  M’enfin, vous savez : votre porte-monnaie, le flouze power quoi. Vous connaissez la chanson : en tant que consommateur, nous choisissons ce que nous voulons acheter. Et je vous propose d’investir dans le vrac. Tadaaaaam !

LA SOLUTION

Le vrac, ce sont ces rangées de bacs et de trémis que l’on trouve dans des coopératives bio, des épiceries de vrac, les marchés et même certains supermarchés. Céréales, légumineuses, oléagineux, fruits, légumes, gâteaux, vins, huile… la plupart des aliments que nous consommons peuvent se retrouver en vrac. On se sert dans un récipient qu’on nous met à disposition ou qu’on a apporté, on choisit la quantité que l’on souhaite, on pèse, on paye et nous voilà repartis ! Simple comme bonjour.

 

Source: Zéro waste France

 

En plus, nous pouvons choisir la quantité dont nous avons besoin.

En plus, nous sommes en contact direct avec le produit, nous choisissons le produit pour ce qu’il est, pas parce qu’il y a une blague drôle sur le packaging.

 

 

Alors, ce mois-ci, je vous propose de nous équiper pour recueillir nos aliments en vrac que ce soit pour le transport ou la maison. Pour avoir un objectif que nous tiendrons dans le temps, ciblons ces aliments: les céréales, légumineuses, fruits et légumes (frais ou séchés). C’est un bon grand premier pas.

DU MAGASIN A LA MAISON: LES SACS A VRAC

Les sacs à vrac peuvent avoir différentes tailles, selon qu’ils servent aux céréales ou aux légumes. Nous les remplissons dans notre magasin de vrac et nous repartons avec, les lavons et les réutilisons pour les prochaines courses.

Vous pouvez les acheter, les fabriquer, les customiser… Les sacs sont pratiques pour les céréales, les fruits secs, les fruits, les légumes…tout ce qui est sec. Ca tombe bien pour cette première étape c’est parfait. J’ai trouvé les miens en magasin bio, mais il y en a partout sur le web ou dans votre fournisseur de vrac.

Si vous les fabriquez, vous pouvez prendre un tissu de récup’, le plus léger possible. Si votre tissu est un ancien rideau par exemple et que vous êtes soucieux du poids qu’il pèse, vous pouvez le noter quelque part dessus pour que les commerçants le déduise ensuite.

 

LE STOCKAGE A LA MAISON

Comment stocker ensuite les produits que nous avons acheté en vrac ? Vous pouvez récupérer des bocaux chez Emmaüs, en brocante, ou les acheter et collectionner les jolies boîtes en métal, dans lesquels vous mettrez vos aliments. La taille dépend de votre consommation de ces aliments.

 

 

Commencer par s’équiper, c’est aussi débuter par une prise de conscience, prendre le temps de réfléchir à la place que ces emballages prennent dans notre poubelle. Prendre le temps de trouver les contenants qui nous plaisent, les customiser, pourquoi pas en profiter pour réorganiser les étagères, les tiroirs de la maison… Passer au vrac c’est un vrai plaisir, si si vous verrez !

En avril, nous passerons à la seconde étape de cette éco-solution : acheter des céréales, légumineuses, fruits et légumes en vrac et trouver où les acheter !

Et vous, avez-vous commencé à vous équiper pour le vrac ? N’hésitez pas à me raconter votre expérience en laissant un commentaire !

 

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Dans la sphère de l’intime

Chaque mois, je vous propose une nouvelle solution pour réduire notre empreinte carbone. Modifier une habitude par mois, c’est aussi prendre le temps d’être à l’écoute de ses besoins et prendre en compte les blocages et les questions que nous pouvons rencontrer. C’est fondamental pour changer son quotidien en profondeur.
Adepte des alternatives positives, j’aime être actrice de ma vie et faire mes choix en âme et conscience, vous aussi n’est ce pas ? Je suis persuadée qu’ensemble, nous pouvons changer le monde, oui rien que ça ! Alors, allons-y !

En ce début d’année, je me suis associée à un collectif de blogueurs qui vont chacun proposer des éco-gestes pour être plus respectueux de la planète. A l’origine de cette initiative géniale : Marie du blog mamanyoupie.com.
Vous pouvez retrouver les blogueurs sur ce groupe Facebook : Défi Green Blog: Les blogueurs s’engagent !

Pour ce nouveau défi, je vous propose de vous plonger un peu dans la sphère de l’intime en parlant protections périodiques. Pour commencer cette nouvelle année, autant se sentir bien jusque dans nos culottes et parlons-en franchement !

Chaque mois, nos corps de femmes se préparent à donner la vie grâce à cette capacité magnifique d’engendrer un petit être…Et si nous n’avons pas été fécondée, nous avons nos règles. Depuis l’Antiquité, chaque peuple se protège différemment : les égyptiennes utilisaient des bandes ouatées, les japonaises des papiers, les romaines de la laine et nos grands-mère des protections en chanvre pliées. Aujourd’hui, en Amérique Latine, le sang est reversé à la terre pour que le cycle nourricier ne soit pas rompu.

Pourtant, nous avons pour habitude de cacher les règles, nous en avons tellement honte qu’on n’ose même pas les nommer : la mauvaise semaine du mois, les anglais débarquent, c’est la semaine tu-sais-quoi… on est pourtant loin d’un Voldemort ! Dans les publicités pour protections hygiéniques, elles sont même remplacées par un liquide bleu ! Justement, je vous propose en ce début d’année de renouer avec la conscience de nos cycles en nous intéressant de plus près à nos protections périodiques… On ne se sent pas vraiment au top à ce moment alors autant prendre soin de soi. Quelles réponses les industriels nous proposent-ils aujourd’hui ?

 

 

LES TAMPONS ET SERVIETTES HYGIENIQUES

COMPOSITION

–> les tampons sont composés d’un mélange de coton et de viscose, ainsi que d’une série d’autres composants non spécifiés sur les emballages :

  • aluminium
  • additifs de parfum → ils sont destinés à cacher les mauvaises odeurs de la macération du tampon dans notre intimité
  • pesticides → la culture du coton non biologique nécessite beaucoup de pesticides et d’eau (pour plus d’informations, voir mon article sur le coton à ce sujet)
  • chlore → le processus de blanchiment au chlore est très controversé : il réagirait avec la viscose pour former des dioxines. Les dioxines sont considérées comme une substance cancérigène par l’OMS. Elles pourraient induire endométriose, dysfonctionnement ovarien, problèmes pour mener une grossesse à terme ou de fertilité.

 

–> les serviettes hygiéniques ont les mêmes travers auxquels on peut ajouter:

  • les cristaux polyacrylate de sodium, ce gel super-absorbant vanté par les publicités que l’on retrouve aussi dans les petits sachets blancs qui absorbent l’humidité dans nos sacs à main neufs. Ce polymère chimique peut absorber jusqu’à 800 fois son poids en eau.

DECHETS

  • Chaque tampon et chaque serviette hygiénique sont emballés dans un petit film plastique
  • Certains tampons ont en plus un applicateur en plastique
  • Les tampons et les serviettes sont regroupés dans une boîte en carton
  • Une femme utilise plus de 10 000 protections hygiéniques au cours de sa vie. Les tampons et serviettes ne sont pas recyclables. Imaginez que chacune de ces protections terminent soit dans une décharge, est incinérée ou est jetée dans la nature. Le nombre de ces déchets est vertigineux…
  • La fabrication de ces petits tampons et serviettes utilisent eau, énergie et transport en abondance

EFFETS SECONDAIRES

  • Les tampons provoquent des sècheresses vaginales : toutes nos sécrétions et la flore intime qui nous protègent des germes pathogènes sont absorbées (il serait dommage d’attraper un rhume de vagin !)
  • Les tampons et serviettes macèrent contre notre intimité et dégagent de mauvaises odeurs
  • On ne parle pas du syndrome du choc toxique (SCT) expliqué dans le mode d’emploi de toutes les boîtes de tampons et qui a explosé ces dernières années en France alors qu’il avait presque disparu.
  • Les tampons provoquent des micro coupures qui deviennent des irritations

 

SOLUTIONS

LA COUPE MENSTRUELLE OU CUP FEMININE

Source: http://www.easycup.fr/

J’ai découvert il y a deux ans la merveilleuse et bien nommée coupe menstruelle ou cup féminine. Ma nouvelle meilleure amie pendant mes règles. Le principe : c’est une coupe en forme de tulipe, prolongée par une tige, une boule ou un anneau. On l’insère dans son vagin, elle recueille le sang et on la vide régulièrement dans les toilettes. Elle est composée de silicone et se garde environ 10 ans.

Pour moi, ça a été une ré-vé-la-tion ! Il y a tellement d’avantages que plus jamais je ne remettrai un tampon, l’idée me parait tellement désagréable !

  • Plus de sécheresse vaginale, mon vagin respire enfin librement !
  • Plus de mauvaises odeurs puisqu’il n’y a pas de macération, je réitère : mon vagin respire !
  • Plus de pénuries de tampons : la cup, on l’achète une fois et on la garde pour les 10 années à venir
  • Elle se garde jusqu’à 12 heures
  • On peut la mettre à la piscine, elle ne se gorgera pas d’eau comme un tampon !
  • Plus de lésions sur notre paroi vaginale
  • On ne la sent pas

 

Pour l’entretenir, c’est très simple : on la stérilise dans l’eau avant de l’utiliser au début du cycle, on la vide environ toutes les 12 heures (oui oui !), on la nettoie à l’eau ou avec du papier toilette ou avec une lingette biodégradable (qu’on jette bien dans la poubelle, sinon vous allez faire pester les employés des stations d’épuration).

Alors oui, l’idée, c’est d’être un minimum à l’aise avec votre corps, puisque vous insérez les doigts dans votre vagin et vous pincez la coupe (pour faire un appel d’air ) pour la retirer. Mais, vous pouvez vous entrainer avant pour être plus à l’aise par exemple.

La cup coûte entre 25 et 30€, c’est un investissement au départ mais si l’on compte entre 3 et 5 € la boîte de tampons, vous rentrerez vite dans vos frais.

Le site d’EasyCUP est une vraie mine d’informations si besoin: http://www.easycup.fr/index.php

Si vous n’êtes pas convaincues, vous pouvez aussi regarder cette vidéo très réussie :

 

LES SERVIETTES HYGIENIQUES LAVABLES

Si vous êtes plutôt des adeptes des serviettes hygiéniques, sachez qu’il en existe des lavables. En plus, elles peuvent être très jolies… Elles se clipsent sous la culotte pour rester bien en place et se lavent avec votre linge.

Je pense par exemple aux serviettes PLIM qui sont fabriquées en France dans de très jolis tissus bio qu’on peut choisir à l’achat. L’inconvénient, c’est leur prix un peu élevé, mais comme la cup, c’est un investissement une fois.

Pour les as de la machine à coudre, il existe des tutos pour les fabriquer soi-même.

Je suis une inconditionnelle de la cup, je n’ai pas de serviette, mais si vous avez des bons plans, n’hésitez pas à les partager en commentaires !

 

BILAN

  • Si vous optez pour la cup, vous ne jetterez qu’une cup tous les 10 ans ou après votre accouchement (changement de taille) au lieu des tampons/serviettes + les emballages multiples –> beaucoup beaucoup moins de déchets
  • Vous pouvez aider les entreprises françaises en choisissant des protections fabriquées en France
  • Il y aura beaucoup d’eau économisée pour la culture du coton
  • L’énergie générée par la fabrication des cups et serviettes lavable est moindre que tous les tampons et serviettes
  • Votre porte monnaie sera content : plus de boîtes de tampons/serviettes à acheter chaque mois, de grandes économies à la clé !

Un bilan très positif pour ce défi de début d’année, et vous ? Comment vous protégez-vous ?

Sources: consoglobe.com
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